Jeudi 26 mars 2026

Société

Ubaka Nation Group et l’Etat : Un partenariat qui perdure avec Ubaka Landmarks

27/02/2026 2
Ubaka Nation Group et l’Etat : Un partenariat qui perdure avec Ubaka Landmarks
Fablice Manirakiza : « Les travaux, c’est pour bientôt »

L’adoption du projet de partenariat public-privé pour la construction du Centre commercial Buja City Plaza (ex-Marché central de Bujumbura) a suscité des spéculations sur un éventuel retrait de Ubaka Nation Group. Cette entreprise était initialement chargée de la reconstruction avant le partenariat avec l’Etat. Le patron d’Ubaka Nation Group assure que sa société demeure pleinement impliquée dans le projet.

Le Projet de contrat de partenariat public-privé pour la conception, le financement, la construction et l’exploitation du Centre Commercial Buja City Plaza sur le site de l’ex-marché central de Bujumbura entre l’Etat du Burundi et la société de projet « UBAKA Landmarks », présenté par le Ministre des Finances, du Budget et de l’Economie Numérique figurait parmi les dossiers analysés lors du Conseil des ministres du 25 Février 2026.

Ce contrat est à conclure entre l’Etat du Burundi et une Société Mixte dénommée « UBAKA Landrmarks ». Cette société mixte est constituée par la Banque d’Investissement pour les Jeunes (BIJE) qui représentera l’Etat du Burundi, et le Fonds « One Africa Investment Fund ».

Cette entente va s’étendre sur une durée de 27 ans dont 3 ans pour la construction et 24 ans pour d’exploitation commerciale.
Suite à ce contrat, ceux qui avaient investi leurs actions dans la société Ubaka Nation Group se demandaient si celle-ci serait remplacée par Ubaka Landmarks.

Contacté à ce sujet, son président, Fablice Manirakiza a assuré qu’il s’agit plutôt de deux actionnaires : BIJE et One Africa Investment Fund, et que le partenariat entre l’État et Ubaka Nation Group existe toujours.
Selon lui, l’État réalisera le partenariat à travers BIJE, tandis que One Africa Investment Fund constitue un fonds d’Ubaka Nation Group destiné aux actionnaires souhaitant participer à ce projet. Ce fonds aura pour mission de collecter les ressources financières nécessaires à la construction du marché.

Concernant la date de début des travaux, M. Manirakiza précise qu’aucune date n’a encore été fixée, mais que cela devrait commencer sous peu. Ils attendaient uniquement la conclusion du contrat. « Comme le contrat a été adopté, il ne reste plus que sa signature », a-t-il déclaré.
Il précise également que 20 milliards de francs burundais sont déjà disponibles du côté de l’État, tandis que 10 milliards de francs burundais sont mobilisés par le fonds One Africa Investment Fund.

Pour lui, cette somme est suffisante pour commencer déjà le projet et que d’autres financements seront mobilisés pour assurer la poursuite et l’achèvement du projet.

Forum des lecteurs d'Iwacu

2 réactions
  1. arsène

    Mon commentaire a-t-il été censuré?

  2. arsène

    « […] Fablice Manirakiza a assuré qu’il s’agit plutôt de deux actionnaires : BIJE et One Africa Investment Fund, et que le partenariat entre l’État et Ubaka Nation Group existe toujours. »

    Il est difficile de comprendre. Lors de ses différentes interventions, M. Fablice Manirakiza, parlait d’actions vendus aux actionnaires, résidents au Burundi ou membre de la diaspora respectivement en BIF et USD. Selon lui, One Africa Investment Fund était une société destinée à la gestion des fonds collectés. La question que je me pose: One Africa Investment Fund dispose-t-elle de fonds propres, c’est-à-dire, des fonds autres que les sommes collectées à travers la vente d’actions?

    Je me permets de rappeler que le 22 novembre 2025, Fablice Manirakiza disait ceci au Journal Iwacu: «la création d’une société mixte dans le cadre du partenariat Public-Privé ne modifie pas la composition des investisseurs. « Les actionnaires demeurent les mêmes » et « leurs actions sont en sécurité. »

    Concernant le financement, le montant du budget a varié mais globalement, on peut retenir celui de 400 millions USD (source: https://www.africa-press.net/burundi/economie/polemiques-autour-de-la-reconstruction-du-marche-central ) l’équivalent en BIF fluctuant en fonction du taux de change quoique il ait ait souvent articulé le chiffre de 540 milliards. Il y a également un entretien où il parle de 100 millions USD. Qu’à cela ne tienne.

    « ll [F. Manirakiza] précise également que 20 milliards de francs burundais sont déjà disponibles du côté de l’État, tandis que 10 milliards de francs burundais sont mobilisés par le fonds One Africa Investment Fund. » (Un constat est ici à souligner: les fonds ne sont pas mobilisés par l’actionnaire One Africa Investment Fund).

    Le projet dispose ainsi de 30 milliards après plus de deux ans de collecte de fonds, soit 18% du budget.

    Aujourd’hui, il prévoit l’exécution du projet en 3 ans alors que moins de 20% du budget sont disponibles. Or, lorsqu’il parlait du délai dans l’hypothèse de disposer de tout le budget nécessaire, il promettait que les travaux seraient terminés et le marché fonctionnel dans 5 ans (c’était le 24 septembre 2024), ensuite, il promettait que le projet prendrait entre 5 et 8 ans ( c’était le 12 février 2025). Curieusement, sans budget, le projet se terminera en 3 ans.

    J’y vois une dissonnance cognitive de la part de M. Fablice Manirakiza: son discours de reflète pas ses convictions.

    « Cette entente va s’étendre sur une durée de 27 ans dont 3 ans pour la construction et 24 ans pour d’exploitation commerciale. […] Il précise également que 20 milliards de francs burundais sont déjà disponibles du côté de l’État, tandis que 10 milliards de francs burundais sont mobilisés par le fonds One Africa Investment Fund. »

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