Plus d’un an après le lancement des travaux préparatoires pour la construction de Buja city plaza sur le site de l’ex-marché central, le chantier reste au point mort. Malgré les promesses initiales d’Ubaka Nation Group de financer seul la reconstruction, le gouvernement vient d’annoncer un partenariat Public-Privé pour relancer un projet devenu symbole de lenteurs, d’incertitudes et de méfiance citoyenne.
Le 11 novembre 2025, le Premier ministre Nestor Ntahontuye a réuni les responsables d’Ubaka Nation Group, l’entreprise chargée de reconstruire l’ex-marché central de Bujumbura, en présence du ministre des Infrastructures, des Logements sociaux, des Transports et de l’Équipement, Jean-Claude Nzobaneza, ainsi que du ministre des Finances, du Budget et de l’Économie numérique, Alain Ndikumana.
À l’issue de cette rencontre, le chef du gouvernement a annoncé la mise en place d’une société mixte dans le cadre d’un Partenariat public-privé (PPP), censée relancer le dossier de la reconstruction de l’ex-marché central de Bujumbura.
Cette déclaration marque toutefois une rupture notable avec les engagements pris un an plus tôt par Fablice Manirakiza, le patron d’Ubaka Nation. En juillet 2024, lors de la semaine dédiée à la diaspora dans l’ex-province de Kayanza, il avait en effet assuré au président de la République, Évariste Ndayishimiye, qu’il pouvait reconstruire l’ex-marché sans recourir au financement de l’État.
Il affirmait pouvoir ériger cinq complexes ainsi qu’une tour de 30 étages, uniquement grâce aux contributions du public et de la diaspora.
Fort de cette promesse, une convention préliminaire avait été signée le 2 septembre 2024 entre le ministre en charge des Infrastructures de l’époque, Dieudonné Dukundane, et Fablice Manirakiza, pour la mise à disposition du terrain.
Ubaka Nation disposait alors de six mois pour prouver sa capacité financière et finaliser les études techniques exigées par l’accord présidentiel.
Dans la foulée, l’entreprise avait lancé une collecte de fonds, proposant une action à 103 000 FBu pour les résidents et à 100 USD pour la diaspora.
Le 16 septembre 2024, les travaux de préparation du terrain, consistant au retrait des débris avaient débuté, suscitant un élan d’espoir. Mais ce mouvement s’est rapidement essoufflé : le chantier s’est figé avant de s’arrêter complètement, plusieurs mois durant.
Au cours de la Table ronde des investisseurs qui s’est tenue à Bujumbura les 5 et 6 décembre 2024, la reconstruction du marché figurait parmi les grands projets du gouvernement, avec un coût estimé à 400 millions USD. À cette occasion, la question de savoir qui allait réellement exécuter ce projet a commencé à se poser.
Les citoyens perdent confiance
Alors que plus de deux milliards de FBu ont été dépensés pour le déblaiement de l’ex-marché central, le site présente aujourd’hui un visage inchangé. Le terrain reste entièrement clôturé, sans aucun accès ni activité visible à l’intérieur.
Autour du périmètre, la vie continue comme si de rien n’était. Des vendeurs s’installent le long de la clôture et écoulent leurs marchandises au milieu du va-et-vient des passants. Aucun indice ne laisse penser que les travaux pourraient reprendre prochainement, pas même un signe annonciateur d’une nouvelle mobilisation sur le chantier.
Selon Jackson Tuyishimire, qui travaille à proximité, de nombreux citoyens ont perdu espoir dans ce projet. « Les gens estiment que les promesses annoncées n’ont pas été suivies d’effets », faute d’avancées visibles sur le terrain.
Il rappelle que, lors du lancement des travaux de déblayage par Ubaka Nation, un véritable élan s’était formé. « Il y avait du mouvement, de la volonté », mais cette dynamique s’est progressivement éteinte, jusqu’à un arrêt total depuis plusieurs mois.
