Les chances sont minimes pour la journaliste Sandra Muhoza et le blogueur Kenny Claude Nduwimana de bénéficier d’une grâce présidentielle. Dans sa conférence de presse tenue ce lundi 01 décembre à Ntare House, le chef de l’Etat burundais a, à demi-mot, fait savoir qu’il faudrait bien analyser leurs dossiers et voir si les infractions commises sont en rapport avec leur profession.
« Il faut bien étudier leurs dossiers pour statuer sur leur éligibilité et surtout il faut d’abord s’assurer que leurs affaires ne s’écartent pas de l’exercice de leur métier », a répondu le président Ndayishimiye à la demande d’une grâce présidentielle pour ces deux journalistes poursuivis pour « atteinte à l’intégrité du territoire national », et « aversion raciale » pour Sandra Muhoza.
Si les raisons de leur emprisonnement sont des infractions qui n’ont rien à voir avec leur profession, a-t-insisté, il se pourrait qu’ils ne soient pas éligibles à la grâce présidentielle.
Selon lui, les dossiers de ceux qui ont bénéficié d’une grâce présidentielle comme l’affaire Floriane Irangabiye, ont été minutieusement passés à la loupe. « Et les critères sont formels, il faut suivre la loi ».
Comme Neva (surnom du Président Evariste Ndayishimiye), en tant qu’individu, a-t-il souligné, je peux leur accorder mon pardon mais comme président de la République, je dois respecter la loi et voir si cette grâce présidentielle ne comporte pas de risque.
« Il y a d’autres détails que les gens ignorent et il y a d’autres infractions que certains prisonniers peuvent commettre étant même en détention. Ce qui complique la donne », a tenu à préciser le président de la République.
Il semblait ne pas connaître l’affaire Sandra Muhoza dont la demande de libération de cette journaliste a été rejetée par la Cour d’Appel de Ngozi qui a décidé de la maintenir en détention.
Le chef de l’Etat a dû se faire briefer par l’ancienne porte-parole du parti au pouvoir. Elle lui a expliqué qu’il s’agit de la journaliste qui a affirmé via WhatsApp qu’il y a eu distribution d’armes blanches par le CNDD-FDD et qu’elle connaissait des cas.








