Mardi 09 mars 2021

Économie

Cambistes ambulants sur la sellette

28/09/2019 jeremie Misago Commentaires fermés sur Cambistes ambulants sur la sellette
Cambistes ambulants sur la sellette
L'un des endroits prisés par les cambistes illégaux au centre-ville

Une dizaine des cambistes ambulants ont été arrêtés par la police dans une vaste opération de ratissage au centre-ville de Bujumbura, le matin de ce vendredi 27 septembre.

Dans la matinée , des traders de change sans bureaux ont été arrêtés par la police dans le centre-ville de Bujumbura.

La chaussée Prince Louis Rwagasore et la rue de l’Amitié dans le centre-ville sont des endroits prisés par les cambistes qui guettent les personnes à la recherche des devises étrangères.

Vers 8 heures, devant l’immeuble « Ndamama House », une place préférée des commerçants des devises était presque déserte. On entendait plus la phrase «  vous avez besoins des devises ou vous en avez? ». Visiblement paniqué, un de ces échangeurs raconte.

« La police vient d’embarquer quatre personnes, deux changeurs ambulants et un chauffeur de taxi » D’après lui « la police les accuse de violer les règlements de la Banque centrale du Burundi (BRB) en effectuant des transactions illégales en dehors des bureaux de change reconnu».

Il explique qu’ il est impossible d’échanger des devises étrangères au taux de la BRB car « la situation économique est critique.

M.P rencontré tout près de la banque KCB siège, sur l’avenue Ngendandumwe fait savoir qu’il a échappé de justesse au rafle de la police la veille qui a touché une douzaine de ses camarades. « J’assume que je travaille, illégalement car je n’ai pas de bureau connu de la BRB mais je n’ai pas d’autre choix ».

Bon nombre de ces commerçants de devises étrangères affirment qu’ils continuent de travailler dans la clandestinité. «Les clients m’appellent au téléphone et nous convenons du lieu où nous rencontrer», dit un autre opérateur de change.

Ces cambistes illégaux sont arrêtés alors que certains bureaux de change connus manquent de devises. Des propriétaires disent ne pas avoir « un seul centime de dollar américain dans leurs coffres. »

Récemment, BRB a demandé aux opérateurs de change d’acquérir un logiciel de gestion de change auprès de la banque centrale. Un taux fixé étant de1878 BIF pour 1 dollar au lieu de 1 dollar contre 3000 BIF, pratiqué par les cambistes.

Cette chasse aux sorcières a commencé par l’arrestation lundi le 25 septembre d’un certain Simbananiye Jackson connu sous le sobriquet de Kirahwata, responsable du bureau  « peace exchange». Une opération a été menée par la police suite à « une violation flagrante de la réglementation des changes de la BRB par ce dernier au moment où il venait de changer deux cent dollars américains au taux de 3100 Fbu ».

BRB

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