Jackson reconnaît qu’il aurait souhaité acheter des actions, affirmant qu’il aurait pu investir « cent ou deux cents mille FBu » malgré sa situation modeste. Mais l’attente prolongée et les promesses répétées d’un démarrage imminent « depuis plus d’un an » l’ont rendu méfiant.
Aujourd’hui, dit-il, il hésite toujours et avoue avoir « perdu confiance ».
A.N., résident de la commune Mugere et utilisateur du parking qui dessert les quartiers du sud de Bujumbura, déplore l’arrêt des travaux et ses conséquences sur le quotidien des habitants : « Au début, nous étions contents de voir les travaux de réhabilitation de l’ex-marché central, même si nous avons perdu les toits qui nous servaient d’abri lorsqu’il pleuvait. Aujourd’hui, avec la crise du carburant et les travaux à l’arrêt, nous n’avons plus où nous mettre à l’abri. Nous sommes doublement pénalisés, mais j’espère que cette fois, le projet se réalisera correctement. »
De son côté, Vianney Niyomwungere confirme la stagnation du chantier : les travaux sont à l’arrêt depuis des mois et personne ne sait quand ils reprendront.
Toutefois, il garde l’espoir que le marché, une fois reconstruit, deviendra une véritable aubaine pour de nombreux Burundais, notamment pour lui qui travaille comme portefaix depuis plus de dix ans. « Avant son incendie en 2013, je gagnais bien ma vie grâce à mon travail. J’espère que cette fois-ci, les travaux vont sérieusement commencer. »
Réactions
Fablice Manirakiza : « Les actionnaires demeurent les mêmes »
Le patron d’Ubaka Nation Group, Fablice Manirakiza, se veut rassurant quant à l’avenir du projet. Il affirme que la création d’une société mixte dans le cadre du partenariat Public-Privé ne modifie pas la composition des investisseurs. « Les actionnaires demeurent les mêmes » et « leurs actions sont en sécurité. »
M. Manirakiza promet que les travaux de reconstruction débuteront très bientôt. Selon lui, une conférence de presse prévue dans les prochains jours, apportera de nouvelles précisions. Il précise également qu’une levée de fonds sera lancée prochainement pour financer la poursuite du projet.
Gabriel Rufyiri : « Le projet manque de transparence et d’études préalables »
Pour le président de l’Olucome, le projet de reconstruction de l’ex-marché central souffre d’un sérieux déficit de transparence.
Il affirme qu’« aucun principe de bonne gouvernance ne semble avoir été respecté », estimant qu’aucune étude préalable crédible n’a été réalisée avant l’attribution du chantier.
Selon lui, le marché central, qui avant son incendie de 2013 représentait près de 20 % du PIB national, d’après l’expert en économie Donatien Bihute, constitue un patrimoine public stratégique.
À ce titre, sa reconstruction devrait impérativement s’appuyer sur une expertise solide, idéalement assurée par une société internationale ayant déjà fait preuve de compétences avérées.
D’après M. Rufyiri, l’un des problèmes récurrents dans le pays est la mise en œuvre de politiques « non étudiées », souvent lancées sans analyses scientifiques ni recours à des experts.
Il cite, entre autres, les politiques du charroi zéro, de la gratuité des soins ou encore des subventions agricoles. Bien qu’importantes, ces initiatives échouent fréquemment en raison d’un manque de préparation. Pour lui, le projet de réhabilitation de l’ex-marché central de Bujumbura s’inscrit exactement dans cette même logique de « tâtonnement ».
Le président de l’Olucome insiste sur le fait que son organisation ne s’oppose pas à l’attribution du marché à une entité particulière, mais qu’elle s’intéresse avant tout au processus : études techniques, appel professionnel et transparent à des entreprises nationales ou étrangères, respect des standards internationaux, et publication des informations liées au financement.
