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Politique

Kafando : «Il faut un dialogue impliquant l’opposition en exil»

26/07/2017 Egide Nikiza 36

«L’Accord d’Arusha doit demeurer la norme de référence, la pierre angulaire», a déclaré Michel Kafando, envoyé spécial du secrétaire général des Nations unies au Burundi, ce mercredi 26 juillet, devant le Conseil de sécurité. Il souligne que tous les acteurs non-gouvernementaux qu’il a rencontrés lors de ses dernières consultations le reconnaissent et l’exigent.

L’envoyé spécial du secrétaire général des Nations Unies, Michel Kafando

Il est impératif, fait-il savoir, que Bujumbura accède à l’insistance des pays de la sous-région et de l’Union Africaine, appuyée par les Nations unies, d’aller au dialogue impliquant l’opposition exilée et celle de l’intérieur.
«C’est, à mon avis, à ce prix que nous parviendrons à instaurer la confiance entre les Burundais, à garantir des institutions crédibles, stables et démocratiques et à promouvoir la réconciliation nationale».

M. Kafando insiste sur la responsabilité de la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Est pour sortir le Burundi de la crise : «Les nouvelles perspectives et orientations que nous devons envisager pour le règlement de la situation du Burundi doivent converger vers une action commune et collective des dirigeants africains, et d’abord ceux de la sous-région, solidairement avec les Nations unies».

Il rapporte que la situation socio-économique se dégrade. «La conjoncture politique tendue dissuade l’engagement des investisseurs privés nationaux et internationaux». Cette situation entraîne des départs de populations vers les pays voisins, ce qui accroît indubitablement le nombre des réfugiés.

Sur l’aspect sécuritaire, il parle d’une amélioration depuis le début de l’année. «Tout semble calme à Bujumbura et la population vaque librement à ses occupations».

Avant d’ajouter : «Ces dernières semaines ont été marquées par des attaques à la grenade ayant occasionné plusieurs morts et blessés. Pour l’instant, les raisons de ces attaques n’ont pas été élucidées».

Forum des lecteurs d'Iwacu

36 réactions
  1. Fofo

    @Yves,
    Nous [ les raisons de ces attaques n’ont pas été élucidées], des gens qui tuent des innocents paisibles qui n’ont rien avoir avec leurs revendications, comment les appellent-on? « terroristes ». Nous en sommes déjà habitués, à tout passage d’une autorité étrangère à Bujumbura ou quand une rencontre sur le Burundi est annoncée ici et là, c’est le bon moment de sacrifier les innocents. Pas de revendication mais cela est suivi du mot « dialogue inclusif » sur touts les lèvres des détracteurs et leurs complices. Comprenez-moi, je ne suis pas contre une rencontre où tous les s’assoient pour discuter l’avenir de leur pays, je suis plutôt contre cette manœuvre de vouloir imposer cela, par tout moyen y compris le jet des grenades sur les innocents paisibles!

  2. Fofo

    @Yves,
    Nous [ les raisons de ces attaques n’ont pas été élucidées], des gens qui tuent des innocents paisibles qui n’ont rien avoir avec leurs revendications, comment les appellent-on? « terroristes ». Nous en sommes déjà habitués, à tout passage d’une autorité étrangère à Bujumbura ou quand une rencontre sur le Burundi est annoncée ici et là, c’est le bon moment de sacrifier les innocents. Pas de revendication mais cela est suivi du mot « dialogue inclusif » sur touts les lèvres des détracteurs et leurs complices. Comprenez-moi, je ne suis pas contre une rencontre où tous les s’assoient pour discuter l’avenir de leur pays, je suis plutôt contre cette manœuvre de vouloir imposer cela, par tout moyen y compris le jet des grenades sur les innocents paisibles!

