Lundi 30 janvier 2023

Culture

Au coin du feu avec Aloys Baricako

12/11/2022 4
Au coin du feu avec Aloys Baricako

Dans le Burundi traditionnel, le soir, au coin du feu, la famille réunie discutait librement. Tout le monde avait droit à la parole et chacun laissait parler son cœur. C’était l’heure des grandes et des petites histoires. Des vérités subtiles ou crues. L’occasion pour les anciens d’enseigner, l’air de rien, la sagesse ancestrale. Mais au coin du feu, les jeunes s’interrogeaient, contestaient, car tout le monde avait droit à la parole. Désormais, toutes les semaines, Iwacu renoue avec la tradition et transmettra, sans filtre, la parole longue ou lapidaire reçue au coin du feu. Cette semaine, au coin du feu, Aloys Baricako.

Votre qualité principale ?

Ce sont les autres qui peuvent le dire. Mais dans ma vie de tous les jours, j’essaie d’être sincère.

Votre défaut principal ?

Je suis naïf. Je rends souvent service et cette gentillesse se transforme souvent en naïveté.

La qualité que vous préférez chez les autres ?

J’aime les gens dynamiques.

Le défaut que vous ne supportez pas chez les autres ?

Je ne digère pas les gens malhonnêtes, menteurs ou paresseux.

La femme que vous admirez le plus ?

J’admire toute femme qui respecte son mari.

Quel est l’homme que vous admirez le plus ?

C’est cet homme qui s’occupe bien de sa famille, qui veille à ce que cette dernière soit épanouie.

Votre plus beau souvenir ?

C’est le jour où j’ai appris que j’ai finalement réussi au concours national après trois ans d’essai. C’était en 1982 à l’école primaire de Nyabibuye, commune Shombo, province Karusi.

Votre plus triste souvenir ?

C’est le jour où j’ai été renvoyé de l’école. J’étais en 10e année au lycée de Rugari. Nous avions déclenché un mouvement de grève. J’ai écopé d’un carton rouge, c’est-à-dire de ne plus étudier sur le territoire burundais. Une punition que je n’oublierai jamais dans ma vie.

Pourquoi ce mouvement de grève ?

C’était sous le régime du feu président Jean Baptiste Bagaza. A l’époque, il a entamé une série de réformes si je peux le dire ainsi. Les écoles sous convention catholique qui étaient dans les mains des prêtres, des frères ou sœurs ont été mises dans les mains des laïcs. Notre école, jusque-là sous convention catholique, a été dirigée par un laïc. Ce dernier a tout chambardé. La vie est devenue dure suite à une mauvaise alimentation. Et nous avons protesté.

Comment vous vous êtes arrangé pour reprendre les études ?

J’y suis parvenu grâce à mon dynamisme et mes efforts. On m’a chassé au moment où je n’avais pas encore payé le minerval. Ce dernier m’a servi à quelque chose. J’ai fait de ce minerval un capital. J’ai fait du commerce et j’ai amassé un peu d’argent.

Un jour, moi et mes collègues renvoyés, nous sommes descendus à Bujumbura pour voir le ministre de l’Education d’alors, feu Isidore Hakizimana. Il nous a été difficile d’entrer dans son bureau. Avec mon argent, j’ai corrompu les policiers pour y avoir accès.

Il nous a déclaré personae non gratae. Nous lui avons expliqué les tenants et les aboutissants de ladite grève et il a fini par comprendre.

Il nous a dit de retourner à l’école accompagnée d’une délégation du ministère. On nous a dispatchés dans des différentes écoles et je me suis retrouvé à l’Athénée royale de Bujumbura.

Quel serait votre plus grand malheur ?

S’il advenait que je sois un handicapé physique.

La plus belle date de l’histoire burundaise ?

C’est le 1er juillet 1962 où le Burundi a recouvré son indépendance. Le Burundi a dit non au joug colonial, à la domination, à l’exploitation.

La plus terrible ?