Il se dit également étonné par certaines données financières, notamment le coût annoncé du déblayage, estimé à deux milliards de FBu, qu’il juge « anormal » et digne d’interrogations.
Il affirme par ailleurs ne pas savoir si Ubaka Nation a tenu « une assemblée générale » pour informer publiquement les contributeurs ou présenter la nouvelle dynamique du projet.
Selon M. Rufyiri, l’ensemble du processus devrait être revu selon les principes de bonne gouvernance, car « le marché central est un bien public, un patrimoine national » qui nécessite une gestion exemplaire.
Faustin Ndikumana : « Plusieurs zones d’ombre persistent »
Selon le directeur national de l’organisation Parole et action pour le réveil des consciences et l’évolution des mentalités (Parcem), le recours au Partenariat public-privé (PPP) pour reconstruire l’ex-marché central soulève plusieurs inquiétudes majeures. Il estime que ce type de contrat, très complexe et techniquement exigeant, ne devrait jamais être engagé sans une solide préparation juridique, institutionnelle et financière.
D’après lui, un PPP est normalement une solution permettant aux gouvernements de financer de grands équipements publics dont le coût dépasse les capacités de nombreux pays en développement, comme le Burundi.
Ce mécanisme est censé mobiliser des ressources financières et humaines afin de garantir des services publics de qualité. Mais il requiert une maîtrise technique importante et un accompagnement professionnel, notamment par des structures spécialisées ou des maisons de conseil.
M. Ndikumana souligne cependant que, dans le cas de la reconstruction du marché central, plusieurs zones d’ombre persistent. Il note que le partenariat envisagé démarre avec une entreprise encore en phase de création, dont le capital n’est pas clairement établi ni entièrement mobilisé.
La collecte d’actions, selon lui, ne représente qu’un capital de démarrage qui devrait être complété par d’autres sources de financement encore non précisées. La capacité technique d’Ubaka Nation n’est pas non plus démontrée de manière convaincante pour un projet de cette ampleur.
Il ajoute que le contrat du PPP n’a pas été rendu public, que les rôles de chaque partie ne sont pas clairement définis et que les avantages ou dividendes attendus ne sont pas explicités. Pour lui, cette absence de transparence et de précision expose le projet à d’importants risques financiers et opérationnels.
Selon le directeur national de la Parcem, un tel partenariat devrait être envisagé uniquement si toutes les subtilités juridiques et techniques sont maîtrisées. Il estime qu’au besoin, un appel d’offres international devrait être organisé afin de sélectionner une entreprise véritablement qualifiée, capable de mener à bien une infrastructure d’une telle envergure et d’éviter des complications graves en cours d’exécution.
L’économiste rappelle enfin que le gouvernement, dans sa stratégie nationale de coopération, s’était engagé à promouvoir les PPP tout en garantissant un cadre juridique et institutionnel solide pour rassurer les parties prenantes.
Il considère donc essentiel que les autorités fassent preuve de transparence et de rigueur afin d’atténuer les risques inhérents à ce type de contrat, pour éviter d’importantes pertes à long terme.





Bujumbura vient d’avoir son premier mall (SANS RECOURIR AU PARTENARIAT PUBLIC-PRIVE).
« Ce 27 novembre 2025, le Kaze New Trade Center (KNTC) a ouvert ses portes au public lors d’une soirée inaugurale très attendue. Hommes d’affaires, représentants d’institutions publiques et privées, entrepreneurs et résidents ont répondu présents.
Durant son allocution, Ali Hussein , le PDG de KNTC, a présenté l’ensemble des services disponibles à savoir l’ alimentation, restaurant & bar, coffee shop avec barista, sauna, espaces professionnels et deux appartements intégrés.
