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PIPARV-B : L’amélioration des conditions de vie et résilience des populations rurales est une priorité

25/11/2020 La Rédaction Commentaires fermés sur PIPARV-B : L’amélioration des conditions de vie et résilience des populations rurales est une priorité
PIPARV-B : L’amélioration des conditions de vie et résilience des populations rurales est une priorité
Un champ de maïs hybride donné par le PIPARV-B se trouvant dans le marais de Rufunzo, zone Giheta à Gitega

Du 11 au 13 novembre, le Projet d’Intensification de la Production Agricole et de Réduction de la Vulnérabilité au Burundi (PIPARV-B) a organisé une visite pour la couverture médiatique de ses réalisations dans les provinces Gitega, Ngozi et Kayanza. Il s’agit des champs de maïs hybrides dans les marais et sur les collines et les pépinières des plants d’arbres agroforestiers, forestiers et fruitiers. Les bénéficiaires jubilent.

Lancé en décembre 2019 pour une durée de 6 ans, le PIPARV-B est un projet du Gouvernement du Burundi appuyé par le Fonds International de Développement Agricole, FIDA. L’objectif global du projet est de contribuer à l’amélioration des conditions de vie et de résilience des populations rurales du plateau central burundais par une approche de gestion intégrée des terroirs grâce à une utilisation optimale des ressources naturelles adaptées à une pression démographique croissante.

Le PIPARV- B vient spécifiquement pour appuyer les populations rurales sans terres ou disposant de très petites exploitations et sans animaux d’élevage avec un accent particulier sur les jeunes, les femmes et la communauté autochtone Batwa, localisés dans cinq provinces : Gitega, Kayanza, Karusi, Ngozi et Muyinga. Le PIPARV-B est exécuté à travers deux composantes techniques. Il s’agit notamment de l’aménagement intégré des terroirs et la structuration communautaire inclusive, amélioration de la productivité, valorisation et diversification par le développement des coopératives.
Dans la province Gitega, les champs de maïs hybride et les pépinières sont implantés dans la commune Giheta, zone Giheta.

Le PIPARV-B soutient l’intensification du maïs hybride dans deux marais (Rufunzo et Ndaro).
A Ndaro, c’est un champ de 12,8 ha pour 150 bénéficiaires. A Rufunzo, le champ est de 12 ha. Les agriculteurs se sont mis ensemble. Tous ces champs sont presque à maturité.

Des réalisations salutaires

Brigitte est parmi les bénéficiaires du Projet. Elle se réjouit :« nous comptons avoir à manger et subvenir à d’autres besoins supplémentaires notamment la scolarisation des enfants ». Une pépinière d’arbres agro fourragers, agro forestiers et forestiers est installée sur la colline Korane. Elle compte 62.000 plants dont les cèdres, les eucalyptus, la calliandra et d’autres.

Victor Rurakengereza, directeur du bureau provincial de l’environnement, agriculture et élevage à Gitega salue le projet. Pour lui, en plus de l’augmentation de la production, le projet a aidé à renforcer la cohésion sociale entre les populations. « Ils travaillent ensemble comme la pratique de nos ancêtres dite Guhinda ikibiri ».
Il fait savoir qu’en respectant le paquet technologique de la culture du maïs hybride, la production du maïs hybride varie entre 5 et 8 tonnes par hectare.

En province Ngozi, ce sont des communes Marangara, Mwumba et Nyamurenza qui sont bénéficiaires. Des champs de maïs hybride sont à Mwumba dans le marais Nyamugerera avec 25 ha, à Marangara c’est un champ école paysans de 5 ha qui sert de modèle en ce qui concerne l’apprentissage par pairs. A Nyamurenza, sur la colline Mushonge se trouve une pépinière de plus de 65.OOO plants d’arbres agro fourragers, agroforestiers et forestiers.

En province Kayanza, c’est la commune Kayanza qui a bénéficié des semences d’arbres et de maïs hybride. Une pépinière des plants d’arbres se trouve sur la colline Nkuba avec 48.850 plants. Adrien Nahayo, chef de zone Murima et président de la coopérative qui a préparé cette pépinière s’est dit satisfait. « Ces arbres agro fourragers vont servir de l’alimentation du bétail, d’autres agroforestiers et forestiers pour le reboisement, la réduction de l’érosion des sols mais également la fertilité des sols ».

Selon Elie Buzoya, responsable de la composante structuration communautaire inclusive, amélioration de la productivité, diversification et valorisation des coopératives au sein du PIPARV-B, l’appui au semis du maïs hybride figure parmi les réalisations.

« Nous avons rendu disponible 15 tonnes de maïs hybride semé au niveau des marais mais aussi au niveau des collines sur environ 500 hectares. C’est la promotion de la culture de maïs en blocs continu et en monoculture et appuyer la population à accéder aux semences en cette période de la pandémie de la covid-19 », dit-il.

Un projet au chevet des vulnérables

Concernant la menace que constitue la chenille légionnaire pour le maïs, le PIPARV-B encourage la population à faire recours à la lutte mécanique, en plus de l’application des produits phytosanitaires. C’est-à-dire le ramassage des œufs et des chenilles. « C’est le mécanisme le plus adéquat car la disponibilité de ces produits phytosanitaires n’est pas assez conséquente sur le marché par rapport aux besoins », a indiqué Elie Buzoya.

Des bénéficiaires en train d’entretenir une pépinière des plants d’arbres variés à Nkuba, commune
Kayanza

Du point de vue de la production, le maïs hybride est très productif par rapport au mais composite. « Le maïs composite a un rendement de deux tonnes par hectare tandis que dans les mêmes conditions, le maïs hybride peut même produire 5 à 8 tonnes ».

Avec cette production, la population trouve à manger et un surplus à vendre. Il explique que si l’organisme a eu un aliment équilibré, il devient plus résistant certes à certaines maladies comme le paludisme et d’autres et probablement la Covid-19.

Au niveau de la préservation de l’environnement et la résilience au changements climatiques, M. Buzoya a évoqué la production des plants en pépinière. Le projet a rendu disponibles 815 kg des semences d’agroforestiers et forestiers mais aussi quelques matériels comme les brouettes, les arrosoirs, les pulvérisateurs.

Il a précisé que plus de 4.550.000 plants sont déjà disponibles dans toutes les pépinières de la zone d’intervention. Ces arbres jouent un double rôle. D’abord pour la production agricole et la préservation de l’environnement et résilience au changement climatique, la fertilité du sol et l’alimentation du bétail.

Le PIPARV-B a tenu à respecter l’aspect genre. C’est une des composantes de ce projet. Il est prévu un renforcement de capacité en termes de genre et développement dans le cadre de lutte contre la pauvreté et les inégalités sociales.
Pas mal d’activités ont été organisées notamment la mise en place des foyers améliorés pour alléger la souffrance des femmes qui s’occupent de leur ménage, la formation multifonctionnelle des jeunes et des Batwa en vue de promouvoir l’entrepreneuriat, …

Elie Buzoya a annoncé l’imminence d’autres activités importantes au plus tard en janvier-février. 4.736 caprins, 3800 porcins seront distribués aux bénéficiaires. Il y aura la promotion d’autres cultures comme le haricot avec 60 tonnes de semences, 240 kg de cultures maraichères, 15.010 plants d’avocatiers, 65 tonnes de semences de maïs hybrides et 2.700.000 boutures de patate douce. « Tout ça les marchés ont été conclus, il ne reste que la livraison ».

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