Nous avons plusieurs dates de malheur au Burundi. A commencer par l’assassinat du héros de l’indépendance, le prince Louis Rwagasore, la crise de 1972, l’assassinat du héros de la démocratie, le président Melchior Ndadaye.

Le métier que vous auriez aimé faire ? Et pourquoi ?

Dans mon enfance, j’ai toujours rêvé de devenir médecin. Il est vrai que j’ai fait les sciences infirmières. Je n’ai pas pu continuer mais jusqu’à présent j’ai l’envie de fréquenter la faculté de médecine.

J’avais vraiment l’envie de soigner et guérir une personne. Quand je soulage la douleur d’une personne, ça me fait plaisir.

Votre passe-temps préféré ?

J’aime jouer au billard.

Votre lieu préféré au Burundi ?

Je n’en ai pas. Je me sens à l’aise n’importe où.

Le pays où vous aimeriez vivre ?

J’ai été dans beaucoup de pays. Mais le Burundi me plaît beaucoup. J’y suis et j’y resterai.

Le voyage que vous aimeriez faire ?

J’aimerai visiter les pays de l’Amérique du sud.

Votre rêve de bonheur ?

C’est de voir tous les gens devenir heureux.

Votre plat préféré ?

Je n’aime pas les plats européens. Mais j’ai un penchant pour les plats à la burundaise. Du haricot mélangé à la banane, au manioc ou aux colocases…

Votre souvenir du 1er juin 1993 ?

Je n’en ai pas vraiment. L’événement ne m’a pas intéressé. Je n’ai pas participé dans la campagne électorale. A cette époque, je n’étais pas encore intéressé par la politique.

Votre définition de l’indépendance ?

C’est le fait qu’un peuple ou une nation se libère d’une domination. C’est le fait d’agir, de s’administrer et de décider librement de son avenir.

Votre définition de la démocratie ?

C’est le respect des droits de l’Homme et la séparation des pouvoirs. Et ce n’est pas que cela, il faut que le peuple s’épanouisse et que la démocratie soit accompagnée d’un développement. Et c’est un idéal qui est difficile à atteindre.

Votre définition de la justice ?

D’abord, il y a la justice distributive qui consiste à donner à chacun ce qui lui revient, ni plus ni moins. Et cette justice commutative qui tient compte de la place que quelqu’un occupe dans la société.

Vous présidez le Rassemblement national pour le changement (Ranac). D’aucuns disent que l’opposition politique au Burundi n’existe que de nom. Faites-vous le même constat ?

Pas du tout. Je fais une différence par rapport à ce que les autres appellent opposition. D’abord, l’opposition politique c’est par rapport à une idéologie du parti au pouvoir. Si vous n’êtes pas de la même idéologie que le parti au pouvoir, vous êtes de l’opposition.

Il faut aussi distinguer les réalisations ou les projets du parti au pouvoir. Est-ce que ses réalisations incarnent votre projet de société ? Si vous trouvez que ce que le parti au pouvoir est en train de réaliser se retrouve dans votre programme politique, à ce moment-là on peut dire que vous êtes de la mouvance. Au cas contraire, vous êtes de l’opposition.

Quid du Ranac ?

Il y a un certain temps notre programme politique était opposé aux réalisations du parti au pouvoir. Comment se fait-il que l’on pouvait être de la mouvance ? On devait rester à l’opposition. Ceux qui disent que l’opposition n’existe que de nom, c’est parce qu’ils ne voient pas ce que les partis politiques de l’opposition sont en train de réaliser.

Au Burundi, l’on ne sait pas distinguer ce qui est de l’obligation du parti au pouvoir et ce qui est de l’obligation de l’opposition. Un parti politique qui n’est pas au pouvoir n’est redevable en rien mais il doit observer ce qui se passe et formuler des recommandations, des critiques et donner des solutions s’il y en a.

Quel est ce changement prôné par le Ranac ?

