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Des voix pour nous aider à rester debout

20 personnalité ont répondu à l’appel d’Iwacu, pour la liberté d’expression et la démocratie au Burundi. Ce recueil de textes original est disponible soit en accès libre, soit en souscrivant un accès payant de solidarité .

Edition spéciale IWACU

Edition spéciale : « Des voix pour nous aider à rester debout » – un soutien aux médias burundais

 

En quelques heures, le 13 mai 2015, le paysage des médias indépendants  burundais a été détruit. Aujourd’hui, il ne reste que l’hebdomadaire Iwacu et quelques initiatives en ligne pour continuer à faire circuler une information rigoureuse et non partisane, tellement nécessaire aux citoyens en cette  période de crise.

Dans son éditorial du 22 mai, le directeur d’Iwacu, Antoine Kaburahe, clamait la nécessité de rester debout :

« Rester debout. Malgré tout. Malgré la peur au ventre. Les coups de feu qui trouent les nuits. Les décomptes des morts et blessés. Pour rien. Rester debout malgré les rédactions calcinées, les confrères terrés ou en fuite. Ne pas trop penser à ce que l’on était. Cette presse dynamique, pluraliste, respectée au pays et sur le continent. Cette presse qui est partie en fumée en une nuit. Rester debout. S’efforcer de survivre, puisque c’est de la survie qu’il s’agit. Lutter contre le désespoir, l’autocensure, se forcer chaque jour de faire simplement son travail : témoigner, voir, dire. Sans toujours comprendre. Peut-on comprendre, en effet, comment un pays peut sombrer, politiquement et économiquement au vu et au su de tous ? »

Nous avons sollicité une vingtaine de personnes , connues pour leur connaissance du Burundi ou leur engagement pour les droits des journalistes, la liberté d’expression et la démocratie à présenter leur point de vue sur la situation actuelle des médias burundais et de cette démocratie en péril.

Nous sommes heureux de proposer ce recueil de textes  « pour nous aider à rester debout ». Ce recueil sortira en version imprimée au Burundi . Nous espérons ainsi attirer l’attention de la communauté nationale et internationale et, éventuellement,  générer quelques ressources nécessaires à la poursuite du fonctionnement du journal Iwacu.

En effet, dans la situation actuelle, nos revenus publicitaires  ont été anéantis et l’équilibre précaire dans lequel nous fonctionnions  a été rompu.

Restons debout !

L’équipe Iwacu

Lire l’édition spéciale : Des voix pour nous aider à rester debout

  4   Vos commentaires
  1. ukuri

    Source: Arib info
    les journalistes qui ont pu trouver un boulot dans des médias locaux remarquent qu’il y a une grande différence entre leur travail au Burundi et ce qu’ils font à Kigali. Jean-Pierre Niyifashije était un journaliste de la radio RPA, au Burundi:

    « Au Burundi il y a la liberté de presse, plus qu’au Rwanda parce qu’ici, on ne fait pas de dossiers politiques. Au Burundi, on fait des investigations très profondes. Ici, on ne le fait pas. Cela nous gêne quelque part. »

    Moins de liberté d’expression

    Pierre-Claver Niyonkuru remarque aussi une différence dans le travail journalistique à Kigali. « A Bujumbura, il y avait la société civile, il y avait les partis d’opposition et toutes ces deux sphères de la vie du pays s’exprimaient librement et les médias de Bujumbura les atteignaient facilement. Mais ici à Kigali, les partis politiques d’opposition et la société civile sont moins présents sur le terrain. Donc les médias ne peuvent pas créer ces partis d’opposition ou cette société civile alors qu’elle n’existe pas. »

    Cette liberté qui semble manquer à Jean-Pierre et Pierre-Claver est devenue malheureusement un souvenir lointain. Au Burundi, la presse privée libre, risque de ne pas renaître rapidement de ses cendres.

    None ga basha ubwo mumwuga wanyu nta part de responsabolité mwoba mufise kurivyo vyabashikiye ubwo murafata akanya ko kubiganira ? quelle lecon si demain les Radios privés re-ouvrent ????

    • Inyankamugayo

      En tout cas bravo ukuri.
      Uravuze ukuri kandi guca muziko ntigusha.

      Bakwiye gukorera kuvyo ubabwiye. Kwa Kagame hoho s’utwo basha. Harya ngo « mtoto akililia moto, mwache aguse ». Bareke babanze barabe urwo Rwanda bakaririmvye ngo iteramebere iterembere. Imboga zirimwo amahoro ziruta inyama zirimwo imitongano. Barundi benewacu, nibaza ko mwakokeje indwano mu Burundi none vous êtes entrain de récolter les fruits! Mu Burundi mwahetswe neza muca musohora ukuboko, kandi kubera n’abategetsi mu Burundi babareze tabuka uze ino nico gituma mwakojeje igihugu isoni. Kandi mwarenze ibwirizwa rivuga riti » Uze wubahe so na nyoko ». Ivyo rero biranatuma n’Imana ikwongera imisi yo kubaho. Mwebwe mwari mwihaye gutuka abategetsi mubambika ubusa. Mu Rwanda ho muzokora munumye kandi mukore ivyo Reta ishaka. Na Kagame nyene arabacungira hafi kuko mwohava mutera umugera wo kugumuka mu Rwanda.

      Impanuro: Kubera ukuntu nzi u Rwanda rutorohereza abanyamakuru muze mwirinde kunegura iki canke kiriya ku butegetsi bwa Kigali.

      • Jojn

        Cher Inyankamugayo, chaque pays a ses realites, qu’il faut respecter. uRwanda n’uRwanda, uBurundii ni uBurundi. Mubanze mugese ubwiyo, ubwuRwanda mube mubwihoreye.

  2. LOVE BURUNDI

    Bravo à ces hommes et femmes !
    Grâce à eux, des milliers de Burundais et amis du Burundi vont continuer à recevoir des infos dignes.
    Bravo également à tous le groupe Iwacu pour votre courage.

    J’espère de tout coeur que lorsque l’heure de la reconstruction d’un nouveau Burundi sonnera, vous serez toujours présent.

    May Allah bless Burundi.

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