Culture

«Le domaine culturel, le parent pauvre au Burundi»

31/10/2019 Alphonse Yikeze Commentaires fermés sur «Le domaine culturel, le parent pauvre au Burundi»
«Le domaine culturel, le parent pauvre au Burundi»
Les représentants du club Intatana en conférence de presse.

Les représentants du club Intatana se disent convaincus que le secteur culturel n’est pas très valorisé. Un triste constat dressé à l’issue d’une conférence de presse animée ce vendredi 30 octobre à Bujumbura.

Les échanges se sont déroulés dans le cadre de la préparation du 10ème anniversaire de ce club qui sera célébré le 09 novembre prochain. En 10 ans d’activités, le président du club, Astère Ndihokubwayo, a révélé que le club a déjà représenté le Burundi dans plusieurs festivals sur le plan international: en Chine, en Ethiopie, à Goma, au Rwanda, en Côte d’Ivoire, en France (récent voyage effectué dans le cadre de l’inscription du tambour burundais dans le patrimoine mondial immatériel de l’UNESCO), …

La Coordinatrice du club Intatana, Lorraine Siboniyo, a avancé que le groupe est passé de 45 adhérents à sa création à 107 membres aujourd’hui. Et l’encadreuse de l’association, Christine Ndayizeye, de se féliciter que leur club a pris une large part dans «la diffusion des valeurs burundaises ancestrales auprès du jeune public».

Interrogés sur l’appui apporté au club et au secteur artistique et culturel en général, les dirigeants de l’association établissent un bilan négatif: «Nous sommes tristes d’observer que le domaine culturel est traité aux marges des votes budgétaires de la part du gouvernement», a dit Mme Ndayizeye. Et de préciser que si ce secteur serait pris au sérieux, il pourrait drainer des investisseurs étrangers intéressés par la culture burundaise et prêts à la financer.

A ses côtés, le président du club a renchéri: «Le club vit essentiellement de contributions des membres qui se payent aussi leurs tenues de prestations qui sont coûteuses. C’est étonnant d’observer que les étrangers sont plus fascinés par l’art et la culture burundaises que les Burundais eux-mêmes, souvent indifférents». Et de finir son propos en proposant une «vraie» professionnalisation de ce secteur souvent ramené à du ludique.

A la suite de M. Ndihokubwayo, Christine Ndayizeye a demandé aux autorités du pays de privilégier la compétence et la passion pour le champ d’action artistique et culturel dans le choix de nomination du ministre en charge de la culture. Elle a également sollicité un appui pour les clubs culturels tels les Intatana «qui œuvrent à éviter à des jeunes de sombrer dans la délinquance en les initiant au chant et à la danse traditionnels».

Petit regret pour Lorraine Siboniyo, beaucoup d’éléments de la culture burundaise sont devenus du folklore: «On ne voit aujourd’hui la danse du tambour que dans les fêtes de mariage. De même que la danse traditionnelle. C’est dommage». Au final, elle a exprimé le souhait d’un retour des ballets nationaux «qui offraient un éclat à l’expression culturelle burundaise dans le temps».

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