Le Ranac a sa devise à savoir la science, la démocratie et le développement durable. La science doit être mise en avant parce que c’est grâce à elle que nous devons nous développer. Avec la démocratie, on aura le respect de la chose publique et la bonne gouvernance. La science et la démocratie nous permettront d’arriver au développement durable.

Qu’est-ce qui bloque une coalition des partis politiques de l’opposition ?

Il y a d’abord la loi. La Constitution et la loi sur les partis politiques n’autorisent pas les coalitions politiques à n’importe quel moment. Les deux textes de loi disent que la coalition se fait pendant la période électorale, laquelle période est mal définie. On ne sait pas où elle commence et quand elle se termine.

Vous comprenez qu’il n’y a pas un cadre pour permettre aux gens de se mettre ensemble pour se convenir sur un programme commun. Et ce dernier doit être puisé dans les projets de société de ces différents partis politiques.
C’est pourquoi d’ailleurs les coalitions qui se sont formées ont été momentanées parce qu’elles se sont faites pour la seule raison de participer aux élections mais sans base solide.

Quelles sont les ambitions du Ranac pour les prochaines législatives de 2025 ?

Nous comptons nous voir siéger au Parlement et dans les conseils collinaires et communaux. Nous allons demander au gouvernement de mettre d’abord le code électoral sur table pour l’analyser ensemble parce qu’il y a des divergences qui se sont observées pendant les élections de 2020. Il y a des points obscurs dans le code électoral actuel. Nous voulons un code consensuel.

Ne craignez-vous pas un monopartisme de facto?

C’est possible parce que les Burundais ne suivent pas les programmes. Ils désespèrent rapidement jusqu’à perdre les pédales. Il faut que les gens rompent avec ce comportement selon lequel on adhère à un parti politique pour y trouver le manger. Il faut plutôt adhérer à une idéologie d’un parti politique. Si ce dernier remporte les élections, il pourra réaliser les rêves de ses membres.

Quelles sont vos relations avec le Cndd-Fdd ?

Ce sont des relations de partenariat politique. Même en étant à l’opposition, on peut avoir des points de convergence.

Une alliance avec le Cndd-Fdd pour les présidentielles de 2027 ?

Il n’y a pas vraiment encore de contacts. Mais s’il advenait qu’il y ait coalition, il faudrait qu’elle soit bien pensée et fondée sur des bases solides.

Croyez-vous à la bonté humaine ?

Je n’y crois plus. Il est vrai qu’il ne faut pas exercer des injustices envers les autres, mais il ne faut pas être trop bon.

Pensez-vous à la mort ?

J’y pense, mais je n’en ai pas peur parce que c’est un dénominateur commun pour tout le monde.

Si vous comparaissez devant Dieu, que lui direz-vous ?

Dieu a donné l’intelligence aux hommes mais il les a aussi mis devant des mystères difficiles à comprendre. Je lui demanderai pourquoi l’on dit que le diable existe.

Propos recueillis par Félix Haburiyakira

Forum des lecteurs d'Iwacu

4 réactions
  1. Mbabazi

    « …Il faut plutôt adhérer à une idéologie d’un parti politique. Si ce dernier remporte les élections, il pourra réaliser les rêves de ses membres. »
    De ses membres uniquement ou de tout le peuple y compris ceux qui n’ont pas voté pour lui ?