  3. Karabona

    Par pitié, arrêtez avec ces idées extrémistes, comment allez-vous identifiez les Hutu et les Tutsi, vous allez mesurer leur nez, compter leurs vaches, faire leur généalogie, quid des “sang mêlés”, quid de ceux qui ne veulent pas être rangés d’un côté ou d’un autre, quid des citoyens burundais d’origine étrangère, quid des Tustsi qui militent pour le CNDD, quid des Hutu qui défendent les Tutsi, quid des Baganwa, quid des Batwa, quid des couples “mixtes”, quid de ceux qui ne savent pas qui ils sont, quid de ceux qui veulent rester unis envers et contre tout, quid des gens qui s’aiment, etc, etc, etc – si on ne sait pas vivre unis entre Hutu et tutsi, nous n’y arriverons pas séparément non plus, les Banyakarama vont se fâcher avec les Bahima, les Bashubi avec les Bajiji, les jeunes vont se fâcher avec les vieux, les femmes avec les hommes, les cléricaux avec les laïques, les traditionnalistes avec les modernes, etc, etc, etc, c’est notre intelligence qu’il faut développer au lieu de ressortir de vieilles idées d’extrême droite!

  4. Rurihose

    Tout ce baratin d Ayubu et consorts,
    Nkurunziza a besoun d’un subterfuge pour avoir son 4ème, 5ème et nème mandats.
    Tous les autres arguments, raisons ou justifications sont du vent, rirn que du vent.
    Donnez lui ses mandats et personne ne contestera plus Arusha

  5. Gacece

    Quand on parle de « Accord d’Arusha », tout Burundais qui connaît son histoire sait tout de suite qu’on fait référence aux quotas ethniques et au nombre maximal de mandats permis au président, 2. Le reste n’est que détail.

    Si Kafando dit que l’Accord d’Arusha doit rester la référence, il veut tout juste dire que s’il y a modification de la constitution, il faudra respecter les deux clauses précités.

    Mais il y a un hic! C’est qu’il est prévu, dans ce même accord, que ces références (surtout les quotas) soient appelés à être changées, si la situation le permet.

    La question n’est pas de savoir si la situation s’y prête, mais de nous demander :

    « Y aura-t-il un jour où il n’y aura plus quelqu’un pour s’assurer qu’un situation propice au changement de ces quotas n’arrive jamais? »

    Ma réponse à moi (seul!) est que ce jour n’arrivera jamais. Donc, mieux vaut les mettre devant le fait accompli, souveraineté oblige!

    Quelque fois le changement est plus efficace quand il est coercitif!

    S’il y a des gens qui pensent qu’une minorité doit avoir plus de droits, vis-à-vis de l’État, qu’une majorité, nous ne sommes pas encore sorti del’esclavage ou du colonialisme.

    Peu importe l’avis de qui que ce soit, tout le monde sait que ces quotas ethniques devrons un jour disparaître et que jusque-la, ils ne cesseront pas de nous pourrir la vie.

    Le plus tôt on s’en occupera, le mieux nous nous en porteront.

  6. Rurihose

    Tout ce baratin d Ayubu,
    C’est pour justifier que le président qui a fait du Burundi le payss le plus pauvre et le plus cortompu soit président à vie comme tous les autres potentats qui pullulent en Afrique
    Idi Amin, Bokassa, sekou Touré, Mobutu, Mugabe avaient des gens grassement soudoyés pour justifier leur règne calamiteux

  7. Ramazani

    @juju
    Je sais de qui Il s’agit : c’est ayuhu ou ayahu Jean Pierre ? Haha

  8. Jean Habonimana

    Mugenzi Nyakarundi. Avec tout le respect que je vous dois, je pense qu’un homme d’Etat, M. Bagaza, qui a dirigé le pays pendant 10 ans, qui connaît le pays de fond en comble, un militaire capable d’analyse stratégique, un penseur froid sans aucun sentimentalisme, est le plus indiqué pour proposer une solution que vous et moi. Et il l’a froidement proposée. Les deux pays Hutuland et Tutsiland partiront ainsi sur de nouvelles bases pour construire des Etats démocratiques respectueux de la personne humaine, avec tout ce qu’ils ont connu. Israël a bâti une société démocratique après le génocide nazi.

  9. Banza

    @Nyakarundi
    Wavuga mugabo uze uribuka ko hariho intumva.

