Difficile accès aux documents administratifs, routes impraticables, manque de fertilisants, manque d’eau potable, abandon progressif de la culture du café, retard dans le paiement des caféiculteurs, … Tels sont quelques-uns des défis qui affectent la population dans son vécu quotidien.
Pour les habitants de certaines localités éloignées, se rendre au chef-lieu communal reste un véritable parcours du combattant. Moïse Harerimana, pharmacien de médicaments traditionnels originaire de la commune Bisoro, explique que les populations de certaines zones, notamment Rusaka et Ndava, rencontrent d’énormes difficultés pour effectuer leurs démarches administratives.
Selon lui, la lenteur dans la délivrance de certains documents complique davantage la situation. Il affirme que des citoyens peuvent attendre plusieurs jours, voire une semaine entière, avant d’obtenir un document administratif.
Il évoque notamment le cas des élèves venus de Rusaka et Ndava à la recherche d’un extrait d’acte de naissance. D’après lui, certains d’entre eux ont dû passer plusieurs jours sur place obligeant des habitants à les héberger temporairement.
Pour ce jeune entrepreneur, l’état des routes constitue l’un des principaux obstacles au développement de la commune. Il rappelle qu’un projet de construction de routes intercommunales avait été annoncé il y a quelque temps, mais que celui-ci tarde à se concrétiser. « Il est aujourd’hui difficile, voire impossible, d’accéder à certaines zones à cause de l’état piteux des routes. L’amélioration des infrastructures routières doit figurer parmi les priorités des autorités locales afin de faciliter la mobilité des habitants et l’accès aux services administratifs », estime-t-il.
La population évoque également la pénurie d’eau potable qui touche même le chef-lieu communal. « Le robinet de la commune est toujours à sec. C’est grave », s’exclame-t-elle.
Selon toujours elle, les robinets restent souvent à sec pendant de longues périodes. Moïse Harerimana estime que cette situation devient particulièrement préoccupante pour les établissements scolaires.
Il cite notamment le cas du lycée technique Melchior Ndadaye, une école à régime d’internat. Les élèves sont parfois contraints de passer une grande partie de leur temps à aller puiser de l’eau dans les marais. Une situation qu’il juge préoccupante alors que la commune dispose de plusieurs sources d’eau sur la montante Gihinga qui surplombe le chef-lieu de la commune.
Une représentation féminine encouragée
Odette Ndayisaba, agricultrice et commerçante originaire de la colline Gatwe, dans la zone Nyabihanga, apprécie l’action des autorités issues des élections de 2025. Elle souligne notamment la place accordée aux femmes dans les instances locales.
Selon elle, les femmes participent activement à la prise de décisions au niveau de sa colline puisqu’elle compte deux femmes parmi les cinq élus collinaires.
« Je suis conseillère collinaire depuis 2015. Lors des dernières élections, j’ai posé ma candidature. Nous étions quatre femmes et un homme à compétir. Et c’est moi qui suis sortie victorieuse », se félicite Gertrude Nahimana, cheffe de la colline Murama.

Elle encourage les autres femmes à dépasser les stéréotypes et à se faire élire. « Elles ont droit à la parole ».
De son côté, Edissa Twagirayezu, cheffe de la zone Nyabihanga, plaide pour une plus grande implication des femmes dans la gouvernance locale.
Elle déplore le fait que les hommes détiennent encore la majorité des mandats publics. Selon elle, sur six collines qui composent la zone Nyabihanga, deux collines seulement sont dirigées par les femmes.
« Il est à constater et à déplorer des maris qui refusent à leurs épouses de militer dans des formations politiques en les contraignant à rester à la maison et à s’occuper des travaux de ménage », déplore la cheffe de zone. Mme Twagirayezu les interpelle à dépasser les stéréotypes.
Mme Ndayisaba estime, quant à elle, que le développement du pays ne peut pas être envisagé sans une participation active des femmes dans la gestion des affaires publiques.
En outre, cette agricultrice déplore le manque criant des fertilisants de Fomi, en particulier l’urée. Un déficit qui risque de compromettre la récolte pour la saison culturale B. Elle rappelle que la commune Nyabihanga est réputée pour ses cultures de haricot, de maïs de bonne qualité, de tomates ainsi que de choux.
Elle indique que plus de 95 % de la population de la commune dépendent directement de l’agriculture pour assurer leur subsistance.
Elle informe avoir reçu un seul sac d’engrais alors que pour ses champs elle en utilise habituellement plus de six.
Même si elle exerce également une activité commerciale, Mme Ndayisaba estime que les revenus agricoles restent indispensables pour subvenir aux besoins de sa famille.
