Samedi 18 septembre 2021

Économie

Une montée exponentielle des prix des pièces de rechange pour les véhicules

13/09/2021 0
Une montée exponentielle des prix des pièces de rechange pour les véhicules
Des pièces de rechange étalées sur un stand dans la zone de Buyenzi

Ces derniers mois, les prix des pièces de rechange pour les véhicules se sont envolés. Manque de devises et la pandémie de la covid-19 sont parmi les raisons invoquées par les grossistes.

Dans la zone Buyenzi, les commerçants des pièces de rechange attendent des clients, ils ne se pressent pas mais ces vendeurs savent qu’ils sont incontournables, ils savent qu’ils vont finir par demander timidement les prix, marchander et se convenir sur un prix raisonnable des pièces de rechanges exposées. Leurs prix ont augmenté.

Elles sont de différentes sortes : klaxons, batteries, huile à moteur, amortisseurs, essuie-glaces, …Cette flambée est très inquiétante selon les acheteurs.

Une des commerçantes interrogée affirment que les prix ne cessent d’augmenter et cette situation perdure depuis plus de 5 mois. Elle affirme que certains produits ne sont plus disponibles sur le marché : « Avant une batterie qui s’achetait à 150.000 francs burundais, s’achète actuellement à 200.000 francs burundais. Il y a même celles qu’on ne trouve nulle part comme la batterie de marque Incoe ».

Elle regrette également qu’un klaxon qui se vendait à 10.000 francs burundais, il y a quelques mois, est actuellement à 15.000 francs burundais. L’huile à moteur qui était à 175.000 francs burundais s’achète à 185.000 francs burundais.

Un importateur interrogé, nous a fait savoir que les prix des produits importés ont considérablement montée suite au manque de devises. « Nous ne faisons même plus de commande », insiste-t-il.

Un autre grossiste rencontré tout près de la Place de l’Indépendance témoigne que la pandémie de la covid-19 est la principale source et s’ajoute le manque de devises. « Les prix ont augmenté car les devises sont devenues rares. Quand par chance on en trouve sur le marché parallèle, un dollar américain s’achète à 3.400 francs burundais », ajoute-t-il.

Les clients rencontrés sur les lieux déplorent cette hausse des prix et demandent que le gouvernement agisse dans les plus brefs délais car cette situation peut se répercuter sur les tickets de transport d’un moment à l’autre. Pourtant, ils indiquent que malgré les prix exorbitants, ils sont obligés d’acheter.

Contacté, la porte-parole du ministère chargé du Commerce indique qu’elle n’a pas encore d’informations sur cette hausse des prix des pièces de rechange et assure qu’il n’y a pas manque de devises pour les importateurs.

Charte des utilisateurs des forums d'Iwacu

Merci de prendre connaissances de nos règles d'usage avant de publier un commentaire.

Le contenu des commentaires ne doit pas contrevenir aux lois et réglementations en vigueur. Sont notamment illicites les propos racistes, antisémites, diffamatoires ou injurieux, appelant à des divisions ethniques ou régionalistes, divulguant des informations relatives à la vie privée d’une personne, utilisant des œuvres protégées par les droits d’auteur (textes, photos, vidéos…) sans mentionner la source.

Iwacu se réserve le droit de supprimer tout commentaire susceptible de contrevenir à la présente charte, ainsi que tout commentaire hors-sujet, répété plusieurs fois, promotionnel ou grossier. Par ailleurs, tout commentaire écrit en lettres capitales sera supprimé d’office.

Ajouter un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A nos chers lecteurs

Nous sommes heureux que vous soyez si nombreux à nous suivre sur le web. Nous avons fait le choix de mettre en accès gratuit une grande partie de nos contenus, mais une information rigoureuse, vérifiée et de qualité n'est pas gratuite. Nous avons besoin de votre soutien pour continuer à vous proposer un journalisme ouvert, pluraliste et indépendant.

Chaque contribution, grande ou petite, permet de nous assurer notre avenir à long terme.

Soutenez Iwacu à partir de seulement 1 euro ou 1 dollar, cela ne prend qu'une minute. Vous pouvez aussi devenir membre du Club des amis d'Iwacu, ce qui vous ouvre un accès illimité à toutes nos archives ainsi qu'à notre magazine dès sa parution au Burundi.

Editorial de la semaine

Covid-19, faut-il en rire ou en pleurer ?

”Ils ne mouraient pas tous mais tous étaient frappés’’… La Covid-19 (puisqu’il faut l’appeler par son nom) continue de peupler nos hôpitaux-mouroirs, ces lieux de transit pour Mpanda et autres Ruziba, nos dernières demeures. Et nous continuons d’y accompagner, en (…)

Online Users

Total 1 162 users online