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Sylvestre Ntibantunganya/ La longue marche vers la démocratie

Dans la suite des conférences / émissions réalisées en 2012 à l’occasion du Cinquantenaire de l’indépendance du Burundi, le projet « Médias-Mémoire-Histoire » a organisé un cycle de quatre entretiens au cours desquels se sont exprimés les quatre anciens chefs d’Etat : Jean-Baptiste Bagaza, Pierre Buyoya, Sylvestre Ntibantunganya et Domitien Ndayizeye.

En effet, le Burundi a la chance d’être un des rares pays en Afrique qui a quatre anciens chefs d’Etat encore en vie, qui circulent librement et qui sont membres du Sénat à vie. Dans cette série d’articles, Iwacu a recueilli leurs témoignages sur l’histoire du pays et les leçons qu’ils en ont tirées.

Cette semaine nous vous parlons du Président Sylvestre Ntibantunganya.


Il exerce le pouvoir de 1994 à 1996, une période très tourmentée suite à l’assassinat et la mort accidentelle de ses compagnons de lutte, Melchior Ndadaye et Cyprien Ntaryamira, à moins de six mois. Comment a-t-il vécu à son engagement, ces moments si éprouvants et maintenir l’organisation institutionnelle du pays ?

L’ancien président (au milieu) quand il était encore secrétaire national du parti Uprona

L’ancien président (au milieu) quand il était encore secrétaire national du parti Uprona

« C’est la façon dont les hommes se comportent par rapport à des contradictions qui en montrent les capacités à maîtriser les problèmes d’un pays », déclare Sylvestre Ntibantunganya, ancien président de la République du Burundi.
1er mai 1979. Sylvestre Ntibantunganya est en 3ème année à l’Université du Burundi quand il décide avec une équipe d’une dizaine de jeunes étudiants hutu de prendre le chemin de l’exil vers le Rwanda.

A l’origine de cette décision, M. Ntibantunganya explique qu’une rumeur évoquait un coup d’Etat en perspective: « On craignait qu’il ne puisse éventuellement déboucher sur des confrontations entre les communautés ethniques. »

A l’époque, se souvient-il, le parti Uprona tenait son 1er congrès national ordinaire depuis sa création et un grand nombre de rumeurs au niveau des contradictions à l’intérieur du système circulaient. Au lieu de laisser des situations éventuellement se détériorer et être compliquées pour eux, raconte l’ancien président, choisit de partir.

L’idée de se rendre en République Démocratique du Congo, ex-Zaïre, les tente. D’après Sylvestre Ntibantunganya, ils estiment qu’ils ne maîtrisent pas cette zone : « Le Rwanda à prédominance hutu était non seulement le mieux indiqué pour nous accueillir mais aussi il était facile d’y arriver. »

La rencontre avec Melchior Ndadaye, ses premiers pas en politique

Président Melchior Ndadaye (en cravate rouge) aux cérémonies du premier mariage de Sylvestre Ntibantunganya, son compagnon de lutte de tous les temps.

Président Melchior Ndadaye (en chemise rouge) aux cérémonies du premier mariage de Sylvestre Ntibantunganya, son compagnon de lutte de tous les temps.

2 mai 1979, Sylvestre Ntibantunganya et ses compagnons débarquent à Tumba dans la préfecture de Butare. Il y rencontre pour la première fois, feu président Melchior Ndadaye. D’après M. Ntibantunganya, ce dernier étudiait à l’Institut Pédagogique Nationale : « Depuis, on ne s’est plus quitté jusqu’à sa mort.»

Feu président Ndadaye, raconte son compagnon de lutte, était déjà engagé en politique. Depuis 1975, il était dans le Mouvement des Etudiants Progressistes Burundais au Rwanda (Bampere). Sylvestre Ntibantunganya est alors encadré dans ce mouvement par un certain Emile Niyuhire.

Assidu, l’ancien président de la République est vite apprécié et il intègre le mouvement Bampere.
Août 1979, Bampere s’associe à un autre mouvement de fonctionnaires burundais qui vivaient à Kigali pour créer le parti « UBU » ou Parti des Travailleurs Burundais. Sylvestre Ntibantunganya affirme qu’il a participé à la création de ce parti : « Je me souviens, c’est comme si c’était hier des conditions dans lesquelles nous avons fait ce congrès, un contexte difficile.» Dans la structure du parti Ubu, il est alors secrétaire général chargé de l’information et des relations extérieures. Melchior Ndadaye est quant à lui, secrétaire général chargé de l’information. Selon toujours M. Ntibantunganya, ils évoluent dans ce parti pendant quatre ans et ils divorcent avec UBU, en 1983.