Des jeunes entrepreneurs en quête de financement de PAEEJ
Les jeunes de la commune ne sont pas non plus épargnés par les difficultés économiques. Jimmy Irakoze, originaire de la colline Gihoma, est un jeune éleveur et agriculteur qui s’est lancé dans l’entrepreneuriat après ses études secondaires.
Selon lui, accéder à un crédit pour développer ses activités demeure un véritable défi pour les jeunes de sa localité. Il indique qu’aucun financement du programme PAEEJ n’a été accordé sur sa colline.
Faute de soutien financier, il affirme devoir multiplier de petits travaux afin de réunir les moyens nécessaires pour réaliser ses projets.
Il signale également qu’aucun agriculteur de sa colline n’a reçu d’engrais de type urée de la Fomi. Face à cette situation, certains se tournent vers le marché noir où les prix sont particulièrement exorbitants.
Selon lui, deux kg d’engrais peuvent atteindre près de 12 000 FBu sur le marché parallèle.
Un cri d’alarme

Devant le tribunal de la commune, trois femmes discutent. Elles disent qu’elles ne savent pas ce qu’elles vont faire des cultures.
Patricie Ntawumbabaye, de la colline Taba en commune Nyabihanga, fait savoir qu’au mois de septembre 2025, elle a payé une avance pour cinq sacs de fertilisants mais qu’elle n’a eu qu’un seul. En janvier 2026, elle a encore payé pour dix sacs, mais elle n’a reçu aucun. « Le sol ne donne rien sans fertilisants. Nous ne voyons pas ce que nous allons récolter cette saison. Nous allons mourir de faim si rien n’est fait. »
Elle dit qu’avant, elle utilisait du fumier organique. Elle précise que depuis qu’elle a commencé à utiliser les fertilisants de la Fomi, le sol ne l’accepte plus. « Je peux l’utiliser, mais, si je n’ajoute rien de la Fomi, je ne récolte rien. »
Spès Ntahomvukiye, de la même localité, ajoute que les autorités locales ne leur donnent aucune information concernant les fertilisants. « Elles nous disent chaque fois d’attendre, qu’elles ne savent pas quand la Fomi va livrer les fertilisants. »
Elle fait savoir qu’elle a eu un seul sac parmi les dix payés d’avance l’année précédente. Elle assure qu’il ne lui a servi à rien. « Le mieux était de ne pas me donner le sac. » Elle se demande où on a mis son argent. « Tous les habitants ont donné de l’argent mais personne n’a été servi. A quoi a servi notre argent ? »
Elles supplient à l’unanimité le gouvernement et tous les concernés de tout faire pour éviter la catastrophe qui pointe à l’horizon. « Normalement, à cette période de l’année, nous serions en train de cueillir des feuilles de haricot pour les manger avec la pâte de maïs. Aujourd’hui, il n’y a rien dans les champs. »
Plus d’engouement pour le café
Pour le nommé Ndihokubwayo, le problème n’est pas seulement le manque de fertilisants. Il trouve que le paiement des caféiculteurs a été mis aux calendes grecques. Il fait savoir qu’il n’a pas encore perçu l’argent du café qu’il a amené à l’usine depuis bientôt trois mois.
« Maintenant, aucun jeune ne veut plus travailler dans les caféiers parce qu’ils ne voient pas le rendement que ça donne. » Il fait savoir que son fils n’accepte plus de sarcler son caféier. « Il m’a dit qu’un jour où il ira dans le caféier, ce sera pour le couper et planter du haricot ou du maïs. »
Dans un champ de café, verdoyant, une femme âgée est en train d’arracher des herbes qu’elle va donner à ses lapins. Elle déplore elle aussi le non-paiement des caféiculteurs. « Le gouvernement devrait penser à ses citoyens. On dirait que ce n’est pas sa préoccupation. Son silence inquiète. »
Elle fait savoir que la seule source de revenu qui lui reste est ses lapins et quelques poules qu’elle élève. Avec cet élevage, elle assure qu’elle arrive à subvenir aux besoins de ses petits-enfants. « S’ils veulent quelque chose pour l’école, je vends un lapin ou une poule. Sinon, je ne peux plus compter sur le café, le temps est trop long. »
Travailler dur

En face du marché de Nyabihanga, un atelier de couture est ouvert et seul un homme est assis devant une machine. A côté de lui, plusieurs machines attendent les utilisateurs. L’intérieur est propre. L’homme prend à côté de lui des béquilles. Il vit avec un handicap. Il ne tient que sur une seule jambe. Il s’appelle Aloys Niyonkuru.
