Mercredi 30 novembre 2022

Société

Quand la presse ne donne le micro qu’aux dirigeants

29/09/2022 1
Quand la presse ne donne le micro qu’aux dirigeants
Les journalistes attendant une autorité

Le 28 septembre de chaque année, le monde entier célèbre la Journée internationale d’accès à l’information. La plupart des habitants de la ville de Bujumbura interrogés dénoncent le fait que la presse burundaise en général ne donne le micro qu’aux dirigeants. Selon ces derniers, peu de journalistes osent travailler sur des dossiers durs.

« La plupart des médias burundais penchent énormément sur l’action gouvernementale et surtout celle du parti au pouvoir, le Cndd-Fdd (Conseil national pour la défense de la démocratie-Forces de défense de la démocratie) », confie Jean Nahimana un habitant du quartier Bwiza.

Selon lui, les médias accordent la parole aux dirigeants et diffusent essentiellement des informations du régime. Les reporters tendent rarement le micro aux partis d’opposition. « La Radio nationale du Burundi ne couvre pas des activités des partis qui ne sont pas au pouvoir comme elle le fait pour le Cndd-Fdd », indique un autre citoyen interrogé.

Pour Fabien Miburo, habitant de Nyakabiga, de peur d’être interpellés, les journalistes ne travaillent pas sur des dossiers importants pour le pays. « Cela les amène à ne pas informer correctement la population et cette dernière reste moins éclairée sur certains faits. » Selon lui, des autorités ne permettent pas aux journalistes d’accéder facilement aux sources.

Un étudiant de l’Université du Burundi confie que pour s’informer, les gens font recours aux réseaux sociaux afin d’avoir plus d’information concernant les secteurs négligés.

La population appelle l’Etat à garantir la liberté aux journalistes pour qu’ils puissent exercer correctement leur métier en toute tranquillité pour mieux informer la population.

Forum des lecteurs d'Iwacu

1 réaction
  1. NINDORERA

    Quel reportage pertinent!

    Pour mon commentaire je peux dire qu’avec la venue du nouveau président ayant remplacé feu Nkurunziza qu’il y a eu des changements en rapport avec la presse,la RPA et la Renaissance ont eu des hésitations pour reprendre leur mission au pays, heureusement l’on sait que certains de ses journalistes ou correspondants ont accepté de continuer leur dans le pays…

A nos chers lecteurs

Nous sommes heureux que vous soyez si nombreux à nous suivre sur le web. Nous avons fait le choix de mettre en accès gratuit une grande partie de nos contenus, mais une information rigoureuse, vérifiée et de qualité n'est pas gratuite. Nous avons besoin de votre soutien pour continuer à vous proposer un journalisme ouvert, pluraliste et indépendant.

Chaque contribution, grande ou petite, permet de nous assurer notre avenir à long terme.

Soutenez Iwacu à partir de seulement 1 euro ou 1 dollar, cela ne prend qu'une minute. Vous pouvez aussi devenir membre du Club des amis d'Iwacu, ce qui vous ouvre un accès illimité à toutes nos archives ainsi qu'à notre magazine dès sa parution au Burundi.

Editorial de la semaine

Je suis Misago. Ou presque

Après sa tribulation, sa réapparition, lundi 21 novembre vers midi après deux jours d’inquiétude, suivi d’une sorte d’arrestation par des agents du Service national de renseignements (SNR) dans les montagnes ’’sacrées’’ de Magara, devenues un lieu de pèlerinage pour quelques (…)

Online Users

Total 972 users online