Mardi 18 juin 2024

Politique

RDC : L’opposition accuse la Commission électorale d’être à la solde du pouvoir

27/05/2023 Commentaires fermés sur RDC : L’opposition accuse la Commission électorale d’être à la solde du pouvoir
RDC : L’opposition accuse la Commission électorale d’être à la solde du pouvoir
La police congolaise face aux manifestants à Kinshasa

Faisant suite à des concertations tenues à Lubumbashi (Haut-Katanga) autour de la situation sociopolitique du pays marquée entre autres par l’insécurité dans l’Est et l’attente des élections, les leaders de l’opposition Moïse Katumbi, Delly Sesanga, Martin Fayulu et Matata Ponyo ont organisé des manifestations à Kinshasa ce 20 mai, écrit Actualité.CD.

L’opposition congolaise dénonce la composition de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), qu’elle qualifie d’être à la solde du président Félix Tshisekedi visant à tricher aux élections de décembre cette année.

« Nous voulons des élections libres, crédibles et transparentes, parce que nous avons promis à la population congolaise que 2018 ne se répétera pas. Nous avons en face de nous des gens qui préparent la tricherie, qui aiment la violence », a indiqué Seth Kikuni, candidat annoncé aux prochaines présidentielles.

Au cours des manifestations organisées ce 25 mai dans la commune de Gombe avec les autres leaders de l’opposition, Delly Sesanga a dénoncé les conditions dans lesquelles se déroulent le processus électoral : « La CENI n’existe pas. Nous dénonçons un processus électoral chaotique. Ce pays n’appartient ni à la CENI ni à Tshisekedi ni à ses amis. C’est aux Congolais de s’approprier ce processus électoral. Nous sommes en train de sensibiliser la population pour rejeter ce genre de processus. » Il accuse la CENI d’être corrompue et de publier un fichier électoral dans les conditions les plus opaques.

Dans un communiqué publié ce 23 mai, la MONUSCO (Mission onusienne de maintien de la paix en RDC) a invité les autorités congolaises à respecter strictement les principes sur l’usage de la force dans le cadre du maintien de l’ordre et à respecter le droit à la liberté de réunion et de manifestation pacifique. Elle condamne l’usage disproportionné de la force par la police lors des dernières manifestations de l’opposition congolaise.

La police congolaise dit avoir dénombré au moins 27 policiers blessés dont trois se trouvant dans une situation grave. Elle rapporte également qu’un journaliste a été tabassé « par une bande de manifestants surexcités ».

Ce 24 mai, le ministre de l’Intérieur, Peter Kazadi Kankonde a affirmé que le gouvernement ne reculera pas devant « le chantage » de l’opposition. Il a accusé l’opposition de multiplier des manifestations à Kinshasa dans le but de créer l’insécurité.

Il s’agit, d’après lui, des manœuvres pour éviter d’aller aux élections prévues à la fin de cette année : « Il y a des Congolais qui ne veulent pas aller aux élections et multiplient des actions désespérées qui relayent l’insécurité orchestrée par l’ennemi rwandais à travers le pays, à travers des actions terroristes ».

Selon Actualité.CD, le chef de l’Etat Félix Tshisekedi a déploré, devant la communauté congolaise vivant en Chine, l’attitude de l’opposition qui d’après lui, veut créer des tensions à Kinshasa pour empêcher l’organisation du scrutin. Il a réitéré la volonté de son gouvernement de tenir des élections dans le délai constitutionnel, c’est-à-dire en décembre de cette année.

Pour lui, « les manifestations de l’opposition rejoignent les velléités d’un « horrible voisin qui veut déstabiliser la RDC à l’Est’’ : « Nous sommes au courant de tout cela. Nous allons nous défendre bec et ongles. Nous ne perdrons pas cette bataille, les élections auront bel et bien lieu à la date prévue dans le calendrier et personne ne nous empêchera de le faire ».

Ouganda : Les employeurs remontés contre la nouvelle loi sur l’emploi

Lors de l’adoption du projet de loi sur l’emploi, ce 24 mai, le Parlement a déploré que la protection des travailleurs domestiques ne soit pas encore totalement garantie : « Il y a un manque de considération du rôle que jouent les travailleurs domestiques et des vulnérabilités auxquelles elles sont confrontées », écrit New Vision.

Les parlementaires estiment que fournir une protection supplémentaire aux travailleurs domestiques contribuerait à réduire le secteur informel de 51 % en 2018 à 45 % en 2024, comme l’indique le Plan national de développement III de l’Ouganda.

La ministre ougandaise du Travail et du Développement social, Betty Amongi, a fait savoir que de nombreux employeurs licencient abusivement les travailleurs sans contrat : « Nous devons protéger les droits des travailleurs. Lorsque quelqu’un exerce comme travailleur pendant six mois sans contrat, il doit immédiatement signer un contrat ».