  10. roger crettol

    @ Jean-Pierre

    ” Sur quel critère « Arusha » s’est-il basé pour décider que les minorités seront représentées à 40% ? De l’arnaque.”

    Une arnaque qui en vaut bien une autre ? Celle qui a conduit à valider le troisième mandat de votre indéboulonnable président ? L’arnaque annoncée par l’émouvante manifestation des Imbonerakure, le week-end dernier ?

    Le message transmis est très clair : s’il n’en tient qu’à la Jeunesse du Parti, la victoire de celui-ci sera aussi brutale qu’écrasante. On peut certainement faire conbfiance à cette Jeunesse du Parti pour mener à bien et à tout coût la mission qui lui a été assignée.

    Mais, dans le Paradis de la Secte CNDD-FDD, aucun nuage, aucune hésitation, pas le moindre petit remords ? Et au’on ne vienne pas mettre en balance les injustices et violences du passé, s’il vous plaît. Il s’agit de maintenant, de demain, de l’avenir du Burundi qui sera celui de vos enfants … Iront-ils à l’école en gilet pare-balles ?

  11. mayugi

    “Mais au-délà de ce fait, il n’existe pas des critères objectifs et rationnels par exemple un recensement national pour déterminer le nombre exact de Tutsi, de Hutu et de Twa” Pourtant tu sait qui tu es parmi ces trois. L’accord d’Arusha est ce qui te permet de t’agiter de la sorte tjrs sur ce site.

  12. Nyakarundi

    @Jean Habonimana Tu es ridicule mon cher, le problème du Burundi ne vient pas de la coexistence des hutu et tutsi sur le même sol, le vrai problème vient des politiciens qui utilisent l’origine éthnique comme base de leur pouvoir. C’est le même problème qu’on voit dans ton commentaire: tutsi massacrés en 1965, tutsi massacrable, créer le tutsiland, etc. Les hutu burundais te diraient que ce sont eux qui ont été génocidés en 1965, 1972, 1988, 1993, etc. Tu raisonnes comme ces politiciens, même si on crée ton tutsiland, les tutsi vont crier que ceux de Bururi veulent dominer, il y aura toujours quelque chose pour les diviser et créer des tensions entre-eux; même chose pour les hutu. Sans changement de la ligne politique toute solution proposée sera vouée à l’échec. L’extrêmisme qu’il vient des tutsi ou des hutu est un mauvais chemin à ne pas continuer bwana Habonimana, cira birarura. Uprona, frodebu, dd ont tous eu leur part dans la division du peuple burundais.

  13. Yves

    @Ayahu : avant les accords d’Arusha, il y avait la guerre civile. Depuis, il n’y en a plus eu. Il me semble dès lors que ces accords ont été un facteur de stabilisation du pays. Si déstabilisation il y a aujourd’hui, elle vient d’un groupe de personnes que vous soutenez contre vents et marées, bien décidés à remettre en question les fragiles équilibres obtenus. La réalité est donc l’exact contraire de ce que vous prétendez !

    Sortez du Burundi et vous constaterez que les mécanismes de surreprésentation des minorités sont fréquents à travers le monde. A Bruxelles, les flamands disposent de plus de 20% des sièges au parlement pour une population inférieure à 10%. En Pologne, la communauté sudète dispose d’une représentation volontairement surévaluée au parlement. En Iran, les communautés du livre (d’obédience chrétienne) disposent de 7 sièges, ce qui représente bien plus que le pourcentage qu’ils représentent en terme de population. Et vous trouverez des mécanismes similaires dans bien d’autres pays encore, comme la Colombie, l’Afghanistan, la Macédoine ou encore le Liban. Le point commun de ces pays ? Ils ont décidé de faire coopérer le plus harmonieusement possible les différentes composantes de leurs sociétés. J’imagine que la paix, l’harmonie, et le respect des minorités vous sont des notions totalement étrangères, mais il n’est jamais trop tard pour se les approprier…

  14. Ayahu Jean Pierre

    Oui, une constitution qui ne s’inspirera pas des accords d’Arusha. Au sein d’un même peuple, seul un pacte informel permet une bonne cohabitation. Ce fut absurde- je ne cesserai jamais de le dire- que des hommes et femmes quittent le Burundi, prennent le même avion, se rendent à Arusha pour aller apprendre à s’aimer et à cohabiter, et rentrent par après au Burundi, dans le même avion, et cohabitent dans les mêmes quartiers! Du n’importe qoui. Comme si dans ce pays, il n y a pas un peuple qui puisse prendre ses destinées en main. Dialogue interne et rien que ça!

