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Diplomatie

«L’Ambassade des Etats-Unis n’a pas décidé de rapatrier son personnel hors du Burundi pour des raisons politiques ou sécuritaires»

22-04-2015

Les causes du départ des militaires américains ne sont politiques ou sécuritaires mais plutôt parce que la procédure de vérification de probables violations des droits de l’homme commises antérieurement par les candidats pour des formations militaires organisées dans le cadre du Contigent des opérations de formation et d’assistance basé en Afrique (ACOTA) n’est pas finalisée. Ils seront de retour une fois l’opération terminée.

L’équipe de formation ACOTA sera de retour au Burundi pour reprendre les formations dès que ce processus de vérification sera finalisé

L’équipe de formation ACOTA sera de retour au Burundi pour reprendre les formations dès que ce processus de vérification sera finalisé

Dans un communiqué de presse sorti ce mercredi 22 avril, l’Ambassade des Etats-Unis au Burundi indique qu’il n’a pas décidé de rapatrier son personnel hors du Burundi pour des raisons politiques ou sécuritaires. Selon l’Ambassade des Etats-Unis, le personnel d’ACOTA a temporairement quitté le Burundi parce qu’une loi américaine dite “Loi Leahy” exige que les noms des candidats pour de similaires formations passent d’abord à travers une procédure de vérification de probables violations des droits de l’homme commises antérieurement et que cette vérification est faite avant le début de la formation.

Et en ce qui concerne alors la prochaine session de formation ACOTA, les fonctionnaires de l’Ambassade des Etats-Unis sont en train de travailler assidûment, en collaboration avec le ministère de la Défense et des Anciens Combattants, pour conduire à terme cette vérification consciencieusement et d’une manière accélérée. «L’équipe de formation ACOTA sera de retour au Burundi pour reprendre les formations dès que ce processus de vérification sera finalisé.» Et d’ajouter que les autres activités de formation de coopération sécuritaire continuent et sans interruption. «Actuellement, la marine américaine et d’autres militaires américains sont sur le terrain et sont en train de former des militaires Burundais qui seront déployés au sein de l’AMISOM.»

L’Ambassade des Etats-Unis souligne qu’il continue de suivre la situation quotidiennement, et qu’il continuera autant qu’il sera nécessaire «d’informer les citoyens américains quant aux informations pertinentes relatives à leur sécurité.»

Il rappelle que le programme ACOTA est la pierre angulaire de son partenariat de coopération sécuritaire, à travers lequel les Etats-Unis ont déjà formé 28 mille militaires Burundais envoyés au sein des missions de maintien de la paix. Les Etats-Unis restent résolus, continue le communiqué, à dispenser des formations de grande qualité aux militaires Burundais déployés dans des missions de maintien de la paix de la sous-région. «Les Etats-Unis apprécient fortement l’engagement indéfectible du Burundi en faveur de la sécurité et la paix régionale et pour tous les Africains. Les Etats-Unis sont prêts à continuer de soutenir de pareils déploiements dans l’avenir.»

  12   Vos commentaires
  1. MINAGO

    NONE KO ATACO RETA YACU ITUBWIRA MBEGA KUBASIRIKARE BAHERUTSE GUHITWANA NA BAGWANYI MURI SOMALIA

  2. Chers intervenants sur ce sujet, il faut s’habituer au langage des diplomates.
    Je ne voie de ma part aucune contradiction par rappport aux informations diffusées par la RPA.

    Ndi LOLOLO, Umugumyabanga atari Umugumyabondo

  3. PCE

    On sait que c’est que de la com comme d’habitude . Wikileaks nous en dira un peu plus dans quelques mois.

    • Manif

      Eh oui! nous sommes au royaume de la pensé unique. Comme l’information ne nous plaît pas, elle est surement mauvaise! Notre Radio « nationale » RPA est plus informée que le gouvernement(cfr Kabizi du 22/04/2015) et de l’ambassade des états unis sur une affaire qui s’est passée entre les deux!

  4. Kandi Q

    Je suis pas diplomate moi, la realite nabagiye bagiye kugaruka kuko ibirwanisho vyatanzwe (Imbonerakure) pour tuer les opposants au 3 em mandat bisigura ko akajagari kagiye kuba. Alors, former batazogenda? Puis, les eventuels sanctions soon.

  5. Kaaze

    Yeah! Yeah! Mon oeil!

  6. Ewe FABRICE iyo tuba dufise abavugisha ukuri benshi nkawe tuba tumz nkabari muri Paradis.

    • rita

      Aho gushimira uwo mumenyeshamakuru, shimira abo bazi gushikiriza aho bahagaze batarinze guhandwa ku rurimi nka filipo na nyamitwe! Fabrice n’a fait que reporter ce qui a été bien déclaré!

  7. Ngaho rero, les speculations nizihagarare. Merci Fabrice pour cette information. Ceux et ou celles qui se sont marries avec les rumeurs, nibeze. Dukeneye amahoro.

    • rita

      Ngiyo rero ico bita déclaration diplomatique. @pepe, uti spéculation nizihere?! Nimba utumvirije ivyo umuvugizi w’urwego rwa gisirikare yashikirije, akongera akabisubiramwo muri kabizi de ce mercredi! Yavuze neza ko abo bogize formation babakeneye gucungera amatora, ko rero izo formation zizoba amatora yaheze!Muri ivyo vyose rero uraheza uhitemwo ico ushaka!

    • Ntazizana

      None abo bagiye nibo bari bakubujije amahoro canke hari ikindi wagomba kuvuga?

    • Stan Siyomana

      @Pepe: « Merci Fabrice pour cette information »
      Si l’on tient compte de vos commentaires/prises de position anterieures, l’on peut bien s’etonner que vous remerciez Mr. le journaliste qui evoque des raisons de DROITS DE L’HOMME (Loi de 1997 de Patrick J. Leahy, senateur de l’Etat de Vermont, parti democrate), alors que le porte-parole de l’armee burundaise donne des raisons liees aux elections de Mai 2015 (comme l’a dit Rita dans son commentaire).
      (Voir Eric Schmitt: « Military says law barring U.S. aid to rights violators hurts training mission », http://www.nytimes.com, 20 June 2013).
      Merci.

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