Le public a également été informé de la capacité énergétique du Mall, entièrement alimenté par des panneaux solaires et un groupe électrogène… »
https://www.facebook.com/100064353356785/posts/1288016233353476/
Au Rwanda le complex Kigali Heights a ete construit par le secteur prive (SANS QUE L’ETAT S’EN MELE AVEC UN PARTENARIAT PUBLIC-PRIVE).
» Premier Retail & Leisure Destination
Kigali Heights offers 5,500m² of exceptional and flexible retail space, with units ranging from 50m² to 1,500m²…. ».
https://kigaliheights.com/the-building/
« Kigali Heights, a commercial complex that was until recently owned by Fusion Capital Group, has been acquired by Yyussa Company in a transaction that developers say was worth $31.8 million (about Rwf42.8 billion).
Fusion Capital Group, a Kenyan and UK-owned real estate firm, led the financing and development of the site, completing work in 2016 and the building was opened for trading on December 5…
Yyussa Company Limited, which acquired the complex, is a local real estate firm, led by Yusuf Kalinganire… »
https://kigaliheights.com/fusion-capital-sells-kigali-heights-complex-at-32-million/
Je me permets de demander à Iwacu d’inviter M. Fablice MANIRAKIZA afin qu’il parle du projet et éclaire les « actionnaires » (ou du moins ceux qui ont acheté des actions).
Je me permets également de recopier le commentaire que j’ai fait à l’article d’Iwacu intitulé « Reconstruction de l’ex-marché central de Bujumbura: Polémiques » du 11 février 2025 et supplie Monsieur Fablice Manirakiza, au cas où il le lirait, d’y réagir.
arsène
24.09.2024
Le journal Iwacu écrivait: « Le patron d’Ubaka nation group promet que dans 5 ans, le marché tant attendu sera fonctionnel. Il précise qu’il comprendra plusieurs espaces dont un bâtiment en étages de 30 niveaux. […] Il laisse espérer que 8 ans après la réhabilitation, les investisseurs auront déjà récupéré tout ce qu’ils auront mis comme actions. »
12.02.2025
« Tout cela sera réalisé entre 3 et 8 ans. Sans doute que tout cela va bien se passer. […]
Supposons qu’on nous accorde 30 ans d’exploitation. Par exemple, après la construction, nous parvenons à récupérer notre capital en 5 ou 10 ans. »
J’ai lu différents articles et écouté plusieurs interventions du patron de l’entreprise Ubaka Nation Group. J’ai constaté beaucoup d’approximations et de contradictions dont certains figurent dans un commentaire que j’ai posté après la publication de l’article d’Iwacu le 24 septembre 2024.
J’aurais souhaité avoir tort. J’exprimais mes doutes quant à la capacité et les compétences techniques de cette entreprise. Aujourd’hui, M. Manirakiza dit qu’il a déjà commencé à payer des voyages d’étude à ses ingénieurs pour aller s’inspirer de ce qui se fait à Dubaï. Ici peut-être que je dois me rappeler qu’il disait que le Burundi serait comme Dubaï dans quelques années.
J’exprimais mes doutes quant au coût du projet: les chiffres étaient avancés alors que M. Manirakiza disait n’avoir pas encore fait faire les études. Il promettait que le budget serait réuni en un mois. Aujourd’hui, soit six mois plus tard, il dit avoir déjà réuni 1/100ème. Pourtant, il dit être à 150% sûr qu’il va réunir cent millions de dollars. Pour mieux convaincre, il a un argument béton: » c’est un projet de Dieu ». C’est exactement ce que disait M. Édouard Nduwimana, alors ministre de l’intérieur au moment de l’incendie: c’était la volonté divine qui a conduit à l’incendie afin que fut construit un marché moderne. Merci M. Manirakiza, vous par qui la prophétie se réalise. Seulement, à ce rythme, la mobilisation des fonds risque de prendre des décennies mais c’est le propre de la prophétie quand elle n’est pas auto-réalisatrice. Dans Mat. 24:34, Jésus dit « Cette génération ne passera pas avant que tout cela n’arrive ». Voici que quasiment 2000 ans viennent de se passer. Je crais que le projet du marché central n’emprunte la perspective des prophéties, car, me semble-t-il, la représentation que se fait le patron d’Ubaka Nation Group ne pourra en aucun cas participer à la production de la réalité. J’aimerais bien avoir tort.