De l’UBU à l’Uprona

5 septembre 1983, ils rentrent au pays. Sylvestre Ntibantunganya descend directement sur Bujumbura et Melchior Ndadaye, son compagnon, rentre directement à Nyabihanga, sa commune natale. « Notre vision était d’édifier un Burundi réconcilié parce que nous étions marqués par ces drames par lesquels le Burundi était passé depuis les années 1960 et qui avaient produit des centaines de milliers de réfugiés burundais», lâche le sénateur à vie.
Pour lui et son compagnon, il fallait se protéger de toute lecture ethniciste de cette situation : « C’est pourquoi nous avions adhéré à la philosophie de la lutte des classes la préférant à l’affrontement ethnique. »
Il se rappelle des déboires qu’ils ont eus dans les milieux des réfugiés qui se considéraient, à juste titre, comme des victimes d’une stratégie ethnique en proposant cette autre lecture.

En effet, explique-t-il, il est difficile de changer une société qui a été profondément marquée par des divisions mais cela ne veut pas dire qu’il faut démissionner, il faut se battre.

Le pouvoir du major Buyoya est à la recherche des leaders hutus. Melchior Ndadaye est contacté pour donner des noms.
11 décembre 1987, Pierre Buyoya, alors président de la République, nomme Sylvestre Ntibantunganya au poste de secrétaire national chargé de l’information et de la mobilisation. Journaliste chargé de production à la Radio Télévision Nationale du Burundi (RTNB), il l’apprend alors qu’il est en stage à Paris pour une formation à l’Institut de l’Audiovisuel. En plus du secrétariat national, il a la mission de rédiger le journal du parti Uprona appelé Indarangavye : il en est le rédacteur en chef.
« Si le président Buyoya nous a acceptés, ce n’est pas par amour, c’est parce qu’il savait ce que nous valions », souligne M. Ntibantunganya.

Le Sahwanya Frodebu, ce parti qui change le courant politique

Dès leur retour au pays, Sylvestre Ntibantunganya et Melchior Ndadaye trouvent au pays des camarades dont Cyprien Ntaryamira, Jean Berchmans Nshimirimana, Donatien Nyarwenda, etc. Certains d’entre eux étaient rentrés une année auparavant. M. Ntibantunganya regrette qu’il reste peu de survivants de cette époque Toutefois, il reconnaît que cette aventure était très intéressante : « Elle nous a amenés à penser à édifier un parti politique qui change le cours des choses. »

Il raconte qu’ils ont alors pris l’option de pénétrer dans le milieu progressiste, dans les parages de l’Uprona, particulièrement au niveau de l’union des travailleurs du Burundi (UTB). D’après lui, l’autre canal de diffusion de leurs idées de changement a été l’Association Culturelle pour le Progrès du Burundi, plusieurs conférences ont été animées à Bujumbura : « Mais quand nous avons proposé à nos camarades tutsi de l’Uprona, les uns de l’UTB et d’autres de la JRR, de constituer un parti, c’était l’incompréhension totale. »

Qui ne risque rien n’a rien, dit-on. 1986 à Gitega, Sylvestre Ntibantunganya et ses compagnons de lutte dont le président Ndadaye prennent, dans la clandestinité, le risque de créer un parti politique. Ils l’appellent d’abord FROLUDE (Front pour la Lutte Démocratique). Il se souvient toujours comme si c’était hier que les services de renseignements à l’époque ont procédé à des arrestations. Néanmoins, ni Melchior Ndadaye, ni lui-même, ni Léonard Nyangoma, ne seront inquiétés.

Interrogé s’il était facile d’occuper des postes de responsabilité au sein de l’Uprona et installer dans la clandestinité le Frodebu, M. Ntibantunganya répond :
« C’est ça la clandestinité justement. C’est savoir s’organiser, s’activer, savoir agir de manière que celui avec qui vous parlez a de la peine à vous identifier dans votre véritable nature mais en poursuivant un objectif. »

Le « refus » de la transition

23 juillet 1992, le Frodebu est agréé. Dès le mois d’octobre, le Frodebu et d’autres partis politiques émergents dont le PRP, l’Anade, le RPB, etc. poursuit le président Ntibantunganya, demandent à Pierre Buyoya et à son gouvernement de mettre en place un gouvernement de transition qui serait issu d’une conférence nationale.

Pourtant, interrogé, M. Buyoya nie catégoriquement qu’il a été approché. Pour M. Sylvestre Ntibantunganya on n’a pas le droit de tricher avec l’histoire : « Non, surtout quand nous essayons de reconstruire. Nous l’avons fait à travers des déclarations, des émissaires que nous lui avons envoyés. » Pour M. Buyoya, indique Sylvestre Ntibantunganya, ceux qui prônaient la transition ne visaient que des postes politiques. Ce n’est pas pour l’accuser, assure-t-il, mais c’est pour l’aider à assumer cette histoire. Non seulement, insiste-t-il, ils le lui ont demandé mais également, ils lançaient des slogans qui ponctuaient tous les meetings du Frodebu : « Nous projetions les premières élections au plus tôt en 1996. Il y en a même qui préconisaient une décennie.»