  15. Ayahu Jean Pierre

    Les accords de Prétoria, me semble-t-il

  16. Mafero

    @Ruzoviyo: Si tu crois que le sauveur de votre parti c’est Magufuli, tu te trompes énormement de cible. Les Tanzaniens savent en effet se moquer des gens, par exemple recevoir un président d’une nation dans la poussière rougeâtre de Ngara, parce qu’il savait pertinement que l’eau de la Regideso se fait rare de l’autre côté de la frontière!

  17. juju

    Il y a, sur ce site, un commentateur avec lequel il ne faut pas dialoguer.

  18. Mthukuzi

    Arusha comme garde-fou et une sorte de garantie contre certains abus? Yes! On en a besoin. Mais Arusha comme loi fondamentale? Non, c’est une incongruité politico-judiciaire comme on en connaït à gogo dans notre cher Burundi. Je suis de ceux qui croient qu’il faudra un jour dépasser Arusha qui, selon moi, nous maintient dans une forme de transition qui ne dit pas son nom. Je note en plus qu’Arusha nous empêche de mettre en place un certain nombre de réformes nécessaires pour le bon fonctionnement de nos institutions.
    Cependant, un certain nombre de conditions doivent être réunies pour en arriver à cette époque que j’appelle post-Arusha. Il faudra d’abord que la nécessité d’Arusha comme garde-fou ne soit plus là. C’est-à dire des administrations publiques qui fonctionnent selon nos lois, loin des fameux “itegeko rivuye hejuru”. Egalité devant la loi, égalité des chances à l’embauche, sécuté, droits et libertés individuels assurés, etc. Or, au regard de la situation sécuritaire qui prévaut dans le pays et la manière dont les administrations publiques fonctionnent, les garanties fournies par Arusha restent une nécessité vitale.
    Le bon fonctionnement de l’Etat necéssite que celui-ci se conforme à UNE seule loi fondamentale, et, si besoin il y a, certains termes de l’Accord pourront être incorporés dans la constituion. En attendant, respectons ces Accords qui nous ont sortis de la guerre dont les séquelles sont encore visibles.

  19. RUGAMBA RUTAGANZWA

    RUZOVIYO: « Ce n’est pas une bataille sur les reseaux sociaux qui va disuader nkurunziza a negocier »!

    Je suis mille fois d’accord avec vous. Je n’ai jamais vu des despotes lâcher prise à cause des mots et autres embargos. Dans le cas du Burundi, ce sera même pire. Ce pouvoir est responsable de milliers d’assassinats ciblés, des centaines d’enlèvements et de disparitions forcées, des viols en pagaille et j’en passe… ! Ce pouvoir a créé une milice, en l’occurrence les Imbonerakure pour le moment surchauffée à blanc, une milice qui n’a plus peur de rien, y compris menacer publiquement de mort d’anciens hauts dignitaires du pays, sans que la justice, ou de ce qu’il en reste, lève son petit doigt, (j’ai cité Mr Domitien Ndayizeye), une milice dont le langage est de plus en plus direct, menaçant précis, carrément pré-génocidaire. Le problème est que la plupart des exactions sont documentées, connues. On sait avec plus ou moins précision qui a fait quoi… ! Ceci renforce le pouvoir dans sa volonté de ne rien céder par peur des poursuites judiciaires qui finiront un jour par tomber. Garder le pouvoir les retardera le plus possible. Par contre, les seules questions qu’on est en droit de se poser sont celles-ci- : jusqu’où le pouvoir en place est-il prêt à résister ? Dans quel état va-t-il laisser le Burundi, s’il décide de céder ? Je n’ai aucune réponse à donner dans l’un ou l’autre cas mais ce que je pense est que le pire est encore à venir

  20. RUGAMBA RUTAGANZWA

    @RUZOVIYO: “Ce n’est pas une bataille sur les reseaux sociaux qui va disuader nkurunziza a negocier”!

