Samedi 02 juillet 2022

Politique

«Touchez pas aux articles inspirés de l’Accord d’Arusha»

25/01/2017 11

Le président de Parcem demande à la classe politique de faire valoir l’intérêt commun sur les ambitions personnelles dans la détermination gouvernementale de revoir la Constitution.

Faustin Ndikumana: « Nous avons besoin d’une justice indépendante et d’une lutte ardente contre la corruption»
Faustin Ndikumana: « Nous avons besoin d’une justice indépendante et d’une lutte ardente contre la corruption»

«L’Accord d’Arusha pour la paix et la réconciliation constitue le ciment de la stabilité politique du Burundi», a insisté Faustin Ndikumana, président de Parole et action pour le changement des mentalités (Parcem), ce mercredi 25 janvier, lors d’un point de presse.

Il rappelle que la Loi fondamentale du Burundi plonge ses racines dans l’Accord d’Arusha. Il estime que toutes les clauses, contenues dans cet accord et transposées dans la Constitution, ne devraient pas être changées d’un iota.

Selon lui, toute modification de la Constitution devrait scrupuleusement tenir compte de son article 299.

«Aucune procédure de révision ne peut être retenue si elle porte atteinte à l’unité nationale, à la cohésion du peuple burundais, à la laïcité de l’Etat, à la réconciliation, à la démocratie, à l’intégrité du territoire de la République ».

Pour le président de Parcem, des « esprits égarés » peuvent profiter de la révision de la constitution en vue de l’assouvissement de leurs ambitions personnelles. « Une telle possibilité s’avère souvent comme une occasion de mobiliser tous les moyens pour glisser ou ôter des dispositions à des fins sectaires».

Faustin Ndikumana lance un avertissement compte tenu de la conjoncture économique. «La situation économique est déplorable. Le Burundi est non seulement le dernier pays au niveau mondial de par la situation de pauvreté mais il est aussi l’un des deux derniers pays sur base de l’indice de la faim et de la malnutrition. Il ne devance que l’Erythrée».

Il recommande une modification de la Constitution s’inscrivant d’une part dans le renforcement de l’indépendance de la magistrature et d’autre part dans la conformité aux autres pays de l’EAC pour ce qui est de la loi des Finances.

« Nous avons besoin d’une justice indépendante et d’une lutte ardente contre la corruption. Nous devons aussi revoir l’organisation de notre loi des Finances étant donné que l’exercice budgétaire au sein de l’EAC commence au mois de juillet pour prendre fin en juin», propose-t-il.

Il se demande pourquoi certains organes constitutionnels dont la Haute cour de justice et le Conseil national pour l’unité et la réconciliation ne sont pas encore mis en place.

Forum des lecteurs d'Iwacu

11 réactions
  1. Fofo

    Quel accord? « D’arusha? Accord entre les burundais ou accord entre les puissances occidentales qui voulaient récupérer leurs investissements investis dans la guerre civile qui a endeuillés plusieurs millions des burundais!
    Il faut que les leaders burundais de toute ethnie confondue et de toute appartenance politique grandissent et renoncer à ce comportement de dépendance occidentale! Le Burundi appartient au Burundais et doivent préparer l’avenir pour les générations!

    Cher Faustin où as-tu trouvé une démocratie fondée sur un accord politique? Certes, l’Accord d’Arusha a aidé les burundais à sortir de la crise mais l’accord n’engage que les partis qui étaient en conflits. Comme il a été conçu dans un climat d’extrême division, il n’était qu’un arrangement pour rapprocher les ethnies divisées! Étant lui même fondée sur les divisions, il continue à diviser davantage les burundais! Le maintenir témoigne que les burundais sont encore divisés!

    A mon avis, l’accord d’Arusha favorise le népotisme et le clientélisme car pour accéder au pouvoir il faut être un enfant chéri dans ton parti! Pour être enfant chéri dans ton parti, il faut avoir démontré un degré élevé d’excès de zèle! Si l’on désir promouvoir la compétitivité, il faudra recruter sur base de compétence et non d’appartenance à tel ou tel groupe!

    • Yves

      @Fofo : « les puissances occidentales qui voulaient récupérer leurs investissements investis dans la guerre civile ». Graves accusations, M. Fofo. Notez que, comme vous, j’espère voir un jour les africains s’émanciper de la pesante tutelle des pays occidentaux. Mais ce n’est pas une raison pour raconter n’importe quoi. Le seul fait objectif est la participation de la France dans le génocide Rwandais à travers des livraisons d’armes et d’assistance logistique. Mais pour la guerre civile Burundaise, quelles sont donc ces puissances occidentales ? Pour quels motifs ? Quels sont ces « investissements » que vous mentionnez ? Soit vous êtes plus précis et vous apportez des preuves et des faits vérifiables à votre discours. Soit, c’est de la désinformation et de la propagande, digne de celles émanant de vos amis DD, et vous seriez mieux inspirés de vous taire…

      • Fofo

        @Yves,
        Si vous reconnaissez que le rôle de la France dans le conflit rwandais, vous avez déjà confirmé ma thèse!