Selon M. Ntibantunganya, au Frodebu, ils estimaient qu’il fallait d’abord résoudre des entraves à l’éclosion d’une saine démocratie : le problème de la perception de la gestion du comportement des forces de défense et de sécurité, entendez ici les forces armées burundaises, la gendarmerie, la police, la question de la justice, de l’administration, des réfugiés ainsi que la conception de la démocratie.

L’initiative qui était préconisée cette fois-ci à l’intérieur du corps socioprofessionnel, constituait le socle même du pouvoir du major Buyoya, l’armée. Sylvestre Ntibantunganya déclare que M. Buyoya a demandé à une quarantaine d’officiers de réfléchir sur l’adaptation des forces armées burundaises à la nouvelle donne démocratique : « Nous devons rendre justice à notre pays en lui disant tout cela. C’est pourquoi nous demandons que ce rapport qu’ils ont produit soit connu du public. »

Cependant, le sénateur Ntibantunganya fait savoir qu’il en a eu des extraits où vous voyez qu’ils réfléchissaient sur toutes ces contradictions. Et de citer l’une des phrases de ce rapport : « Il se pourrait que les élections qui sont en perspective, donnent au Burundi et aux forces armées burundaises un commandant suprême auquel ils ne sont pas habitués. »

Dans l’ambiance de l’époque, déclare-t-il, un commandant auquel ils ne sont pas habitués voulait dire par rapport à nos contradictions ethnistes, à nos divisions régionalistes, etc., un président de la République qui ne soit pas tutsi, ne vient pas de Bururi et de l’armée. Ils disaient qu’il y avait des extrémistes ethnistes tutsis au sein de l’armée en même temps qu’ils opposaient cet extrémisme à un autre qui s’identifiait cette fois-ci dans la communauté hutu à travers le Palipehutu. Alors, pour eux, une mauvaise gestion de ces extrémismes pourrait compromettre l’avenir du Burundi en général et des forces armées en particulier : « Leurs préoccupations convergeaient avec celles du Frodebu. »

L’inexpérience du Frodebu face au refus de l’alternance

Aux élections de juin 1993, le parti Frodebu remporte la victoire. Melchior Ndadaye est investi président de la République et Sylvestre Ntibantunganya est nommé ministre des Relations extérieures. Mais ils ne feront pas long feu.

21 octobre 1993. Le malheur s’abat sur le Burundi. Il est 2heures du matin quand Laurence Ndadaye, épouse de Melchior Ndadaye, l’appelle pour lui annoncer la catastrophe : « La première salve tombe quelques minutes après au palais. » Il essaie de joindre le président Ndadaye mais il est reçu par son ministre de la Défense nationale qui s’étonne : « Vous êtes encore à la maison alors que vous êtes la troisième personne à assassiner ? »

Il quitte Ngagara, son domicile et son rend à Kamenge chez le couple Elie Nzeyimana et Elisabeth Habonimana auquel l’ancien président rend toujours hommage.

25 octobre 1993. L’idée d’appeler l’ambassadeur de France au Burundi lui vient en tête. Sylvestre Ntibantunganya est accueilli au bout du fil par sa femme. Il décline son identité mais celle-ci ne croit pas à ce qu’elle entend : « Le ministre des Relations extérieures est mort. » Et l’ancien ministre de clamer qu’il est bien vivant. D’après M. Ntibantunganya, c’est l’ambassadeur qui viendra lui-même le chercher à Kamenge.

Arrivé à l’ambassade de France, les rescapés du coup d’Etat sanglant l’accueillent avec des condoléances mais il se dit que c’est suite à la mort du président de la République et de ses proches collaborateurs. Il ignore que même sa femme a été tuée lui laissant un bébé de quatre mois.

L’ancien président reconnaît que le coup d’Etat du 21 octobre, est le résultat du refus de l’alternance politique d’une part et de l’inexpérience du Frodebu d’autre part : « Nous avions une foi béate parce qu’il y avait des signaux qui ne trompent pas. »

Interrogé sur la responsabilité de son parti suite aux violences observées après, Sylvestre Ntibantunganya ne mâche pas ses mots : « C’est la conséquence encore une fois de plusieurs facteurs conjugués : la mauvaise gestion de 1972, un hutisme en retour qui s’est développé à travers certaines organisations, les enseignements à caractère ethniste qui avaient été professés et la non maîtrise des instruments de l’Etat à l’époque dont l’armée, la police, l’administration, etc. par le parti Sahwanya Frodebu. » Et de rappeler qu’en 1988, le pouvoir avait dit lui-même que c’est le Palipehutu qui est à l’origine de Ntega-Marangara.

M. Ntibantunganya, l’infatigable gestionnaire des crises

« Ndadaye et ma femme sont morts mais il faut redresser la situation », lance-t-il, une fois arrivé à l’ambassade de France. Aucune larme. Un homme au cœur dur, diront certains mais Sylvestre Ntibantunganya estime que c’est une question de responsabilité.

Il a alors pris les devants. Au niveau du gouvernement, il décide que Madame Sylvie Kinigi soit le chef. Tout ce qui concerne le Frodebu, il s’en occupe puisqu’il était le numéro 3 après Ndadaye et Pontien Karibwami, président de l’Assemblée nationale.