    Je suis mille fois d’accord avec vous. Je n’ai jamais vu des despotes lâcher prise à cause des mots et autres embargos. Dans le cas du Burundi, ce sera même pire. Ce pouvoir est responsable de milliers d’assassinats ciblés, des centaines d’enlèvements et de disparitions forcées, des viols en pagaille et j’en passe… ! Ce pouvoir a créé une milice, en l’occurrence les Imbonerakure pour le moment surchauffée à blanc, une milice qui n’a plus peur de rien, y compris menacer publiquement de mort d’anciens hauts dignitaires du pays, sans que la justice, ou de ce qu’il en reste, lève son petit doigt, (j’ai cité Mr Domitien Ndayizeye), une milice dont le langage est de plus en plus direct, menaçant précis, carrément pré-génocidaire. Le problème est que la plupart des exactions sont documentées, connues. On sait avec plus ou moins précision qui a fait quoi… ! Ceci renforce le pouvoir dans sa volonté de ne rien céder par peur des poursuites judiciaires qui finiront un jour par tomber. Garder le pouvoir les retardera le plus possible. Par contre, les seules questions qu’on est en droit de se poser sont celles-ci- : jusqu’où le pouvoir en place est-il prêt à résister ? Dans quel état va-t-il laisser le Burundi, s’il décide de céder ? Je n’ai aucune réponse à donner dans l’un ou l’autre cas mais ce que

  21. Karabona

    C’est tout de même grâce à cette “arnaque” que le parti CNDD a eu accès au pouvoir suprême en 2005!!!

  22. Jean Habonimana

    Est-ce qu’après un million de morts depuis 1965 et les milliers de jeunes tutsis massacrés, mutilés torturés, castrés, violés (les mamans devant leurs enfants, et les filles devant leurs pères), embastillés et exilés par les DD, pouvons-nous encore vivre ensemble ? Seule la partition en hutuland et tutsiland, comme proposé par l’Ambassadeur US, Melady, et approuvé par le président Bagaza, est la solution. C’est l’antisémite qui crée le juif, disait Jean-Paul Sartre, au Burundi c’est le génocidaire qui crée le tutsi. Si vous lui enlevez l’objet de sa haine, il n’y a plus de conflit. La petitesse du territoire n’est pas un frein. Le Liban est plus petit (10.000 km2, Maurice 2000km2 et pourtant le pays africain le plus riche après l’Afrique du Sud, ne parlons pas du Luxembourg, de Monaco, de Singapour, de Hong Kong etc. qui sont des puissances internationales). Nous sommes devenus par les atrocités infligées à la minorité honnie une nation, deux peuples. La cohabitation n’est plus possible si vous voulez que le petit peuple tutsi massacrable et exterminable à merci puisse vivre enfin dans la paix, sans le spectre des massacres cycliques qui emportent toutes leurs familles. C’est une question de bon sens.

  23. Fofo

    @Coburn,
    Qui est responsable de ces six jeunes burundais disparus aux états-unis? Malgré l’expertise et ses moyens la Police américaine n’a repéré que 2 sur 6. Tous les meurtres, toutes les disparitions c’est le Gouvernement qui en est responsable! Heureusement que celle-là s’est produite sur le Sol Américain, sinon les détracteurs allaient en obtenir un argument de propagandes.

  24. Ramazani

    @ayahu
    Avez vous un autre texte à nous proposer? Vous ne faites pas mieux que le gouvernement en place qui veut remettre en cause un document aussi fondamental de manière unilatérale!!! Vous ne faites nullement avancer le débat. Les accords d’arusha ne sont pas parfaits mais ils sont la seule réference valable . On ne peut pas les modifier unilatéralement : il faut de réunir autour d’une table de négociations. Point barre.