Je suis surpris par cette phrase: « Supposons qu’on nous accorde 30 ans d’exploitation… ». Au fait, l’entrepreneur ne sait pas à combien d’années d’exploitation auront droit les investisseurs! Une information aussi importante peut-elle ne pas figurer dans le contrat?
Une dernière question qui ne figurait pas dans mon commentaire:
Maintenant que les termes du contrat ont changé et que finalement l’État devient partenaire, sera-t-il encore question de remettre cette hypothétique infrastructure à l’État après un certain nombre d’années?
Merci Arsène d’avoir pris le temps de rappeler à Iwacu ce qui a été écrit il y a plusieurs mois.
Le jeune Fablice est partout sur YouTube, parlant de tout et de rien avec des images de bâtiments de toutes sortes générées par IA. Dans un pays qui peine à s’approvisionner en combustibles fossiles pour sa population.
Vous voyez, avec un smartphone, de nos jours, tout est possible. Par moments, cette histoire ressemble à une arnaque pyramidale de type « cryptomonnaie », au pire comme au mieux.
Dans un pays pauvre comme le Burundi, dans une ville comme Bujumbura ou l’Etat burundais a deja construit des « marches modernes » ou le citoyen lambda peut faire ses achats, le Bujumbura City Market (qui abritera des magasins de luxe) n’est pas du tout une « infrastructure reellement indispensable a la vie des habitants », DONC IL NE DEVRAIT PAS ETRE UN PARTENARIAT PUBLIC-PRIVE (PPP).
« Les partenariats public-privé sont l’outil de prédilection pour doter un pays d’infrastructures, à condition que les infrastructures soient réellement indispensables à la vie des habitants, que le cadre juridique existe au plus haut niveau de l’État, et que le pays jouisse de stabilité civile chère aux prêteurs. Compte tenu de la très longue relation (plusieurs dizaines d’années) qui va se construire entre les sponsors (développeurs et investisseurs), l’État et les banques, les partenariats public-privé ne peuvent être viable qu’en l’absence de corruption. Enfin, les PPP concernent principalement les pays pauvres, car si le pays dispose des fonds nécessaires au développement de ses infrastructures, il n’est pas besoin de monter un schéma de partenariats public-privé , toujours complexe. C’est pour cela que les PPP dans les pays du golfe sont encore rares… »
https://fr.wikipedia.org/wiki/Partenariat_public-priv%C3%A9
Personne n’ignore que ce type sert de garçon de courses d’un grand poisson lambda. J’espère qu’il pèse les conséquences néfastes de ses agissements et qu’il est assez mature pour mieux savoir la finalité des gens comme lui! Le temps nous en dira plus
1. Vous ecrivez: »Il (Fablice Manirakiza) affirme que la création d’une société mixte dans le cadre du partenariat Public-Privé ne modifie pas la composition des investisseurs. « Les actionnaires demeurent les mêmes » et « leurs actions sont en sécurité. »
2. Mon commentaire
TOUT DOIT CHANGE CHAQUE FOIS QUE L’ETAT S’EN MELE. Certains investisseurs pourraient opter pour d’autres projets ou ils ne sont pas sous la houlette du gouvernement. Un bon grand hotel sur le lac Tanganyika pourrait leur rapporter autant que Bujumbura City Market.
« Différence entre PPP et privatisation
La différence majeure est que dans le cas d’une privatisation, le projet et la gestion sont gérés de façon totalement autonomes par l’intervenant extérieur, qui définit les moyens à mettre en place et en assume les risques ; dans le cas du PPP, l’État ou la collectivité territoriale conservent un rôle prépondérant dans l’initiative et la détermination du projet, avec toutefois des rigidités ultérieures à la signature du contrat pour adapter l’outil au besoins[2]. .