Le malheur ne vient jamais seul, dit-on. Après les négociations de Kigobe- Kajaga, un consensus se dégage sur Cyprien Ntaryamira. Il est investi le 5 février 1994, mais il est tué le 6 avril la même année, dans un accident d’avion à Kigali. Il est en compagnie de son homologue rwandais, Juvénal Habyarimana.

Sylvestre Ntibantunganya hérite d’une situation très instable causée notamment par la mort de deux Présidents de la République en l’espace de 6 mois.

Son secret pour sortir de cette crise institutionnelle, le dialogue entre tous les acteurs politiques. « Ce n’était pas facile parce qu’il y en a qui disait qu’il fallait abattre définitivement le pouvoir Frodebu. » Il engage alors des négociations avec les partis politiques de l’opposition qui étaient organisés dans ce qu’il appelait la coalition des partis politiques de l’opposition.

Le 14 septembre 1994, naît la convention de gouvernement contre la volonté de certains leaders de son parti, le Frodebu : « A la signature, je suis allé en parler au comité directeur national du Frodebu, ils m’ont dit mais vous mettez en sacrifice notre victoire. Ils ont été difficiles avec moi. »

Sylvestre Ntibantunganya indique qu’il a joué sur son statut de président de la République ad interim pour menacer d’abandonner : « Ils ont réfléchi et m’ont permis de continuer, ce qui a sauvé et le parti et le pays. Cette signature a permis que certains équilibres soient établis, une occasion à la rébellion de se constituer et de se développer. »

Non seulement des négociations globales ont suivi et abouti à Arusha mais aussi les accords de paix dont celui de 2003 : « Si j’avais commis une erreur personne ne serait ici. »

Et de leur répondre qu’il était plutôt en train de protéger leur victoire. Si vous avez une autre stratégie, définissez-la, adoptez-la mais ce n’est pas moi qui la mettra en application.

30 avril 1994. Sylvestre Ntibantunganya accède au fauteuil présidentiel. 25 juillet 1996, il est pris à partie lorsqu’il va participer aux funérailles des victimes de Bugendana. Pour le président Ntibantunganya, il ne faut jamais exploiter pour des raisons politiciennes les souffrances des citoyens : « Je ne pense pas que ceux qui ont organisé Bugendana ont soulagé les Burundais qui avaient perdu les leurs. »

Quelques leçons tirées

Selon Sylvestre Ntibantunganya, un leader face à une situation n’a pas le droit de mettre en avant ses intérêts personnels : « Même quand cette situation s’exprime de manière aussi violente que ce que j’ai subi en perdant ma femme et mes compagnons de lutte. » Les Burundais ne s’attendaient pas, regrette-t-il, à ce qu’il exprime sa détresse par rapport à la mort de son épouse mais envisageaient qu’il prenne les mesures nécessaires pour arrêter dans les possibilités la violence : « Malheureusement, il y a des paramètres que je ne maîtrisais pas. »
« Quand vous êtes en train de gérer des situations comme celles–là, des fois, les grandes résistances viennent de votre propre entourage », avertit-il.

A un certain moment, conseille-t-il, si vous voulez faire la paix, vous devez faire des concessions. Quand il s’agissait de désigner Cyprien Ntaryamira et signer la convention de gouvernement, témoigne-t-il, c’était comme un rendez-vous du donner et du recevoir : « Il nous a permis pendant cette décennie d’avoir la paix. »

Cet article a été réalisé par l’ABR avec le soutien du Département fédéral des Affaires étrangères (DFAE)
Bureau de la Coopération suisse au Burundi (BUCO).


Une tragédie évitée à l’aube d’un mandat mouvementé

L’annonce du décès du Président Cyprien Ntaryamira la nuit du 6 avril 1994 à Bujumbura

Par André Guichaoua, professeur Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Cette nuit-là, tous les éléments d’un drame plus important encore que les massacres de dizaines de milliers de Tutsi et la brutale répression des forces armées advenus en octobre 1993 après l’annonce de l’assassinat du président Melchior Ndadaye sont réunis. Conscientes de l’urgence, quelques personnes, et en premier lieu Ahmedou Ould Abdallah, représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies, décident aussitôt d’assurer la continuité de l’État et de maintenir l’ordre sur tout le territoire. Au petit matin du 7 avril, c’est chose faite et les médias peuvent annoncer qu’un Comité de suivi, présidé par Sylvestre Ntibantunganya, président de la République par intérim (Frodebu) gère la transition institutionnelle avec à ses côtés le Premier ministre Anatole Kanyenkiko (Uprona), Gédéon Fyiroko, le ministre de la Défense, Jean Bikomagu, chef d’État-major ainsi que deux personnalités majeures du Frodebu: Mames Bansubiyeko, administrateur général de la Documentation et des Migrations et Corneille Budigiye, président du groupe parlementaire Frodebu. Trois Tutsi, trois Hutu ; 3 Frodebu, 1 Uprona, 2 militaires ; Ngozi, Bururi, Gitega, Muramvya et Bururi sont représentés.
Ainsi, une ferme volonté collective, un communiqué, des symboles mis en images par la RTNB permettent au Burundi d’échapper à la nouvelle tragédie redoutée par tous. Sans Casques bleus, ni interventions étrangères. L’histoire n’est jamais fatale. La leçon de la nuit du 6 avril 1994 mérite d’être rappelée et retenue.

