EN

Environnement

Les usagers de la RN2 sont en détresse

24/11/2020 Cressia Dushime Commentaires fermés sur Les usagers de la RN2 sont en détresse
Les usagers de la RN2 sont en détresse
Vue latérale de la RN2 coupée, au niveau de la colline Mpehe.

La route nationale Bugarama-Gitega (RN2) s’est fractionnée en deux sur la partie reliant la zone Bugarama à la commune de Muramvya dans la nuit du 18 novembre. Les usagers de cette route se plaignent. Leurs activités quotidiennes risquent de s’arrêter, si rien n’est fait dans les plus brefs délais.

Non loin de la rivière Mubarazi, au niveau de la sous-colline Nyabuhurura, colline Mpehe, le canal des eaux en cet endroit s’est affaissé. Une buse s’est retrouvée engloutie dans un amas de gravats et de pierres, suite à des pluies abondantes qui se sont abattues dans cette localité dans la nuit du 17 au 18 novembre, aux environs de minuit, causant ainsi l’écroulement d’une partie de la RN2.

Les habitants de cette localité, les transporteurs publics ainsi que les commerçants empruntant, quotidiennement cette route, sont dans le désarroi total.

Une perte énorme pour les usagers de la route

Obligés de dévier par une route provisoire Bukeye-Kigoboye, les usagers se lamentent. « Nos marchandises ne sont plus fraîches au bout de quelques heures. De plus, si on emprunte la route provisoire de Kibogoye, le coût de transport grimpe, vu la longue distance à parcourir », s’indigne Claver, un vendeur de légumes à Bugarama. Ce dernier demande que cette route soit réhabilitée dans les plus brefs délais. Clovis Bigirimana, motard sur la RN2, abonde dans le même sens : « C’est très dur, nous avons dû passer dans la rivière. Nous nous sommes entraidé pour porter nos motos et traverser puisque la route provisoire est très glissante.» Tous craignent pour la survie de leurs activités génératrices de revenus.

En outre, les habitants des environs se disent inquiets du temps que la réhabilitation va prendre. Selon eux, les administratifs avaient vu les signes avant-coureurs de cette coupure de la route mais rien n’avait été fait jusque-là. « Les hauts dignitaires empruntent cette route. Ils voyaient que la route allait s’effondrer », fait savoir un habitant de la colline Mpehe. « On compte sur eux pour accélérer les travaux. Sinon nos écoliers seront contraints de passer par la rivière avec tout le risque de noyade», implore ce même habitant, compte tenu de la forte pression des eaux de la rivière pendant cette période pluvieuse.

Le ministre des infrastructures rassure

Face à cette situation, le ministre Déogratias Nsanganiyumwami tranquillise les habitants de cette localité ainsi que toute personne empruntant cette route. « Les travaux de réhabilitation d’une route transitoire ont déjà débuté. La route sera prête dans un délai allant de 4 jours à 1 semaine », informe le ministre des Infrastructures. A la question d’écourter le délai d’exécution de l’ouvrage à moins d’une semaine, M. Nsanganiyumwami affirme que les prévisions sont de la compétence de l’Agence routière du Burundi, compte tenu des fortes pluies risquant de retarder les travaux. Pour l’instant, des études géotechniques vont être menées en vue de réhabiliter la route.

Signalons que la route nationale Bujumbura- Kanyaru Haut (RN1) menace elle aussi de s’effondrer au niveau de la commune Mubimbi et de la colline Muberure, à environ 25 km à partir de la ville de Bujumbura.

Suite à la décision du CNC, vous ne pouvez ni réagir ni commenter cet article.

Lire le communiqué

A nos chers lecteurs

Nous sommes heureux que vous soyez si nombreux à nous suivre sur le web. Nous avons fait le choix de mettre en accès gratuit une grande partie de nos contenus, mais une information rigoureuse, vérifiée et de qualité n'est pas gratuite. Nous avons besoin de votre soutien pour continuer à vous proposer un journalisme ouvert, pluraliste et indépendant.

Chaque contribution, grande ou petite, permet de nous assurer notre avenir à long terme.

Soutenez Iwacu à partir de seulement 1 euro ou 1 dollar, cela ne prend qu'une minute. Vous pouvez aussi devenir membre du Club des amis d'Iwacu, ce qui vous ouvre un accès illimité à toutes nos archives ainsi qu'à notre magazine dès sa parution au Burundi.

Editorial de la semaine

Covid-19. L’heure est grave

Léandre Sikuyavuga Commentaires fermés sur Covid-19. L’heure est grave

« 41 nouveaux cas positifs ont été notifiés sur 1 242 tests réalisés, soit un taux de positivité de 3,3 %. Parmi ces cas, 35 sont de transmission locale, soit 85,37 % et 6 cas importés, soit 14,63 %. Ce (…)

Notre Web Radio sur What'App

1 Ajoutez le numéro suivant à votre liste de contacts de votre GSM : + 257 76 002 004

2 Ouvrez l'application WhatsApp et envoyez un message à ce numéro avec votre nom + la mention "abonnement".

3 Il n'y a rien d'autre à faire : nous nous occupons de l'activation de votre compte. Vous commencerez à recevoir nos émissions quotidiennes en direct sur votre smartphone.

Online Users

Total 1 250 users online