Santé

Pré-éclampsie : ce fléau pour les femmes enceintes

25/02/2020 Clarisse Shaka Commentaires fermés sur Pré-éclampsie : ce fléau pour les femmes enceintes
Pré-éclampsie : ce fléau pour les femmes enceintes
La pré-éclampsie a été identifiée comme 2e cause de mortalité chez les femmes enceintes au Burundi.

Cette hypertension qui survient après le 4e mois de grossesse est la 2e cause de mortalité chez les femmes enceintes au Burundi, selon une étude récente. Le point sur cette complication grave à la fois pour la mère et le fœtus.

Une étude du ministère de la Santé a identifié la pré-éclampsie comme 2e cause de mortalité maternelle après l’hémorragie. Cette étude de 2019 rapporte 184 décès maternels survenus entre la 25e  et 40e  semaine d’aménorrhée pour la majorité des femmes enceintes. L’éclampsie (crise convulsive suite à la pré-éclampsie) représente près de 10% après l’hémorragie (plus de 70%).

D’après le gynécologue Salvator Harerimana, la pré-éclampsie ou la toxémie gravidique est une hypertension artérielle supérieure à 14/9 associée à une protéinurie (forte présence de protéines dans les urines) qui survient chez les femmes enceintes au-delà de 20 semaines d’aménorrhée (4 à 5 mois de grossesse).

L’origine essentielle de cette hypertension est une anomalie à travers le placenta, l’organe qui permet les échanges entre la mère et l’enfant, selon ce gynécologue. Ces échanges ne se font pas bien. Par conséquent, il y  a un retard de croissance de l’enfant car le fœtus ne reçoit pas assez de nutriments pour se développer. « L’organisme maternel essaie alors d’augmenter la pression pour pouvoir faire passer les nutriments dans le placenta. C’est là où la tension monte».

Dr Harerimana parle d’une pathologie grave à la fois pour la mère et le bébé. L’hypertension entraîne chez la mère un problème cardiaque, rénal, hépatique et même cérébral. Et si le cerveau est atteint, elle fait une crise convulsive. C’est là où l’on parle de l’éclampsie. Le plus grand risque est le décès maternel. « C’est aussi grave pour le bébé car si les échanges ne se font pas bien, il n’y a pas de croissance. Et quand l’hypertension se prolonge, le fœtus meurt».

La prise de tension régulière, le seul moyen de prévention

L’ultime moyen de prévention de cette complication, pour ce gynécologue, est la prise de tension régulière, du moins à chaque consultation prénatale, c’est-à-dire au moins une fois le mois. Au début, cette maladie ne présente aucun signe. « Ce n’est que la prise de la tension qui va montrer que les chiffres sont élevés».

Toute hypertension qui survient pendant la grossesse n’est pas une pré-éclampsie, clarifie Dr Harerimana. Si l’hypertension survient avant 4 mois de grossesse ou sans protéines dans les urines, il s’agit d’une hypertension chronique ou gravidique.

Le vrai traitement de la pré-éclampsie est l’accouchement, la complication étant due au placenta. Il faut alors séparer la mère et l’enfant, explique ce médecin. Et si le fœtus n’atteint pas 28 semaines (6 mois), l’enfant n’aura pas de chance de survivre.

Ce médecin relève quelques facteurs de risque : une grossesse à un âge avancé ou précoce (avant 18-20 ans), le diabète, l’obésité, etc.

Le bilan du Programme national de la santé de la reproduction (PNSR) 2017 renseigne que le taux de consultation prénatale a régressé, depuis 2015. Il est de 89,3% en 2017 alors qu’il était de 95,4% en 2016 et 106,8% en 2015.

Suite à la décision du CNC, vous ne pouvez ni réagir ni commenter cet article.

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