20h. – 20h. 30: Aéroport de Bujumbura. Les membres des corps constitués sont présents en attendant l’arrivée de l’avion du président burundais de retour de Dar es-Salaam via Kigali, annoncée vers 21 h. 30.

20h. 30 – 21h.: Séverin Mfatiye, ambassadeur du Burundi au Rwanda, informe Sylvestre Ntibantunganya, président de l’Assemblée nationale, que l’avion dans lequel voyageaient les deux présidents rwandais et burundais a été abattu lors de son atterrissage à l’aéroport de Kigali. Dès l’annonce de l’attentat, un seul mot d’ordre s’impose aux personnalités présentes : « Il faut empêcher le renouvellement de 1993 ». Ahmedou Ould Abdallah, Anatole Kanyenkiko, Jean Bikomagu, Gédéon Fyiroko et Jean-Bosco Daradangwa, porte-parole de l’armée, décident de tenir une première réunion à la résidence de Sylvestre Ntibantunganya (celle du 2ème Vice-Président aujourd’hui) pour y rédiger un communiqué annonçant le décès du Président de la République et prendre les dispositions qui s’imposent.

21h.15 – 21h.30 : Déplacement vers les locaux de la RTNB qui avaient été sécurisés.

21h. 30.: Diffusion radiotélévisée du communiqué annonçant le décès « accidentel » du Président Cyprien Ntaryamira et des personnalités burundaises qui l’accompagnait lors de l’atterrissage de l’avion du Président Juvénal Habyarimana à l’aéroport de Kigali dans lequel ils avaient pris place. Sur l’écran, derrière Sylvestre Ntibantunganya qui lit le communiqué, apparaissent Ahmedou Ould Abdallah, Anatole Kanyenkiko, Gédéon Fyiroko et Jean Bikomagu.

22h30. – 3h. du matin: Sylvestre Ntibantunganya, Jean Bikomagu et Ahmedou Ould Abdallah s’installent à l’État-major de l’Armée. Jean Bikomagu envoie un message à tous les commandants d’unité annonçant la mort accidentelle du Président et donnant l’ordre de prendre les mesures nécessaires pour empêcher tout désordre. Sylvestre Ntibantunganya transmet un communiqué similaire à tous les gouverneurs et responsables provinciaux du Frodebu. Il leur annonce qu’il va commencer à visiter toutes les provinces dès le jour levé.
Le message est passé.

Ces moments sont uniques, ils inaugurent pourtant un mandat particulièrement mouvementé.

  26   Vos commentaires
  1. Vuvuzela

    Appel au vote/referendum sur l’identite « Sindumuja » et  » Ndi Mujeri »

    Pour montrer l’importance de l’evenement, le couple presidentiel burundais nous honnorerait en votant le premier.

    Deroulement du vote

    Remarques:
    Les votants sont supposes connaitre la signification des termes Sindumuja et Ndi Mujeri et sont responsables de leurs choix
    Pour voter, vous cliquez sur « J’approuve » pour dire « Sindumuja » et sur « Je n’approuve pas » pour dire « Ndi Mujeri »
    1) le bureau de vote est ouvert sur le site Iwacu qui en assure la supervision a l’aide de sa technologie.
    2) le vote se deroule des le jour de la puplication de ce commentaire et pourra durer autant de temps que les votants le voudront mais la proclamation du gagnant (Sindumuja ou Ndi Mujeri) aura lieu 2 semaines après le lancement du vote
    3) les resultats sont affiches instantanemment sur ce site grace a la generosite et a la technologie de notre bien-aime Groupe Iwacu.

    Que vive la democratie

  2. Unite

    Je trouve cet article incomplet car vous n’avez pas inclus comment Ntibantunganya a quitté le pouvoir. Une autre chose il faut bien préciser les circonstances dans lesquelles le président Ntaryamira a perdu sa vie. Vous dites un « accident » mais quel accident? Technique? climatique? L’avion n’avait pas de problèmes techniques et le climat était bon. Il s’agissait de l’attentat non pas d’un accident. Il faut bien écrire l’histoire s’il vous plait!
    Ego Ntibantunganya yarabaye president ntawubihakana. Mugabo igihe cose yari umukuru w’igihugu hari igicure kiri hejuru yiwe. Igihugu catwarwa na Bikomagu n’ukuboko kutaboneka kwa Buyoya nanico gituma yaje kumukura kubutegetsi.

