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Suspension des activités du CNL : ’’C’est de l’arbitraire’’, dixit Agathon Rwasa

Après la décision du ministre de l’Intérieur de suspendre toute activité du principal parti d’opposition, sous prétexte ou ’’souci’’ d’éviter des confrontations entre ses militants, le président du CNL (Congrès national pour la liberté), affirme qu’au regard des textes régissant les partis politiques, ce part n’a commis aucune infraction par rapport à la loi.

« C’est de l’arbitraire. Les partis politiques s’organisent librement et le ministre de l’Intérieur n’a pas à s’immiscer dans leurs affaires internes. Il ne faut pas qu’il se donne l’autorité de malmener notre parti politique qui s’emploie à s’organiser en vertu de la loi », fait savoir cet ancien chef rebelle.

Selon lui, c’est navrant qu’un ministre se mette à vérifier les résultats d’un congrès tenu il y a plus d’un mois et invalider ses conclusions, juste parce qu’il y a une équipe de gens qui l’aurait saisi sans même réserver une copie au parti. « Ce qui est étrange ».
Ce qui est étonnant, s’indigne Agathon Rwasa, c’est qu’une fois saisi, le ministre n’a pas cherché les organes du parti pour discuter des plaintes de ces gens.

Dans sa mesure de suspension de toutes les activités du CNL sur tout l’étendue du territoire national, prise le 2 juin et rendue publique ce mardi 6 juin, le ministre burundais de l’Intérieur, Martin Ninteretse explique que cette formation politique traverse une crise interne.

Certains membres de l’ancien bureau de ce parti ont récemment envoyé une lettre au ministre de l’Intérieur pour s’opposer aux organes récemment mis en place à l’issu du congrès tenu à Ngozi au nord du Burundi. Ils parlent ’’d’instances irrégulières et illégales’’.

Le ministre Martin Ninteretse a pris la décision d’annuler toutes les décisions de ce congrès. Dans son argumentaire, le président du CNL, parle d’ingérence dans les affaires de son parti. D’après lui, il n’y a juste que dix personnes face aux milliers de militants du CNL.

Forum des lecteurs d'Iwacu

2 commentaires
  1. Monsieur vous êtes un petit.
    Dans la situation que vie actuellement le Burundi, il est inexplicable de voir l attitude de Rwassa
    le pays explose de toute part. Pénurie de tous ordres. Desordre financier, comme le prêt du FMI, qui actuellement est mort né. Mais la dette est là
    Il faudra rembourser.
    Explosion et non contrôle de la circulation monetaire
    la BRB, le gouvernement ne gère plus, sont dépassés.
    ils leur faut rendre des comptes.
    et je pense aussi maintenant démissionner.
    Laisser la place à d autres et eux se retrouver devant la justice pour carrance dans tout ce qu ils ont fait
    il leur faudra payer et rendre l objet de leur corruption
    Subir la prison
    le peuple ne peut plus rien laisser passer
    Mais où est l opposition, muette, dépassée ou elle même à participer à ce massacre du pays.
    Rwassa…. c est un scandale ce que vous faites vivre au peuple

  2. «… Ce qui est étonnant, s’indigne Agathon Rwasa, c’est qu’une fois saisi, le ministre n’a pas cherché les organes du parti pour discuter des plaintes de ces gens…»

    Non monsieur Rwasa! Ce qui est étonnant, c’est que vous reprochez au Ministre de ne pas avoir saisi des organes qu’il considère comme « illégaux »… ou si vous voulez, qu’il n’a pas encore reconnus.

    Vous ne pouvez pas exiger une chose et son contraire à la fois.

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