Samedi 27 février 2021

Économie

Carburant : une nouvelle pénurie inquiète

06/04/2018 Edouard Nkurunziza 5
Carburant : une nouvelle pénurie inquiète
Des véhicules en attente du carburant à la station ’’Kigobe City Oil’’

De la commune Ntahangwa à la commune Muha en passant par Mukaza, toute la Mairie de Bujumbura accuse une pénurie du carburant de type essence. Les usagers des véhicules craignent des intentions d’une nouvelle hausse de son prix.

Jeudi 5 avril, 10h20. Station ‘‘Kigobe city oil’’. Plusieurs véhicules encombrent l’endroit, alignés sur de longues files d’attente. D’après N.K, chauffeur d’un bus desservant Ngozi, sur la chaîne, la situation est pareille même en province de Ngozi (nord du pays). «Une seule station nommée ‘’’Chez Khalfan’’ distribue de l’essence», confie-t-il désespéré.

A cause de cette pénurie, indique ce conducteur, nous ne pouvons travailler que la moitié de la journée. En effet explique-t-il, du fait de l’effectif minime de ceux qui nous ravitaillent en carburant, l’achat est limité à très peu de litres. «Je peux parfois ne faire que le trajet aller-simple.» Il parle d’un travail à perte.

En plein centre-ville, la station Interpetrol dite station ’’Chez Katikati’’ offrait également une telle atmosphère. «La situation est celle-ci depuis lundi 2 Avril et elle s’aggrave du jour au lendemain», se désole A.N, chauffeur d’un taxi.

Il évoque un problème de versement. « Nous passons presque toute la journée sur ces chaînes. Nous n’arrivons pas à totaliser le versement journalier».
Il craint une façon masquée de hausser le prix de l’essence. « Nous en avons marre, cela commence toujours ainsi puis la mauvaise nouvelle finit par tomber». Et de demander à l’Etat de faire tout son possible pour qu’il y ait du carburant. «La vie nous est impossible sans essence».

Le même scenario à la station ’’Kinindo City Oil’’. D’autres stations comme Top7, Kobil à Kamenge ou encore la station Mogas de Kinindo,… ne fournissaient que du mazout.

« Rien à craindre, ce n’est qu’une petite rupture ponctuelle d’approvisionnement», assure Nolasque Ndayihaye, Directeur général de l’énergie. Il soutient que la situation sera normalisée en deux jours.

Cette « rupture d’approvisionnement » était due, selon lui, à un problème de transport. « Depuis jeudi dernier, il n’y a pas eu de chargement des camions transportant le carburant ». Le chargement a repris, poursuit-il, ce lundi 2 avril après la fête de Pâques.

La précédente pénurie de carburant date de mi-janvier dernière. A cette occasion, le gouvernement a haussé les prix du carburant et du transport en mairie et à l’intérieur du pays.

Forum des lecteurs d'Iwacu

5 réactions
  1. Gacece

    Les automobilistes n’ont qu’à passer aux voitures électriques!

    • Rwamanyinya Gervais

      @ Gacece. Alors que le Pays n’a pas d’électricité???? A la fin du mois meme les feux tricolores seront éteints, car InterPetrol va fermer

    • Gacece

      @Rwamanyinya Gervais
      Je suis persuadé que celui qui aura un véhicule électrique trouvera un moyen de se rendre chez quelqu’un qui dispose d’une génératrice ou aura un batterie déjà chargée quelque part. Ce n’est pas la même chose que d’attendre un camion-citerne qui doit partir de Mombasa ou de Dar Es Salaam.

      • jacques

        @ Gacece qu’est ce qui pourra alimenter ces générateurs ou station de recharge électrique si ce n’est ce même carburant et ne sort pas la carte des énergies renouvelables ou vertes pas encore au point pour être efficaces et prendre la place occupée par les énergies fossiles , ceci pour dire que les voitures électriques n’y changeront rien à la situation déjà catastrophique de manque criant d’énergie au Burundi au contraire ça ne ferait que rendre la situation encore pire.

  2. Mafero

    N’oubliez pas que ce ministère a été au top pour renflouer le compte des éléctions de 2020. Il faut donc qu’on se partage la facture!

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