  3. Akamaramaza

    Sur la photo à droite de Ntiba n’est – ce pas Le President Ntaryamira?

    • IMPUNEMENT

      oui,c’est lui

  4. Inyankamugayo

    « Si vous avez une autre stratégie, définissez-la, adoptez-la mais ce n’est pas moi qui la mettra en application. » Très sage! Si une situation ne vous plait pas, changez-la, si vous ne pouvez pas la changer, changer votre attitude.

  5. Intwari

    Nous avons une mémoire trop courte. Si non le Ntibantunganya devenu aujourd’hui plus mûr et réaliste est celui qui justifiait en 1993 le génocide par le parti FRODEBU de plus de 300.000 Hutu et Tutsi upronistes après qu’une poignée d’extrêmistes tutsi de l’armée eut tué le président Ndadaye.
    Devenu président, il ne s’est jamais placé au dessus de la mêlée en tant que père de la nation et commmadant suprême des armées. Au lendemain d’ un massacre dans un camp de déplacés Tutsi, dans les écoles, usines ou sur les routes, par les rebelles du CNDD dont il n’ a jamais publiquement caché son admiration, au lieu d’apaiser et consoler toute la nation, il disait fièrement et publiquement qu’il avait deux taureaux qui se battaient et qu’il ne garderait que celui qui battrait l’autre. Pourtant, il savait bien que son taureau favori évitait soigneusement d’affronter l’autre taureau et qu’il ne s’en prenait qu’aux veuves, orphelins et autres gens sans défense (plus de 600 tués dans un camp de déplacés à Bugendana en une seule nuit).
    Il n’y a absolument aucune différence entre Pie Ntavyohanyuma qui après avoir contribué à la descente aux enfers du Burundi pendant 10 ans jusqu’à à remuer ciel et Terre en vue de voler au secours du 3ème màndant(remplacement des membres démissionnaires de la CENI).
    Car, contrairement à ce que les gens pensent, Nttibantunganyà est resté trop proche du CNDD FDD depuis 2005 comme en témoigne sa discrétion au sujet de nombreux crimes commis par le régime.
    Une chose est certaine: Ntibantunganya est devenu plus mûr et réaliste, mais il devrait être considéré plus comme un frondeur du Cndd fdd qu’un véritable démocrate. J’ admirérais par exemple
    son courage s’il admettait que l’ Accord d’Arusha doit non seulement être protégé, mais qu’il doit être retouché pour prévoir une alternance à la magistrature suprême en permettant à un Tutsi non membre d’un parti majoritairement hutu ou à un Hutu membre d’un parti majoritairement tutsi de diriger le Burundi. N’est-il pas frustrant pour les Hutu modérés et les Tutsi d’ imaginer qu’ils seront toujours dirigés dans le cadre de la démocratie un homme: une voix par un Hutu médiocre parce qu’il a un discours étniste et divisionniste admiré par certaines populations.

    • Stan Siyomana

      @Intwari: « Une alternance a la magistrature supreme en permettant a un Tutsi..ou a un Hutu.. »
      1.Ce que vous proposez se fait (presque?) sous la dictature du 3 eme mandat presidentiel au Burundi: Gaston Sindimwo a bel et bien pu decrocher le poste de 1 er vice-president de la Republique alors qu’il etait decrie par les membres du (vrai) parti UPRONA.
      2. Dans l’ere de la democratie, je ne vois pas comment un « apolitique » qui ne represente pas un grand parti politique capable d’elaborer un programme/vision nationale peut mener le BEAU PAYS DE MWEZI GISABO vers le developpement durable et inclusif.

    • Kinshasa h.

      Bien dit INTWARI. Tous ces anciens présidents dont Ntibanttunganya, qui sont restés muets pendant les 10ans de massacres, corruption à grande échelle, violation massive des droits de l’homme par le CNDD FDD sont comparables aux frondeurs comme les Ntavyohanyuma et autres Rufyikiri qui ont été les pilliers de ce régime et qui se posent, au sein du machin SNARED, en libérateurs du même peuple dont ils contribué à la descente aux enfers.

    • Inyankamugayo

      Ahhh bon! Alternance, bwabundi c’est ça que vous cherchiez? Et les Hutus vous ont soutenu arguant c’est le 3è mandat! Dieu aime le Burundi. Apres l’avortement du coup d’Etat, vous vous êtes adonné à larguer des grenades contre des citoyens paisibles et vous aviez endossé la responsabilité sur l’Etat; la communauté Int’l a cru à votre mensonge. Sans tarder Dieu a révélé vos sale besognes à travers le Général Leonard que c’était plutôt vous qui lanciez ces grenades qui emportaient la vie des vendeuses des légumes; tout au nom du 3è mandat.

      Maintenant que Dieu révèle encore votre agenda caché à travers Gabriel Rufyiri, vous commencez à parler d’alternance parceque le secret n’en est plus un.

