Samedi 20 juillet 2024

Société

Matana : un crime odieux contre un enfant

09/01/2024 1
Matana : un crime odieux contre un enfant
Ferdinand Simbaruhije : «Ces crimes dépassent l’imagination»

Bienvenu Nshimirimana, 4 ans, a été trouvé mort sur la colline de Matana en province de Bururi. Il avait la langue coupée. Les auteurs du crime ne sont pas encore connus.

« Ce crime dépasse l’entendement », a commenté Ferdinand, porte-parole de l’organisation locale Fenadeb engagée dans la protection de l’enfance au Burundi.

Il a fait savoir que le corps de l’enfant Bienvenu Nshimirimana, a été retrouvé deux jours après avoir été déclaré porté disparu. L’organisation a de plus alerté sur son compte X.

Elle soupçonne un crime lié à une mauvaise cohabitation des parents de l’enfant tué avec ses voisins, bien qu’elle souligne n’avoir pas encore fait d’enquêtes fouillées.

Cette organisation fait savoir que la police est descendue sur le lieu du crime avant d’arrêter certains suspects. La Fenadeb dénonce un crime indescriptible contre les enfants, inhabituel et contraire à la culture burundaise. « Le Burundi a connu des crimes, mais quand même, on observait le respect pour les enfants ».

Selon lui, c’est un crime horrible. Pour la Fenadeb, c’est un constant très déplorable. Ferdinand Simbaruhije rappelle le cas de Kelly Iteriteka, 5 ans, violée et tuée à Buterere, en mairie de Bujumbura.

Promesse d’un appui judicaire

Pour l’organisation Fenadeb, ces crimes perpétrés contre des enfants innocents sont tout simplement inexplicables. « Nous ne comprenons pas, cela dépasse l’imagination », indique le porte-parole.

La Fenadeb demande aux instances habilitées de mener des enquêtes minutieuses pour arrêter l’auteur de ce crime sans nom fait à un enfant de 4 ans à Matana.

L’administration est appelée à être plus vigilante. Que jusqu’à l’administration à la base, propose Fenadeb, tout le monde apporte sa contribution pour combattre ce fléau.

Son porte-parole rappelle que la vie est sacrée et demande à tout un chacun de protéger l’enfant. « Il n’est pas encore possible de le faire. » Pour lui, tout le monde est concerné, ce n’est pas une affaire des organisations de la société civile ou de l’administration uniquement.

La Fenadeb promet de soutenir la famille qui a perdu en mettant à sa disposition des avocats afin de l’assister et toquer à la porte des autres organisations pouvant compléter apporter d’autres appuis.

Forum des lecteurs d'Iwacu

1 réaction
  1. Il faut respecter la loi surtout aux enfants

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