Après l’adoption de ce projet de loi par le Parlement, la Fédération des employeurs ougandais (FUE), un organe qui rassemble tous les employeurs du pays, a exprimé ses inquiétudes, confie Daily Monitor.

Cette loi aborde certaines questions comme la lutte contre le harcèlement sexuel, la création des places d’allaitement pour les mères allaitantes et la réservation de certains emplois aux Ougandais seulement.

Pour Dan Okanya, responsable de la politique et de la recherche à la FUE, certaines innovations comme les installations d’allaitement sont bonnes, mais ne devraient pas être obligatoires.

Selon lui, la majorité de la population active en Ouganda est employée par des petites et moyennes entreprises (PME) : « Certains employeurs éviteront d’employer des femmes parce qu’elles ne peuvent pas se permettre ces constructions. Il faut encourager les employeurs à le faire volontairement, mais le rendre obligatoire aura un mauvais impact ».

Concernant la proposition de réserver certains emplois exclusivement aux Ougandais, il évoque que cela saperait le principe de la Communauté de l’Afrique de l’Est (EAC) dont l’Ouganda est membre : « Le protocole du marché commun de l’EAC prévoit la libre circulation de la main-d’œuvre, des capitaux, des biens et des services ; et des personnes. Il prévoit aussi le droit d’établissement et de résidence ».

Kenya : Des Chinois accusés de mener des cyberattaques contre les agences de l’Etat

Selon des rapports de recherche sur la cybersécurité, des pirates chinois ont ciblé le gouvernement kényan dans une série d’intrusions numériques généralisées contre des ministères et des institutions d’Etat clé, confie The East African.

Ces cyberattaques constituent une campagne de trois ans qui a ciblé huit ministères et départements gouvernementaux du Kenya, y compris la présidence, selon un analyste du renseignement dans la région.

Le ministère chinois des Affaires étrangères a indiqué qu’il n’était « pas au courant » d’un tel piratage, tandis que l’ambassade du pays en Grande-Bretagne a qualifié les accusations de « sans fondement », ajoutant que Pékin s’oppose et combat les cyberattaques sous toutes leurs formes.

Dans une déclaration publiée ce 25 mai soir, le secrétaire permanent au ministère de l’Intérieur Raymond Omollo a plutôt accusé Reuters, l’agence de presse anglaise qui a publié cette information pour la première fois, d’avoir diffusé cette information sans preuves : « Les allégations présentées dans l’article n’étaient pas soumises à la vérification par des autorités concernées des gouvernements kényan et chinois ».

Pour lui, cette information doit être considérée comme la propagande sponsorisée. La large diffusion par d’autres médias étrangers fait allusion à une attaque concertée contre la souveraineté du Kenya.

Selon The Nation, l’ambassade de Chine au Kenya rejette un rapport sur le piratage d’agences gouvernementales kényanes : « Que la coopération entre la Chine et le Kenya soit bonne ou non, les peuples des deux pays ont le plus à dire. Toute tentative de semer la discorde entre la Chine et le Kenya est vouée à l’échec », a souligné le porte-parole dans un communiqué. Pour lui, la cybercriminalité est une menace commune à tous les pays et la Chine n’est pas épargnée.

Rwanda : Kigali a besoin de 18 mille logements abordables chaque année

De nouveaux appartements à Kigali près du drainage de Mpazi qui accueillent des résidents de Nyarugenge vivant dans une zone à haut risque

Selon le maire de la ville de Kigali, Pudence Rubingisa, la mairie doit construire 18 mille logements abordables par an afin de répondre à la demande de logement de ses habitants. Il a indiqué, ce 25 mai, que seulement 1 800 maisons abordables ont été construites au cours des trois dernières années, écrit The New Times.

D’après lui, environ 7 500 maisons abordables sont en cours de construction : « Nous avons de partenariats public-privé ainsi que de technologies qui peuvent contribuer à accélérer la construction de nombreuses maisons abordables de manière efficace ».

Selon lui, 70% des habitants de la ville de Kigali vivent dans des bidonvilles, tandis que seulement 30% vivent dans des quartiers décents qui sont urbanisés.

Pudence Rubingisa a signalé que la ville de Kigali travaille avec divers partenaires pour mettre en œuvre le modèle Mpazi dans d’autres endroits. L’approche peut aider à assurer un meilleur logement pour les résidents et à éviter les dommages causés par des catastrophes ou des zones à haut risque.

Selon le ministère des Infrastructures, le Rwanda a besoin d’au moins 2,1 millions d’unités de logement d’ici 2050, dans le cadre de la vision sur 30 ans du pays qui a commencé en 2020.

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