      Ne mentez pas que vous pronez la cause du tutsi mais plutôt la cause de votre ventre. Par ailleurs, les tutsis sont gatés! 50/50 dans l’armée et 60/40 dans la politique (Siège). Quelle gentillesse des hutus. Imaginez si les hutus commençaient à crier injustice des quotas en appliquant les proportions mathématiques ou la loi des dividendes en économie! reka tubane mu mahoro, aho urusato rw’imbaragasa ruzokwifuka batanu, umuhoro nawo ukamwa.

      Que ce soit un tutsi ou un hutu qui dirige, nous avons besoin d’un intègre, qui dirige pour tous les burundais et qui ne les divise pas. Depuis 2005-2015, cela fait 10 ans Abarundi barya bakaryama, sans fuir la présence des policiers ou des soldats! Les plus de 80% des burundais qui vivent de la houe ont besoin la tranquillité et pas vos histoires d’alternance ethnique.

      Mon commentaire svp!

      • Bien sur on attend cela dans le dialogue, les quotas ne doivent pas etre maintenus comme cela. On doit changer ca.

        • Nabinka Mersup

          Apprecies la traversee du desert de Ntibantugnya, oui NTIBANTUNGANYA, i kirundi ni riche.
          Bien a vous tous Chers lecteurs, Mon Dieu que je sers vous benisses richement.
          Mersup.

    • Marcel

      J appuie.Il faut que les Accords D arusha soient retouchees et avoir un document clair et net adapte .
      Le document serait revu et adapte aux situations nouvelles tous les 10 ans

      l

  6. JDM

    « Interrogé sur la responsabilité de son parti suite aux violences observées après, Sylvestre Ntibantunganya ne mâche pas ses mots : « C’est la conséquence encore une fois de plusieurs facteurs conjugués : la mauvaise gestion de 1972, un hutisme en retour qui s’est développé à travers certaines organisations, les enseignements à caractère ethniste qui avaient été professés et la non maîtrise des instruments de l’Etat à l’époque dont l’armée, la police, l’administration, etc. par le parti Sahwanya Frodebu. » Et de rappeler qu’en 1988, le pouvoir avait dit lui-même que c’est le Palipehutu qui est à l’origine de Ntega-Marangara. »

    Voilà ce que bcp de leaders hutus n’osent pas avouer.

  7. RUGAMBA RUTAGANZWA

    C’était mon ainé, quelque part au Collège Notre Dame de Gitega (Songa Boys) et je n’ai cessé de suivre son évolution politique. Au début des années quatre-vingt-dix, je dois dire que ses propos, son discours tribalo-ethnisant me rendaient malade et m’ulcéraient. Au lieu de se placer au-dessus de la mêlée et prêcher la réconciliation nationale, il ne faisait qu’attiser la haine entre hutu et Tutsi. C’est vrai qu’il avait souffert le pauvre, ayant perdu sa femme ainsi que ses compagnons de lutte politique mais ne dit-on pas que le cœur d’un Homme d’Etat se trouve dans son cerveau ?
    Ceci dit, Ntiba, notre Ntiba national a su évoluer et mûrir politiquement et au fil du temps. Ses prises de position courageuses, très sages et réfléchies dans la crise politique actuelles, causée par le 3ème mandat de Pierre NKURUNZIZA nous ont révélé un Homme politique de grande envergure. J’apprécie son courage car chaque fois qu’il s’exprime contre ce pouvoir violent, il risque sa vie mais ceci ne le décourage pas du tout, au contraire. Si aujourd’hui, on me demandait de choisir un des Hommes politiques que j’apprécie le plus au Burundi, je suis sûr que Ntiba occuperait une place de choix.

    • nzobibazwa

      Ayo ma shurwe yose muriko muramutera ,la question aurait été de savoir  »None akora iki muri SENAT ya CNDD-FDD »
      Ko ari Umugabo naveyo haguhembwa n’amakori yacu ata jambo afise muri ico kibanza

  8. congo

    Agashavu,niveau ni ugutwi,code juin,muribuka abanyu bari ruguru,un génocide bien préparé et bien exécuté :bravo les artistes. Et le génie de l armée de 1993 est d être restée impassible quand ils coupaient les têtes ou organisaient des charniers. Ntibantunganya bien sûr n était pas au courant. De l ambassade de France il n a jamais rien dit aux populations. Félicitations. 300000 morts sans que tu appelle à l arrêt du génocide et aujourd’hui tu es sénateur à vie:c est du n’importe quoi.

    • Muco E.

      On avait avancé l’idée que l’armée à trainé les pieds dans l’arrêt du génocide en 1993 parce que le Bututsi et le Mugamba dont elle était majoritairement originaire n’étaient pas touchées par les massacres. Certains leaders Hutu originaires de Bururi et membres influents du FRODEBU de l’époque, Nyangoma en tête, étaient restés en bon terme avec certains hauts officiers de l’armée et sont demeurés très attachés à leur région et populations d’origine. Ils n’y ont pas organisé les massacres. Demandez à Nyangoma qui a facilité sa fuiite en 1993.

