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Diplomatie

Washington demande la reprise du dialogue

29-07-2015

A l’issue de sa visite de 3 jours au Burundi, le nouvel Envoyé Spécial des Etats-Unis dans la Région des Grands-Lacs appelle la classe politique burundaise à se remettre autour de la table des négociations.

Selon Thomas Perriello, il faut « une reprise immédiate du dialogue sous l’égide la médiation, et que les participants au dialogue se penchent sur toutes les questions qui ont été déjà préalablement identifiées et mises sur la table.»

Cet Envoyé Spécial, fait savoir que le gouvernement des Etats-Unis continue d’être profondément préoccupé par la situation précaire qui prévaut au Burundi, par l’état de la démocratie suite à des élections considérées comme n’étant pas libres, justes et crédibles.

Il rappelle que le week-end dernier, le Secrétaire d’Etat, John Kerry, a indiqué que les résultats des élections ont été «l’aboutissement d’un processus électoral contesté et caractérisé par la violence et le non-respect des droits civils et autres droits de l’homme des citoyens Burundais.»

Le président Obama s’est aussi exprimé sur cette question ce mercredi 28 juillet à Addis Abeba lors d’une réunion au siège l’Union Africaine et a indiqué que «lorsqu’un dirigeant essaie de changer les règles du jeu en milieu de la partie, juste pour se maintenir au pouvoir, il y a un risque que l’instabilité s’installe et que des conflits éclatent comme cela est le cas aujourd’hui au Burundi.»

Pour le président américain, l’étape périlleuse pour un pays est celui de voir un chef d’Etat accepter pour la première fois de ne pas briguer un troisième mandat. «Mais lorsqu’un dirigeant croit qu’il est le seul à pouvoir rassembler une nation, alors ce dirigeant a réellement échoué à construire son pays.»

Sans respect des droits humains, pas d’assistance

Selon cet Envoyé Spécial, le peuple burundais a droit de jouir des dividendes de la paix, a droit à la stabilité et à la prospérité après autant d’années de conflit, de violence et d’intimidation.

«Nous sommes attachés au peuple burundais, et toute atteinte commise par n’importe quel acteur, que ce soit par le gouvernement du Burundi, qui violerait les droits humains de ses citoyens, aura des conséquences sur notre assistance au pays», a-t-il averti.

Comme les autres partenaires donateurs du Burundi, indique-t-il, les récents développements ont obligé notre gouvernement à revoir les programmes déjà suspendus et ceux qui sont encore en cours.

  6   Vos commentaires
  1. Ngenzebuhoro

    Ivyo ni ibiganiro vyogutahukana les réfugiés politiques, y compris la masse populaire burundaise qui croupit sur les territoires des Pays voisins. Biheze bazoca batumuka. Nkurunziza yatowe n’abanyagihugu, ce n’est certains ko bamukuzaho embargo économique kuko vyoca bishira en péril leurs intérêts qui semblaient être bien protégés sous le Cndd-Fdd. Et puis, l’Opposition vient de connaître un déclin avec l’entrée de Rwasa à l’Assemblée nationale. None ayo ma revendications adafise inguvu du redoutable et principale opposition burundaise, azumvirizwa na nde ??? Pacifique Nininahazwe nakumbure asubire mu bikogwa ajejwe, politique ayihebere aba politiciens parce que ivyo yaziga vyose vyaheze mu majambo gusa, et ce n’est même pas évident qu’il prêchait pour le Peuple burundais mais pour ses ouailles, tout comme le Clergé catholique, les planificateurs du coup d’État avorté et autres leaders qui pourraient se reconnaître ici. Des fois, de petits conflits entre individus ou groupes d’individus peuvent engendrer de grandes guerres voire même embraser tout un Pays lorsque surtout l’élite politique est dans le décor, et Dieu merci si nous ne sommes pas encore rendu là !!!

  2. Nibarindire duheze gushiraho inzego zose,peresida abanze arahire hama abicara ku meza baheze bicare.

    • Jon.N

      @liliane

      Cane cane batenyenye hari iyindi Gouvernement iriko irategurwa, n’iyo yokora ibiganiro neza. N’ayo opposition na societe civile nibareke kubagora. Si le 3eme mandat illegal ne fait plus partie du dialogue, ntibabateshe umwanya.

  3. hat

    Mr Thomas Perriello, faut il vous apprendre que le président Nkurunziza a violé la constitution Burundaise ? Si jusqu’à présent aucune sanction n a été prononcé c’est que vous vous foutez du Burundi et en passant d une centaines de morts et des milliers de gens emprisonnés.

    • Urabaza ayo bakoze muri Irak niho woca uca ubwenge. Abo bose barondera interet kandi bazokorana nuwufise inguvu gusa. Muburundi naho uwufise inguvu ni Petero NKURUNZIZA kuko azihabwa n’Abenegihugu. Uwifuza rero gutwara ashizweho n’abazungu jewe nibaza ko Politike yayigiyemwo atabanje kubaza neza.

      • Sirabahenda

        @ Micombero
        Bitebe bitebuke abo bazungu nyene nibo gouvernement izotangurirako kuja gusega.
        Izo nguvu nazo za NKURUNZIZA uvuga, on a connu bien d’autres dinosaures dix fois plus puissants que NKURU ces dernières années.
        Ils ont très mal fini, jetés comme de vielles chaussettes, probablement par ces mêmes blancs.
        Wait and see!!!

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