Jeudi 01 décembre 2022

Économie

En flèche

04/11/2022 2
En flèche
Des sacs contenant des produits de première nécessité

Les produits alimentaires affichent une hausse exponentielle sur le marché. La confédération de syndicats du Burundi (Cosybu) et la confédération des syndicats libres du Burundi (Csb) sont préoccupées de la hausse des prix des produits de première nécessité.

Ce jeudi 3 novembre, les consommateurs étaient restés bouches bées.

Il s’observe, depuis des mois, une hausse des prix des denrées alimentaires au marché de Cotebu, dont le haricot, les grains de maïs et le riz. Ce dernier a connu une montée considérable : 1 kg de la dernière qualité qui s’échangeait à 2600 BIF coûte maintenant 3 200 BIF. 1 kg de riz provenant de la Tanzanie se vend entre 4400 et 5000 BIF alors qu’il s’achetait 3200 BIF au mois de septembre. 1 kg de grain de maïs vaut entre 2000 et 2100 alors qu’il était à 1700 BIF.

Le coût des haricots a aussi connu cet accroissement : 1 kg varie entre 2100 et 2800 Bif selon la variété.

Avec ces prix élevés, la population n’arrive pas à acheter la quantité dont elle a besoin. « D’habitude, j’achète 10 kg mais actuellement j’arrive à me procurer 7 ou 8 kg de maïs », témoigne charlotte Munyaneza ; rencontrée au marché de Cotebu.

Suite à cette situation, les confédérations syndicales Cosybu et Csb se disent préoccupées de la hausse des prix de ces produits de première nécessité.

Selon ces confédérations, pour éviter la détérioration du pouvoir d’achat de la population, l’Etat devrait prendre des mesures de stabilisation des prix. Elles demandent au gouvernement de poser des actes susceptibles d’atténuer les effets de cette flambée de prix.

La Cosybu et la Csb demandent à l’Etat d’indexer les salaires des cadres et agents publics par rapport au coût de la vie. Selon ces syndicats, il faut accélérer le processus de révision à la hausse des salaires minimum interprofessionnels garanti (smig) selon la convention des partenaires sociaux.

Elles exhortent le gouvernement de revoir à la hausse la tranche non impossible de l’impôt professionnel sur les rémunérations. (I.p.r)

Forum des lecteurs d'Iwacu

2 réactions
  1. Manisha

    « …Elles exhortent le gouvernement de revoir à la hausse la tranche non impossible de l’impôt professionnel sur les rémunérations. (I.p.r) »
    Tiens tiens ! Hari uwoba azi abo baronka iyo tranche non imposable ?

  2. Margarita

    Un pays en quasi banqueroute ne peut augmenter les salaires à tout bout de champ. Où trouverait il l’argent?
    La production est faible. Quelles sont les causes?

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