Aux Philippines, il existe quelques cas de contrat prévoyant que l’État conserve la propriété des biens[6], mais c’est une exception.. »
https://fr.wikipedia.org/wiki/Partenariat_public-priv%C3%A9
Je l’ai dit et je le répète. S’ils n’offrent pas la possibilité d’investir directement dans le projet du marché sans passer par l’intermédiaire qui est Ubaka Nation Group, ils vont avoir beaucoup de difficulté à trouver des investisseurs.
On ne veut pas investir dans Ubaka Nation Group, on veut acheter uniquement des parts du marché, et non des parts dans tous ses projets. Ubaka Nation Group peut être l’investisseur principal du projet, mais on veut qu’il soit partenaire, au même titre que tout autre actionnaire.
Et il faudrait aussi qu’ils soient équitables au niveau du coût de l’action : préciser x nombre de fois l’action à 100 USD vaut par rapport à l’action à 103000 BIF.
Enfin, de la transparence s’il vous plaît :
– Qui sont les gros investisseurs ;
– Qui seront les grands locataires et comment et dans quelles conditions seront attribués les autres places ;
– Qui seront les gestionnaires et les gérants avant, pendant et après la construction (et on veut connaître leurs compétences et expériences) ;
– Quels seront les contrôles à mettre en place pour éviter qu’il y ait de la corruption et du favoritisme dans la gestion des locations ;
– Comment le site sera alimenté en eau et en électricité ;
– Comment sera assuré la sécurité bâtiments (sécurité privé, police, sécurité incendie, plans d’évacuation, contrôle des accès, barrières, sorties de secours, surveillance par caméras, etc) ;
– Comment sera assuré la sécurité et la santé des personnes (assurance, présence d’un personnel médical, infirmerie, agents de sécurité, police, etc.)
– Quels sont les plans (distribution d’eau, plomberie, ventilation et climatisation, ascenseurs, etc.) ;
– Comment seront assuré l’approvisionnement (matériaux et outils de construction, de maintenance et de fonctionnement) ;
– Et les loisirs : une ou des piscines, des terrains de jeux, une ou des salles de cinémas (juste quelques idées), etc. ;
– Comment les dividendes seront-elles distribuées aux actionnaires ?
Quant à ceux qui préconisent qu’il faut impliquer des firmes internationales, je ne suis pas du tout d’accord! Ubaka Nation Group peut avoir accès à des conseillers burundais, compétents et qualifiés, où qu’ils soient. On doit apprendre à tout faire sans cette dépendance à des étrangers… On veut que le pays développe ses expertises.
Et actuellement on a gratuitement accès à des ressources inestimables par Internet : livres numériques, intelligence artificielle et autres articles sur le sujet de la construction. Utilisées à bon escient et avec discernement, ces ressources peuvent facilement remplacer ces firmes internationales à un moindre coût et en toute indépendance.
Il n’y a qu’au Burundi que c’est possible. Un pays où construire des logements, aussi simple soit-il, donne l’impression de travailler sur un projet d’exploration martienne.
J’espère sincèrement que les pauvres gens qui ont investi dans ce système récupéreront leur argent. Du moins, ce qu’il en reste, car je soupçonne qu’une partie a servi à dépolluer le terrain.
Ajoutez à cela l’inflation et la perte des opportunités d’investissement au fil des ans. Les marchés boursiers atteignent des sommets historiques partout dans le monde.
A Iwacu
Pour cet article, il aurait fallu qu’il y ait d’Irs en construction . Ayant une grande expérience qui donnent leur avis
Nous sommes la risée du monde entier
Où sont les avis d’économistes?
Ntawubaka sans capital.
Un autre barrage de Mpanda