  25. Yves

    @Ayahu : avant les accords d’Arusha, il y avait la guerre civile. Depuis, il n’y en a plus eu. Il me semble dès lors que ces accords ont été un facteur de stabilisation du pays. Si déstabilisation il y a aujourd’hui, elle vient d’un groupe de personnes que vous soutenez contre vents et marées, bien décidés à remettre en question les fragiles équilibres obtenus. La réalité est donc l’exact contraire de ce que vous prétendez !

    Sortez du Burundi et vous constaterez que les mécanismes de surreprésentation des minorités sont fréquents à travers le monde. A Bruxelles, les flamands disposent de plus de 20% des sièges au parlement pour une population inférieure à 10%. En Pologne, la communauté sudète dispose d’une représentation volontairement surévaluée au parlement. En Iran, les communautés du livre (d’obédience chrétienne) disposent de 7 sièges, ce qui représente bien plus que le pourcentage qu’ils représentent en terme de population. Et vous trouverez des mécanismes similaires dans bien d’autres pays encore, comme la Colombie, l’Afghanistan, la Macédoine ou encore le Liban. Le point commun de ces pays ? Ils ont décidé de faire coopérer le plus harmonieusement possible les différentes composantes de leurs sociétés. J’imagine que la paix, l’harmonie, et le respect des minorités vous sont des notions totalement étrangères, mais il n’est jamais trop tard pour se les approprier…

  26. Yves

    @Fofo : c’est bien beau de citer les parties d’un discours qui vous arrangent mais M. Kafando de rajouter juste après «Ces dernières semaines ont été marquées par des attaques à la grenade ayant occasionné plusieurs morts et blessés. Pour l’instant, les raisons de ces attaques n’ont pas été élucidées». Bien entendu, vous ne mentionnez pas non plus son souhait d’inclure TOUTES les composantes burundaises dans le dialogue nécessaire pour surmonter la crise du troisième mandat. Mais faire preuve d’un minimum d’honnêteté intelletuelle est sans doute trop vous demander 😉

  27. Leon

    Kafando n’avait pas besoin de lire l’accord d’Arusha, il a eu des entretiens avec les garants de ces accords, qui lui ont expliques de quoi il s’agit.
    Je pense que Museveni et Mkapa sont quand même bien informer sur ce sujet

  28. Ayahu Jean Pierre

    «L’Accord d’Arusha doit demeurer la norme de référence, la pierre angulaire» selon Monsieur Kafando, en espérant qu’il a eu le temps de le lire. Je dois avouer qu’il est indigeste mais au-délà, il contient autant accords qu’il y a autant de réserves sur les mêmes accords. Allez-y comprendre quelque chose de ces accords. Dans ces “accords/désaccords”, chacun acteur cherche à exploiter les dispositifs qui l’arrangent et là, cela devient compliquer. Quand le sénat et autres institutions cherchent réellement à vérifier si les équilibres dans tel ou tel service sont respecté, les uns crient à un décompte ethnique en vue de nuire!
    Ces “accords/désaccords” sont une arnaque.
    Qui est tutsi, hutu et twa et qui ne l’est pas? J’ai appris que telle famille sur ma colline est tutsie ou hutue. C’est un fait. Mais au-délà de ce fait, il n’existe pas des critères objectifs et rationnels par exemple un recensement national pour déterminer le nombre exact de Tutsi, de Hutu et de Twa pour pouvoir déterminer et attribuer les quotas justes et équitables. Sur quel critère “Arusha” s’est-il basé pour décider que les minorités seront représentées à 40% ? De l’arnaque.
    Ces accords/désaccords ont été un déni de la démocratie et ont inauguré l’ère de l’instabilité politique et chronique au Burundi.Il suffit de contester les élections, de crier plus que l’autre pour imposer des négociations.
    Ces accords/désaccords ont été tout sauf la stabilisation du pays.

