Il y a trois mois que la commune Rumonge a décidé de ne plus assister les occupants illégaux du village de Makombe hébergeant les victimes de la montée des eaux du lac Tanganyika. Elles sont accusées d’avoir menti que leurs maisons avaient été détruites par les inondations. Ces familles demandent qu’il y ait une contre-enquête pour que la vérité éclate.
Les familles concernées font savoir qu’elles ne reçoivent plus aucune forme d’assistance depuis le début du mois de janvier 2026.
Elles précisent qu’elles ont été rayées de la liste des bénéficiaires de toute forme d’assistance par l’administrateur communal de Rumonge arguant qu’elles ne sont pas victimes de la montée des eaux du lac Tanganyika et en les qualifiant d’occupants illégaux des maisons destinées aux vraies victimes. Ces familles se sentent alors délaissées. Elles indiquent vivre dans de mauvaises conditions dans ce village.
Elles demandent aux autorités provinciales de mettre en place une commission d’enquête impartiale et réclament une contre-enquête afin que la vérité éclate et qu’elles puissent « rentrer dans leurs droits comme les autres ».
En outre, elles rappellent qu’elles avaient été chassées de ce village depuis le 15 mai 2025 par une décision de l’administrateur communal de Rumonge, une décision qui a été annulée le 30 juin 2025 par l’ex-gouverneur de l’ex-province de Rumonge.
Remettre à tout prix les maisons
Des informations recueillies auprès de la commune Rumonge indiquent que la commune, après avoir eu des informations faisant état des cas de tricherie dans l’attribution des maisons dans le village de Makombe, a mis en place une commission d’enquête pour vérification.
Selon ces sources, après enquête, il s’est avéré que 29 familles sur les 185 qui vivent dans ce village avaient menti.
Elles indiquent en outre que « ces occupants illégaux doivent remettre les maisons car, il y a encore de vraies victimes qui en ont besoin. »
Oscar Ntimpirangeza, l’une des victimes de la montée du lac en est l’illustration. Il affirme qu’il a subi les inondations dans le quartier Kanyenkoko mais qu’il n’a pas encore été casé dans le village de Makombe.
Pour lui, « certains occupants illégaux du village auraient soudoyé certaines autorités et se sont retrouvés sur les listes des bénéficiaires. »
Il soutient qu’une commission d’enquête composée de personnalités neutres puisse être mise en place pour pouvoir débusquer d’autres occupants illégaux afin qu’ils remettent les maisons aux vraies victimes.
Parfait Mboninyibuka, gouverneur de la province de Burunga a promis de faire une descente dans le village de Makombe afin de s’enquérir de la situation sur place.






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