Samedi 29 janvier 2022

Société

Droits et bien-être de l’enfant : des avancées mais …

09/11/2021 1
Droits et bien-être de l’enfant : des avancées mais …
Des participants après l’ouverture de la réunion du comité africain d’experts

Conflits armés, pratiques coutumières rétrogrades, pauvreté, Covid-19, catastrophes naturelles, autant d’entraves au respect des droits et le bien-être de l’enfant. Des défis relevés au cours de l’ouverture de la réunion du Comité africain d’experts, ce lundi 8 novembre, à Bujumbura.

« Il y a des Etats qui sont en avant par rapport aux autres dans la protection des droits et le bien-être de l’enfant mais des problèmes subsistent », a fait savoir Joseph Ndayisenga, président dudit comité. Selon lui, il y a toujours des Etats qui sont toujours dominés par des pratiques sociales néfastes comme le mariage des enfants, l’existence des pratiques de mutilations génitales féminines.

Par ailleurs, ajoute cet expert burundais, les guerres qui éclatent dans certains pays compromettent les droits et le bien-être des enfants. « Des fois, ces derniers sont contraints à l’exil avec tout le cortège de
conséquences néfastes ».

En outre, poursuit-il, les catastrophes naturelles dues aux changements climatiques handicapent le bien-être des enfants. Des familles sont dépouillées de leurs biens et leurs enfants sont plongées dans une misère sans nom, sans oublier la Covid-19 qui est venue empirer la situation.

Interrogé sur des enfants en situation de rue au Burundi, M. Ndayisenga a déploré cette situation tout en reconnaissant qu’il y a des efforts consentis pour résoudre ce problème. Selon lui, cette situation est due à la pauvreté des familles. « Il faut faire en sorte que les enfants qui ont quitté la rue n’y retournent plus ». Un des participants a fustigé les cas des enfants qui quittent le banc de l’école malgré les mesures incitatives prises par le gouvernement. « C’est

un paradoxe de constater que des enfants abandonnent l’école alors qu’ils bénéficient de la gratuité pour ce qui est des frais de scolarité et qu’il existe des cantines scolaires », a-t-il déploré.

Des pas en avant

« La charte africaine de l’UA sur les droits et le bien-être de l’enfant a été déjà ratifiée par 50 Etats sur 55 Etats membres de l’UA. Après cette ratification, force est de contacter qu’il y a une certaine amélioration sur la protection des droits de l’enfant », s’est réjoui le président du Comité d’experts.

Selon lui, la première amélioration est la mise place d’un cadre légal. « Ce cadre légal doit commencer par des textes juridiques nationaux, des politiques et des programmes pour pouvoir protéger les droits de ces
enfants ».

Même son de cloche du côté du Premier ministre, Alain Guillaume Bunyoni qui a solennellement ouvert les travaux dudit comité. Il a évoqué le cadre légal qui protège l’enfant burundais dont la Constitution, la signature de la Convention sur les droits de l’enfant. Et de marteler : « La protection des droits de l’enfant et son bien-être restent la priorité
de nos priorités ».

Signalons que le Comité africain d’experts sur les droits et le bien-être de l’enfant comprend 11 experts en provenance de différentes régions d’Afrique. Il a un mandat de cinq ans renouvelable une seule fois.

Forum des lecteurs d'Iwacu

1 réaction
  1. bukeyeneza

     » La protection des droits de l’enfant et son bien-être restent la priorité
    de nos priorités ». Est- ce que le premier ministre est vraiment au courant de la situation réelle de l’enfant burundais!!! Pour lui les beaux textes copiés et collés dans un document qu’on appelle la constitution du Burundi suffisent pour que les droits de l’enfants soient une réalité au Burundi. Au Burundi les dignitaires parlent pour parler. Une parole qui s’écarte sciemment de la réalité est sans portée et revient à celui qu’il l’a émise parce que l’auditoire refuse de la recevoir. Bonne chance monsieur le premier ministre avec tes paroles.

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