« Ces machines attendent les élèves à qui j’apprends le métier. Entre temps, je m’occupe utilement d’une commande. Pour le moment, ils sont dans les champs et c’est dans l’après-midi qu’ils vont venir. », raconte-t-il.
Malgré son handicap, il fait savoir qu’il a toujours travaillé dur pour gagner sa vie. « J’exerce le métier depuis 1987 et je ne me plains pas. »
Natif de la commune Nyabihanga, il informe qu’il a vécu dans plusieurs parties du pays. Après ses études à Bujumbura, il est parti vivre à Bubanza là où il a commencé à exercer le métier. Il est passé par le Sud du pays. Ce n’est qu’en 2025 qu’il a décidé de revenir travailler dans sa commune natale.
Malgré son handicap, il assure vouloir apprendre aux autres le métier même si les défis ne manquent pas. « Comme je ne peux pas avoir des machines pour chacun, les apprenants doivent avoir les leurs, mais c’est difficile aussi parce qu’une machine coûte maintenant 800 000 BIF. »
Il ajoute qu’avec la situation de cherté de la vie, un jeune de sa commune ne peut pas se procurer une machine à coudre. « Celui qui a pu avoir une machine a dû vendre un lopin de terre. »
Quid du financement des jeunes par le PAEEJ ?
Florienne Kanyamuneza, cheffe du bureau de liaison du Programme d’autonomisation économique et d’emploi des jeunes (PAEEJ) estime que les jeunes sont suffisamment soutenus par le programme. Selon elle, le programme a appuyé 12 coopératives collinaires qui élèvent des porcs, une coopérative qui regroupe à peu près 500 jeunes et 13 collines qui sont dans l’agriculture.
En tout, elle fait savoir que 25 collines et 9 jeunes ont déjà eu le financement du PAEEJ et beaucoup d’autres sont en attente pour être fincancés. Pour elle, le rôle du PAEEJ est primordial même si les défis ne manquent pas.
Elle déplore que ceux qui ont des crédits pour l’agriculture manquent de fertilisants. Ce qui risque d’être un frein dans le remboursement. « Nous leur faisons des coachings pour des projets connexes. Mais, ceux qui sont dans l’agriculture avaient loué des champs pour 2 ou 3 ans et ne peuvent pas se lancer dans l’élevage. C’est un grand problème qui est en train de toucher presque tous les Burundais. »
Parmi ces jeunes et ces coopératives, la cheffe de PAEEJ à Nyabihanga fait savoir que beaucoup ont déjà commencé à rembourser leurs crédits. Malheureusement, un autre problème est survenu pour ceux qui avaient investi dans la culture du maïs. « Ces jeunes devraient avoir remboursé. Mais, l’Anagessa a pris les récoltes et elle n’a pas encore payé les agriculteurs. Chaque fois que PAEEJ réclame le remboursement, ils nous renvoient vers l’Anagessa ».
Elle assure qu’il n’y a pas de pénalités prévues pour eux parce que les rapports de terrain sont transmis régulièrement au bureau central avec tous ces détails.
Interview avec Mélance Ndayisenga
« Nous éprouvons des difficultés liées à l’impraticabilité des routes »
Quels sont les partis politiques les plus visibles sur le terrain et quel est leur degré de cohabitation ?

Ils ne sont pas nombreux. Nous voyons sur le terrain le parti CNDD-FDD, l’Uprona et le Frodebu. Ce sont les seuls partis que nous avons vus pendant les dernières élections. Si un parti ne se présente pas aux élections, il est difficile de dire qu’il a des assises dans une commune.
Si nous organisons des réunions à l’intention des formations politiques, ce sont les trois partis qui sont représentés et qui ont des permanences dans cette commune. Du reste, ils mènent une cohabitation pacifique.
Mais, pour les partis Uprona et Frodebu, les militants se comptent sur le bout des doigts au moment où le CNDD-FDD occupe largement le terrain.
Suite au niveau découpage administratif, certains citoyens disent qu’ils éprouvent des difficultés pour arriver à la commune. Faites-vous le même constat ?
A voir la configuration géographique de la commune, certains citoyens parcourent de longues distances pour arriver au chef-lieu. La décentralisation n’est pas encore effective. En plus, nous éprouvons des difficultés liées à l’impraticabilité des routes. A titre d’exemple, quitter la zone Munago pour aller dans la zone Yanza est difficile. On doit faire le contournement en passant par d’autres communes.
La commune est très enclavée. Si l’on veut visiter les zones Fota, Nyarucamo, Rusaka et Yanza, on doit passer par la commune Mwaro. Pour visiter les zones Matongo et Ndava, on doit emprunter la commune Gitega en passant par la zone Giheta.
Comment comptez-vous lever ce défi ?