        • Yves

          @Fofo : nullement. Il n’y a plus que les Français pour encore nier cette évidence. Mais une situation n’est pas l’autre et vous n’avez pas répondu à mes questions. Comme si vous cherchiez à esquiver le fait que vous n’avez aucun contre-argument. Venant de vous, quelle désagréable surprise… pouvez-vous oui ou non apporter des preuves et des faits vérifiables à votre théorie ?

  2. Micombero

    Faustin veut distraire uniquement pour avoir quelques financements. Il represente quoi pour imposer CE qui ne doit pas etre modifie dans la constitution.

  3. Rutake Tharcisse

    Si on avait au Burundi beaucoup d’hommes qui pensent comme Faustin, la paix reviendrait dans le pays de Mwezi pour rester. Un veritable homme d’etat ne pense pas aux prochaines elections; il pense a la prochaine generation. Je suis d’avis que toute tentative de changement de constitution doit tenir compte de l’accord d’Arusha pour la paix et la reconciliation conclu en 2000. Confectioner une constitution pour favoriser les seuls gens au pouvoir est non seulement irresponsable, mais aussi suicidaire.

    Le Burundi doit tout faire pour panser ses plaies plutot que de les raviver comme semble le suggerer monsieur @Buhumuza. A ce dernier, je dis ceci: 72 est connu au Burundi comme « ikiza ». Ce « ikiza; » a ete le resultat d’une maniere folle de penser qui faisait croire aux uns qu’il est possible de prosper quand les autres sont fruistres. Cette stupidite doit etre reservee au passe. Celui qui pense qu’il peut indefiniment opprimer les autres seulement parce qu’ il est fort ou majoritaire se trompe. Il ne veut pas apprendre de l’histoire, en justifiant la constatation d’un sage des temps anciens qui a dit que l’histoire nous apprend que l’homme n’apprend rien de l’histoire.

    Le Rwanda des annees 1959 a 1994 doit nous servir de lecon. Apparemment, Habyarimana avait tout ce qu’il fallait s pour se maintenir au pouvoir.et assurer a ses proteges une securite monopolisee. Il a refuse le droit a une minorite qui etait pour l’essentiel en exil, en avancant l’argument que le Rwanda etait trop peuple pour recevoir ceux qu’il avait reduit aux citoyens de deuxieme classe. Il a fini par tomber et ceux de qui il se croyait porte parole vont attendre au moins ciquante ans pour revenir au pouvoir. Et cela apres beaucoup de degats. Burundais mes freres, Arusha nous a unis et tranquilise en nous donnant une certaine assurance aussi bien a la majorite qu’a la minorite. Malgre ses imperfections, Arusha a fait ce nulle autre tentative n’avait fait dans le passe. Ne cherchons pas a tomber dans le piege qui a emporte Habyarimana. A bon entendeur, salut!

  4. @Buhumuza

    Faustin, ce faustin vraiment est il le fils de l’Homme que je connais ! Hayo ni maneno yenu wana! Ubu niho mugeze gutigita ko utavuza induru so bamubamvye en 1972. Ubura abo uburanira!!! Ntavyo uzi !!!

  5. eric

    PARDOM MON FRANCAIS
    accord d’arusha n’est pas une bible.
    de telle accord devrait etre accepter rien que par referendum direct du peuple.
    tot ou tard on y arrivera .
    vaut mieux actuellment que demain
    Burundais vous avez peur .Il faut ouvrit les bouches et dialoguer tout aussi top possible.
    Discutter et changer l’accord d’arusha n’est pas dire ignorer le droits de protection des minorites et droits de majority.
    Plus loin de la je pense que nous avons besoin seulement de la constitution .Il faut inserrer l’accord d’arusha et avoir rien que la constitution.

    • Yves

      L’adhésion (ou le retrait) à un accord international ne suppose pas l’approbation par référendum (qui n’aurait de toute façon aucune valeur car le referendum n’est pas reconnu par la Constitution burundaise). Pour preuve, son Altesse a bien pris garde de ne pas soumettre au référendum le retrait du Burundi de la CPI. Les Burundais ont d’autres priorités que les référendums, on ne nourrit pas son ventre vide avec des procédures de ce genre. Merci pour vos « suggestions » édifiantes. Pardon my french

  6. Pablo

    Mbe Faustin ivyo uvuga ni ibiki wewe twararihinyuye

  7. Busorongo

    Mr Faustin oublie que meme la cvr est combatue alors que issue d’Arusha.
    Umengo turi abana bahiye mukwaha.
    Surement que si ces organes seraient mis en place il y aura des malins pour les contester

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