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Médias

Des journalistes formés sur le Droit International Humanitaire

01-12-2017

Le CICR (bureau du Sénégal) a organisé, du 28 au 30 novembre à Dakar, une formation auprès de quinze journalistes de l’Afrique francophone notamment sur la protection des professionnels des médias et le digital. Une rencontre très saluée par les participants.

Vue partielle des participants à l’atelier.

L’atelier s’est tenu dans la petite salle des conférences à l’Hôtel Onomo, à 500 mètres de l’aéroport international Léopold Sédar Senghor. D’entrée de jeu, Christoph Luedi, chef de la délégation du CICR à Dakar, a prononcé un mot d’accueil en insistant sur la nécessité de ce genre de formation car, explique-t-il, les relations entre le CICR et les médias ne sont pas toujours simples.

Et pour cause, soutient-il, certaines de ses activités imposent souvent de la confidentialité, ce qui n’est pas toujours du bon goût des journalistes : « Le CICR a besoin de communiquer et c’est une opportunité d’échanger et de parfaire vos connaissances sur le Droit humanitaire international et d’amener les uns et les autres, à plus de respect des principes du DIH. »

Après cette mise dans le bain, le premier thème a été présenté par Jean-Yves Clémenzo, porte-parole Afrique francophone CIRC à Dakar. Il est dans son exposé, revenu sur les textes fondateurs du DIH comme la convention de Genève de 1963 et les différents protocoles additionnels. Et d’insister sur le caractère obligatoire du DIH : « C’est un droit en période de conflit pour limiter les effets de la guerre et qui s’applique aux sujets comme les civils, les blessés et malades, les prisonniers de guerre ou détenus. » Et de conclure que la guerre ne permet pas tout.

La protection des journalistes

Lors des échanges et débats, les participants ont échangé sur base de différentes vidéos, du contour des principes du DIH et de son champ d’application (situations de violence autres qu’un conflit armé, la protection des biens civils à caractère culturel, la notion du terrorisme, le cas des enfants soldats, etc).

La journée s’est clôturée sur un apprentissage, grâce à la Croix Rouge sénégalaise, des premiers secours en cas d’accident.

La seconde journée a été marquée par la notion de protection des journalistes lors de la couverture des conflits armés. Ce thème a été présenté par Dorothea Krimitas, cheffe adjointe de la division de communication publique du CICR. Au cours de son exposé, elle a insisté sur les comportements à risque qu’un journaliste ne devrait pas poser au risque de se transformer en cible comme le port d’une arme, d’une tenue de combattants comme de gilets ou casques militaires ou bien de se laisser accompagner par les militaires en zone de conflit armé.

La troisième journée était animée par Ernest Sagaga, chef du département sécurité à la Fédération Internationale des Journalistes (FIJ) de Belgique, invité comme expert en Droit International pour les aspects pratiques concernant la protection des journalistes, les questions d’éthique et de déontologie pendant les conflits armés. Il a dans son exposé, mis l’accent sur l’attitude à adopter par les journalistes quand ils couvrent des zones dangereuses avec toute la complexité et tous les défis que cela présente.

La satisfaction

M. Sagaga a conclu en suggérant aux journalistes de bien cerner l’enjeu d’un conflit, d’éviter les idées préconçues au risque d’entraver la recherche de la diversité et d’éviter la globalisation. En plus, souligne-t-il, de dire la vérité telle qu’on la vit et non pas comme on la voit, d’utiliser les mots et termes qui conviennent le mieux aux faits observés, de se demander les conséquences d’une publication, etc.

Enfin les professionnels des médias ont eu droit à une discussion autour du monde digital. Sur ce thème, Médoune Boye qui a animé le débat, a initié les journalistes sur le cyber sécurité, la gestion des données, le cryptage des données, etc.

Côté participants, la satisfaction était au rendez-vous. Jérôme Kouakou, journaliste à la RTI en Côte d’Ivoire, indique que la formation lui a permis de connaitre ce qu’il faut faire et ce qu’il faut absolument éviter dans des zones de conflit. Sur le DIH, il salue le complément d’information et de conclure que lorsqu’on ne sait pas soi-même, il est difficile d’informer les autres correctement. L’atelier s’est clôturé par la remise de certificats aux participants.

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