      • nzobibazwa

        Il y’a effectivement beaucoup de non-dit sur cette catastrophe de 10/1993.Les vrais responsables ,commanditaires & organisateurs du coup d’état et génocidaires ,n’ont jamais été inquiétés. Ils nous doivent des comptes et doivent répondre de leurs actes sinon nous n’avancerons jamais.

  9. Munico

    Emwe Ntiba ni ka Bakame mu tundi twa Bakame muri ubwo Burundi Bwa Nyaburunga!

  10. Bastien

    Sinarinzi ko Sylvestre Ntibantunganya yabaye umutegetsi akomeye muri mporona.Ubu ngiye numva igituma atagira umusimamo.Un tigre en papier

  11. PCE

    Le titre de l’article n’est pas du tout usurpé » la longue marche vers la démocratie » .
    Permettez moi de dire quelque chose à l’endroit du Président Ntibantunganya dont je salue le courage et la perspicacité. je pense que Mr Ntibantunganya fut un homme exceptionnel en son temps et même aujourd’hui, perdre son épouse et ses amis n’est jamais facile , en plus se comporter comme il a fait ce n’est pas évident non plus . On voit bien qu’entre Ntibatunganya et les autorités actuelles c’est comme entre le jour et la nuit.
    Mr Ntibantunganya affirme ceci  » C’est la façon dont les hommes se comportent par rapport à des contradictions qui en montrent les capacités à maîtriser les problèmes d’un pays », chapeau Mr le président et je n’ai rien à ajouter .

    Par contre je souhaiterais poser une délicate question à Mr Ntibantunganya . Lors du coup d’Etat de 1993 que j’appelle la catastrophe du siècle ,beaucoup de dignitaires ont été tués on connait quelques uns , mais il y a une multitude de gens qui y perdirent la vie sans savoir pourquoi . Leurs bourreaux ont été pris par  » agashavu » ( une petite colère) après la mort de Ndadaye et ses collaborateurs et ont massacré leurs voisins . On a parlé de l’application du « code juin » , voudriez vous nous parler du « code juin » ?
    De plus lors d’un de l’oraison funèbre de Mr Ntibantunganya à la mort de Ndadaye il a évoqué l’existence d’une organisation de jeunes du parti au pouvoir me semble t il appelée les « JEDEBU » , qui étaient les JEDEBU ? Une sorte d’IMBONERAKURE , peut être ancienne version ?
    J’aimerais que le président Ntibantunganya nous en parle.
    Ceci dit j’ai aimé en Ntibantunganya un homme extrêmement rusé et pragmatique.

    • Mahoro

      Si tu connais les « JRR » de l’UPRONA , tu devrais connaître aussi les JEDEBU!!
      Chapeau à toi NTIBA!!! Je ne te connaissais pas finalement . Tu as joué de grands rôles pour notre pays.

      • nahimana rose

        Ufise imyak’ingahe?

    • Rupande

      Pourquoi tu ne peut pas cacher ton extrémisme Tutsi,quand tu parles de JEDEBU pourquoi tu fais directement allusion aux IMBONERAKURE,un burundais patriote pouvait facilement faire reference au JRR.JEDEBU=Jeunesse Democratique du Burundi,et JRR=Jeunesse Revolutionnaire Rwagasore,les deux commencent par Jeunesse mais comme tu es extrémiste tu doit comparer le JEDEBU aux IMBONERAKURE parceque tu estime que c,est venu des partis politiques diriges par les hutus,je te conseillerai de regarder plus loin,le burundi ne se limite pas seulement aux ethnies,chaque parti politique a son mouvement de jeunesse integre.L,UPRONA en a le FRODEBU,le FNL,le MSD,le CNDD FDD etc

      • Kaboul

        cet homme a certe joué un rôle important dans l’avènement de la démocratie au Burundi mais à l’heure où j’écris ceci l’homme est méconnaissable! !! il loue la bonté du genocidaire no 1 Bikomagu.
        Il est trop dur avec Nkurunziza qui pourtant a joué un rôle plus important pour la cause des Hutus.Je dirai même que so penchant pour l’Uprona est revenu au vu de ses déclarations sur cette crise. Il est très ambigu cet homme.

      • Stan Siyomana

        @Rupande: « chaque parti politique a son mouvement de jeunesse integre… »
        Meme en dehors du Burundi:
        -en Tanzanie, le parti de John Pombe Magufuli (JPM) a Umoja wa Vijana wa Chama cha Mapinduzi (CCM);
        – en Afrique du Sud, le parti de Jacob Zuma a African National Congress Youth League (ANCYL);
        -en France, le parti de Francois Hollande a le Mouvement des Jeunes Socialistes (France) MJS;
        -aux Etats-Unis, le parti de Barack Hussein Obama a son Young Democrats of America.
        Seulement, ces jeunesses ne sont pas armees (pour devenir des milices) ou ne se melent pas dans les fonctions des forces de l’ordre (dans leurs pays respectifs).

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