Vendredi 07 octobre 2022

Politique

VERBATIM | « Un jour , je vous crucifierai »

02/04/2022 8
VERBATIM | « Un jour , je vous crucifierai »
Gélase Ndabirabe, président de l’Assemblée nationale ©Droits réservés

Les propos du Président de l’Assemblée Nationale continuent de susciter beaucoup de commentaires. Lors d’une rencontre avec les membres des sociétés coopératives à Kayanza son langage a choqué par sa violence. Le Président de l’Assemblée nationale s’exprimait sur les crédits promis par l’Etat. Verbatim.

Verbatim : Kirundi Verbatim : français
Ivya Reta ni ivya Reta. Ivya Reta ni ivya Reta. Jewe nkiri ku rugamba, ukanywa urwarwa ukarenza, baca bakujana ku giti bakakumanika. Uraba hasi, amaguru hejuru. Baza bakubita ku nda, kugira ngo inzoga zose zikuvemwo Ce qui appartient à l’Etat est à l’Etat. Ce qui appartient à l’Etat est à l’Etat. Quand j’étais encore au maquis, ceux qui prennent un verre de trop, étaient suspendus renversés sur un arbre. Membres inférieurs en haut. On leur donnait des coups au niveau du ventre pour les forcer à vomir toute la bière bue.
Namwe murya ivya Reta, umunsi umwe ni ku giti. Ku giti, bakubita ku nda no mu mugongo, kugira amahera yose yagiye mu nda asokoroke. Ayagiye mu mugongo, bakubita mu mugongo, aca nayo asohoka. Nta mucezo. Et vous qui mangez ce qui appartient à l’Etat, un jour vous subirez le même sort sur un arbre encaissant des coups au niveau du ventre et du dos. Afin que l’argent entassé dans vos ventres et dans vos dos sorte. Pour l’argent qui s’est dirigé vers le dos, il faudra avoir des coups au dos, l’argent sortira. Je ne badine pas.
Ndiko ndabivuga mwitwengera, ariko umunsi umwe nzobabamba ku giti. Eka Reta izobaha 10 millions. Izobongera n’izindi. Babazaniye na banques, banque y’aba jeunes, banque y’abakenyezi, kugira muzogende mufata ama crédits vyoroshe, mugabo muzoyaruka. Kula ni kulipa. Murama mubizi. Akaryamadeni karayishura. Ntimwibaze arya mahera ko ari ayo babahaye. Rirya ni ideni babahaye. Utegerezwa kuryishura. Vous rigolez de mes propos, mais un jour, je vous crucifierai sur un arbre. L’Etat va vous accorder un financement de 10 millions. Il vous financera de nouveau. On a même mis en place une banque des jeunes, une banque des femmes pour que vous ayez un accès facile au crédit. Mais vous allez en payer les frais. Soyez avertis. Le consommateur de crédit doit rembourser . Ne croyez pas que ces crédits sont des dons. Ce sont des emprunts que l’on vous a accordés. Vous devez rembourser.

 

Forum des lecteurs d'Iwacu

8 réactions
  1. Balame

    Si notre auguste personne devait se facher et employer ces termes d’une extreme violence, il aurait du diriger son couroux à l’encontre:
    1) Les rapaces qui ont englouti des milliards qui devaient financer le Barrage de Mpanda
    2) Les différents dirigeants des sociétés para publiques qui pérclitent: Regideso, Onatel, RNP, etc….
    3) La petite oligarchie qui batit des immeubles de plusieurs milliards de fbu (None ayo mafaranga ava i kuzimu?)

  2. Barekebavuge

    Un minimumun de bon sens. Je cite: « Ndiko ndabivuga mwitwengera, ariko umunsi umwe nzobabamba ku giti. Eka Reta izobaha 10 millions. Izobongera n’izin… ».
    Est il dans l executif ou législatif. Mbega i Burundi barabamba umuntu ataburanye?
    Pleures o pays mon beau peuble.
    Le terme Etat de droit a t il un sens?