  2. Jamahaar

    Dans les annees 1980,il n’y avait pas de policiers de securite pour garder les ministeres. On entrait et sortait sans etre stoppe par personne.Seulement des plantons et des secretaires de direction.Tu pouvais entrer dans un bureau pour une visite de courtoisie a un haut fonctionnaire jusqu’a cabinet du ministre pour des motifs divers:demander du papier pour prendre des notes de cours ou pour exploirer des possibilites d’une bourse a l’etranger ou pour un recours contre une orientation dans une faculte ou une filiere jugees defavorables a tes ambitions.Je l’ai fait a plusieurs reprises sans etre inquiete.En 1984, je me suis fait passer sans difficultes pour un etudiant pour faire un reportage sur les discussions entre les etudiants de l’Universite du Burundi et les Instituts Superieurs avec le Ministre de l’Education Nationale d’alors Isidore Hakizimana et son Directeur de Cabinet qui essayait de convaincre les etudiants de la mesure prise par le gouvernement concernat le pret-bourse.Ce n’est qu’au moment de se presenter que j’ai du decliner mon identite que j’etait journaliste travaillant pour l’Agence Burundaise de Presse.Curieusement, le ministre et son directeur de Cabinet, un peu surpris ne m’ont pas trop tenu rigueur a part me dire d’attendre un communique de presse parce que les discussions avec les etudiants etaient informelles et non concluantes a ce moment.

  3. arsène

    « Avec mon argent, j’ai corrompu les policiers pour y avoir accès. »

    Je suis sidéré d’apprendre que dans les années 1980, un élève de la 10ème année ait pu corrompre des policiers (pas un seul mais plus d’un)!
    Cette corruption entre dans ce que M. Baricako qualifie de dynamisme et efforts.

    J’aurais aimé savoir si, avec du recul, M. Baricako regrette d’avoir corrompu une autorité ou s’il approuverait ce genre de pratique pour contourner une mesure similaire si ce qui s’est passé se reproduisait aujourd’hui.

    • Paul Bikayamba

      L’article contient plusieurs racontars. Sous le president Bagaza, aucun ministre n’avait la garde. Baricako ne peut pas avoir corrumpu des policiers qui n’existaient pas. Il y a vait le secretariat du ministre, le bureau du directeur de cabinet et le bureau du ministre. Aurait t-il corrumpu le secretaire, le diricab ou le ministre avec son petit minerval? Aucun policier ou soldat n’etait positionne devant le bureau du ministre. C’est de l’amalgame ici. Il faut quand meme un minimum de decence dans ce que les gens racontent et la publication des mensonges est la responsabilite du journal.
      Baricako a frequente quel ecole secondaire? Athenee Royal de Bujumbura ou l’athenee royal de Gitega? L’article mentionne les deux mais encore une fois il ya une legerete par le journaliste qui a laisse passer cet article. Baricako est nee en 66 l’annee de la chute de la monarchie au Burundi. Ni l’athenee de Gitega ni l’athenee de Bujumbura ne portait plus le nom monarchique. Un jeune qui va lire cet article sera desoriente.

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Bio Express

Aloys Baricako, actuel président du parti Ranac, est né en 1966 dans la commune Shombo en province Karusi. Il fait ses études primaires successivement à Nyabikere, Nyabibuye et Mugera. Il passe une année dans une école dénommé foyer social à Giheta où on enseignait à l’époque l’art culinaire, la couture et la maçonnerie. Après, il refait la 6e année et réussit le concours national. Il a été orienté au lycée de Rugari, en province de Muyinga. Arrivé en 4e année du secondaire, il est renvoyé définitivement suite à un mouvement de grève déclenchée à cette école. Une année après, il réintègre l’école et se retrouve à l’Athénée royale de Gitega. Après la 10e année, M. Baricako continue ses études secondaires à l’école paramédicale de Gitega. Il fréquente le groupe scolaire de Nyanza au Rwanda pendant une année afin de décrocher un diplôme des humanités pouvant lui donner accès à l’université. La crise de 1993 éclate au moment où il travaillait dans un Centre international de santé, une clinique des médecins russes associés à quelques Burundais. Grâce à ses performances, il obtient une bourse et va à Moscou pour faire la traumatologie. Une année après, il y a eu dislocation de l’URSS. Il interrompt ses études et retourne au Burundi. En 1994, au fort de la crise, Aloys Baricako fuit le pays. Il passe par le Rwanda et la guerre dans ce pays le pousse vers la RDC. Il regagne le Burundi en 1998. Dès lors, il s’engage dans les associations et crée l’association santé pour tous, une pharmacie (Peace Pharma) et des écoles paramédicales privées. En 2003, il entre en politique et devient vice-président du Parti pour la paix, la démocratie, la réconciliation et la reconstruction (Ppdrr), parti nouvellement créé par feu Jean Léopold Nzobonimpa. Après 2005, Aloys Baricako devient président du parti jusqu’en 2014. En 2014, il crée une coalition de trois partis politique dénommée Parti pour la science et le développement durable (Paside) et en devient président. En 2015, il rejoint la coalition Ranac et en devient président.