  29. Habwawihe Pierre Claver

    Finalement à qui appartient le Burundi? A tout le monde je pense, aussi bien à Sinduhije qu’à Bunyoni, tout comme à Pacifique et à Pierre Nkurunziza.
    Je ne vois pas de quel droit en camp voudrait discriminer un autre dans le sens de dire je suis là, je suis assis, et toi tu n’as pas droit de me demander ce que je fais. Je pense que les acteurs actuels bien installés au soleil de Bujumbura devraient être un peu supputateurs. Il faut qu’ils sachent regarder devant et en quelque sorte prévoir l’avenir. Seul un enfant n’a que 3 dimensions de penser: Il voit : MOI, MAINTENANT ICI. Impossible de voir que les autres existent: C’est le moi. Inutile de penser qu’il y a eu un “hier” et qu’il y aura un “demain”. C’est le maintenant. Incapable de voir voir qu’il existe d’autres mondes. C’est le “ici”. C’est ce que fait le pouvoir d’aujourd’hui au Burundi

  30. Bundes

    @ Kiradodora
    Eka uri kiradodora nyene! ! Le dialogue avec les opposants en exil est la seule voie vers une paix durable atari aho ibintu bizoyangara tôt ou tard kandi nawe bazogutoza intoke uravye nabi! !

  31. Ruzoviyo

    @kiradodora, ndagutahura gose. .uti on dialogue avec qui. .pas avec une opposition qui a une opposition en son sein certainement. Le pouvoir DD est en position de force le seul language qui puisse l emmener a negocier c est l equilibre des forces. Dawa ya moto ni moto ibindi ni blabla. L autre chose qui puisse emmener nkurunziza au dialogue c l embargo et ca magufuli ne peut pas le faire en moins qu il en soit disuader..jusqu es la ntacombona. Ngo carabavunye iyo kibavuna muba mwaratsinze ingwano muga naho mutayitsinze mwarayitanguje…mushime arusha yakibahaye nyabuna. Abandi nabo nibacubwenge ..kiragwanirwa.c pas une bataille sur les reseaux sociaux qui va disuader nkurunziza a negocier.

  32. Coburn

    Oui rentrer au burundi pour apres disparaitre/mourir sans que l’on puisse savoir qui est responsable de ces meutres ou disparition.
    Qui a tue hafsa mosi?
    Ou sont mr ntasano et bigirimana jean
    Ou sont passes tous ces gens qui disparaissent sans laisser de trace?
    Le Burundi serait devenu un trou noir sur terre?

  33. Rurihose

    Celui qui a fait du Burundi le pays le plus corrompu et le plus pauvre devrait demander pardon aux burundais

  34. Yves

    @ Kiradodora : c’est à la lecture de commentaires de ce genre que l’on mesure l’ampleur du lavage de cerveau opéré sur la majorité des iDDolâtres. Ils en viennent à trouver naturel de traiter tous ceux qui ne sont pas d’accord avec eux de “radicaux”, alors que ce sont eux qui, de la manière la plus radicale qui soit, refusent toute forme de dialogue. Etrange inversion de la réalité…

  35. Fofo

    [Ndlr: Sur l’aspect sécuritaire, il parle d’une amélioration depuis le début de l’année. «Tout semble calme à Bujumbura et la population vaque librement à ses occupations».], huuuuu!

    Entre M. Kafando et la FIDH et ses alliés qui sera écouté par la “Communauté Internationale”??? J’ai peur qu’il risque d’être démis de cette fonction avant la fin de son mandat car il vient de remettre en cause tous les rapports des organisations qui ne cessent de répéter que la situation sécuritaire est alarmante, dans une dynamique génocidaire imaginaire!

  36. Kiradodora

    Le dialogue sur quoi, avec qui et où? A ce qui est visible il n’y a pas de vrais interlocuteurs dans l’opposition, ils ne savent pas sur quoi dialogue (ils disent qu’ils veulent le départ de Nkurunziza mais ce n’est pas un sujet à dialoguer), ils veulent faire des négociations à Arusha mais Nkurunziza leur a signifié que le dialogue se fera au Burundi car il n’y a pas de raisons pour perdre son temps à Arusha. Je crois que ce mr Kafando s’est trompé dans ses conclusions car aucun dialogue avec les radicaux ne va pas se faire! Mr Pacifique et consorts, oubliez le mot dialogue et demandez pardon aux burundais pour les maux que vous avez causés, puis rentrez au bercail.

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