  3. Stan Siyomana

    1. Vous écrivez: »Babazaniye na banques, banque y’aba jeunes, banque y’abakenyezi, kugira muzogende mufata ama crédits vyoroshe, mugabo muzoyaruka. Kula ni kulipa. Murama mubizi… »
    2.Mon commentaire
    Mu bisanzwe kw’isi yose, institutions zitanga ingurane IMBERE YA VYOSE ZIBA ZIZI NEZA KO HARI IGICE C’AMAHERA gishobora kutishurwa (bad loan provision muri comptabilité en anglais).
    « WHAT IS BAD DEBT?
    Bad debt is the term used for any loans or outstanding balances that a business deems uncollectible. For businesses that provide loans and credit to customers, bad debt is normal and expected. There will likely be customers who can’t pay their debts back.
    Because you can’t be sure which loans, or what percentage of a loan, will translate into bad debt, the accounting method for recording bad debt starts with an estimate. This estimate is called the bad debt provision or bad debt allowance and is recorded in a contra asset account to the balance sheet called the allowance for credit losses, allowance for bad debts, or allowance for doubtful accounts. It’s recorded separately to keep the balance sheet clean and organized. Often, estimated bad debt is referred to as doubtful debt… »
    https://online.hbs.edu/blog/post/bad-debt-provision

  4. Stan Siyomana

    « Parmi les 215 000 entreprises créées en 2002 , 52 % d’entre elles existent toujours en 2007. Au fil du temps, certains créateurs développent leur entreprise, d’autres la font survivre, d’autres encore cessent leur activité…
    Les entreprises créées par les jeunes et les femmes cessent plus rapidement
    Parmi les créateurs, 20 % ont moins de 30 ans. Ces jeunes entrepreneurs ont moins d’expérience professionnelle que les autres et les entreprises qu’ils créent sont, en moyenne, les moins pérennes : 46 % sont toujours actives en 2007, contre 54 % de celles créées par les personnes âgées de 30 à moins de 50 ans … »
    https://www.insee.fr/fr/statistiques/1281289

  5. Kibinakanwa Médard

    Au delà de faire preu e de violences et d’arrogance inexcusables, s’imagine t il une fois que le Burundi est supposé être un Etat de droit?
    Qu’il est loin l’époque des Ntavyohanyuma et Rufyikiri

    • Yan

      Le Burundi un état de droit ! Laisse- moi rigoler ! C’est une chose que nous attendons en vain depuis que le Burundi existe. A ce que je vois, nous devons encore nous armer de patience, beaucoup de patience.

  6. Mutimutunganye

    Il y a un manque de respect envers son auditoire. C’est douleureux d’être obligé de s’assoir et écouter de telles bassesses

  7. Mbazumutima

    En effet, la rigueur n’est pas synonyme de violence.
    Ingaruka mbi yiyo mvugo tuzoba tuyibona. Pense-t-il, au pouvoir , agir comme au maquis ?

A nos chers lecteurs

Nous sommes heureux que vous soyez si nombreux à nous suivre sur le web. Nous avons fait le choix de mettre en accès gratuit une grande partie de nos contenus, mais une information rigoureuse, vérifiée et de qualité n'est pas gratuite. Nous avons besoin de votre soutien pour continuer à vous proposer un journalisme ouvert, pluraliste et indépendant.

Chaque contribution, grande ou petite, permet de nous assurer notre avenir à long terme.

Soutenez Iwacu à partir de seulement 1 euro ou 1 dollar, cela ne prend qu'une minute. Vous pouvez aussi devenir membre du Club des amis d'Iwacu, ce qui vous ouvre un accès illimité à toutes nos archives ainsi qu'à notre magazine dès sa parution au Burundi.

Editorial de la semaine

Université du Burundi, le flambeau risque de s’éteindre

« Il a été blessé grièvement au niveau du visage et du cou autour de la gorge. Il a aussi subi des coups dans le dos ». Un étudiant décrit la torture vécue par son camarade de classe. Emile Nduwimana (…)

Online Users

Total 1 064 users online