Forum des lecteurs d'Iwacu

4 réactions
  1. Mbabazi

    « …Il faut plutôt adhérer à une idéologie d’un parti politique. Si ce dernier remporte les élections, il pourra réaliser les rêves de ses membres. »
    De ses membres uniquement ou de tout le peuple y compris ceux qui n’ont pas voté pour lui ?

  2. Jamahaar

    Dans les annees 1980,il n’y avait pas de policiers de securite pour garder les ministeres. On entrait et sortait sans etre stoppe par personne.Seulement des plantons et des secretaires de direction.Tu pouvais entrer dans un bureau pour une visite de courtoisie a un haut fonctionnaire jusqu’a cabinet du ministre pour des motifs divers:demander du papier pour prendre des notes de cours ou pour exploirer des possibilites d’une bourse a l’etranger ou pour un recours contre une orientation dans une faculte ou une filiere jugees defavorables a tes ambitions.Je l’ai fait a plusieurs reprises sans etre inquiete.En 1984, je me suis fait passer sans difficultes pour un etudiant pour faire un reportage sur les discussions entre les etudiants de l’Universite du Burundi et les Instituts Superieurs avec le Ministre de l’Education Nationale d’alors Isidore Hakizimana et son Directeur de Cabinet qui essayait de convaincre les etudiants de la mesure prise par le gouvernement concernat le pret-bourse.Ce n’est qu’au moment de se presenter que j’ai du decliner mon identite que j’etait journaliste travaillant pour l’Agence Burundaise de Presse.Curieusement, le ministre et son directeur de Cabinet, un peu surpris ne m’ont pas trop tenu rigueur a part me dire d’attendre un communique de presse parce que les discussions avec les etudiants etaient informelles et non concluantes a ce moment.

  3. arsène

    « Avec mon argent, j’ai corrompu les policiers pour y avoir accès. »

    Je suis sidéré d’apprendre que dans les années 1980, un élève de la 10ème année ait pu corrompre des policiers (pas un seul mais plus d’un)!
    Cette corruption entre dans ce que M. Baricako qualifie de dynamisme et efforts.

    J’aurais aimé savoir si, avec du recul, M. Baricako regrette d’avoir corrompu une autorité ou s’il approuverait ce genre de pratique pour contourner une mesure similaire si ce qui s’est passé se reproduisait aujourd’hui.

    • Paul Bikayamba

      L’article contient plusieurs racontars. Sous le president Bagaza, aucun ministre n’avait la garde. Baricako ne peut pas avoir corrumpu des policiers qui n’existaient pas. Il y a vait le secretariat du ministre, le bureau du directeur de cabinet et le bureau du ministre. Aurait t-il corrumpu le secretaire, le diricab ou le ministre avec son petit minerval? Aucun policier ou soldat n’etait positionne devant le bureau du ministre. C’est de l’amalgame ici. Il faut quand meme un minimum de decence dans ce que les gens racontent et la publication des mensonges est la responsabilite du journal.
      Baricako a frequente quel ecole secondaire? Athenee Royal de Bujumbura ou l’athenee royal de Gitega? L’article mentionne les deux mais encore une fois il ya une legerete par le journaliste qui a laisse passer cet article. Baricako est nee en 66 l’annee de la chute de la monarchie au Burundi. Ni l’athenee de Gitega ni l’athenee de Bujumbura ne portait plus le nom monarchique. Un jeune qui va lire cet article sera desoriente.

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