Dans notre projet, nous comptons aménager une route qui part de la zone Munago et passe par les zones Nyabihanga, Mbogora, Fota, Nyarucamo et Rusaka pour enfin atteindre la zone Yanza. C’est pour que le citoyen qui sollicite les différents services à la commune puisse avoir des facilités afin d’y arriver.
Quels sont les projets en cours de réalisation ?

Il y a le projet de construction de la route ci-haut évoquée. Au niveau des infrastructures, nous comptons parachever la construction des Ecofo Kivuzo, Butazi, Mpanuka ainsi que poursuivre les travaux de construction du lycée Buziracanda, construire deux salles de classe à l’Ecofo Ngorore, poser des tôles sur l’Ecofo Wandoha, construire des latrines à l’Ecofo Nyabisaka.
Nous avons un champ modèle de café et un autre d’avocatiers. Chaque zone doit avoir un champ de thé, de café ou d’avocatiers.
Que dites-vous des lamentations des agriculteurs suite au manque de fertilisants ?
Leurs lamentations sont fondées. Certains réclament même des arriérés. Pour la première livraison qui nous est parvenue, nous avons commencé par servir ceux à qui on doit des arriérés. La commande est grande mais les livraisons sont de loin inférieures. Le défi persiste.
Qu’en est-il des départs des enseignants dans cette commune ?
La problématique a une dimension nationale. Comme dans d’autres communes, la nôtre n’a pas été épargnée. Bon nombre d’enseignants sont allés chercher un léger mieux ailleurs et d’autres ont été appelés à exercer d’autres fonctions dans différents ministères.
Depuis le mois de septembre 2025 jusqu’à aujourd’hui, 21 enseignants ont déserté le service. Cela est de nature à diminuer le rendement dans les établissements scolaires.
Où en êtes-vous avec la fabrication des bancs-pupitres ?
Nous sommes suffisamment avancés. Ceux qui ont gagné le marché sont à l’œuvre. D’ici peu, les bancs-pupitres seront distribués dans les écoles. Les besoins exprimés s’élèvent à 3 519 bancs-pupitres et la commune en a déjà commandé 309.
A titre informatif, la commune compte 87 écoles fondamentales, 27 écoles post-fondamentales et 3 centres d’enseignement des métiers. Les besoins en personnel enseignant sont estimés à 475 enseignants.
Le lycée technique président Melchior Ndadaye n’a pas d’ateliers et de matériels pour ses sections techniques. Comment la commune compte surmonter ce défi ?
Le lycée en soi a été créé à l’initiative et par les efforts des natifs et les contributions des amis de la commune.
Pour une nouvelle école et surtout technique, les défis ne peuvent pas manquer. Le matériel pour les sections Hydraulique et Conducteur des travaux manque cruellement. Normalement, chaque section devrait avoir son atelier pour les travaux pratiques.
Au-delà de ces ateliers, il y a aussi le manque d’enseignants qualifiés pour ces sections techniques. La question est connue de l’autorité ministérielle. Nous espérons que, dans les prochains recrutements, la priorité sera accordée à cette seule école à régime d’internat dans la commune.
Certaines localités n’ont pas accès à l’eau potable. Que comptez-vous faire pour résoudre la question ?
La problématique de l’eau potable existe. Nous sommes limités par les moyens financiers pour faire des adductions. Mais, les atouts ne manquent pas parce que la commune a des sources d’eau qui peuvent être aménagées et alimenter toute la commune. Nous avons des sources sur la montagne Gihinga, colline Mugera. Selon les experts en la matière, ces sources peuvent même alimenter la ville de Gitega.
Quid des structures de soins ?
Nous avons l’hôpital de Fota et un hôpital communal qui se trouve au chef-lieu de la commune. La commune compte aussi 11 centres de santé publics, un centre de santé privé et 4 centres de santé confessionnels. Mais, ce secteur fait face à un manque de personnels soignants. L’hôpital communal n’a pas de médecins. Les patients se font soigner à l’hôpital de Kibumbu censé être le plus proche.
Situation géographique de la commune Nyabihanga
La commune Nyabihanga est l’une des neuf communes qui composent la province de Gitega. Elle est peuplée de 125 208 habitants sur une superficie de 414,28 km2, soit 424 habitants/km. Elle est composée de 12 zones et de 73 collines dont 8 sont dirigées par des femmes.
Elle est limitrophe avec six communes. Au nord se trouvent la commune Kiganda et une partie de la commune Muramvya. Au sud se trouve la commune Mwaro. A l’est, il y a la commune Gitega. A l’ouest, il y a la commune Rwibaga et une partie de la commune Isare. Elle est séparée de la capitale politique de 23 km.







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