Le ministre Edouard Bizimana s’exprimait dans un point de presse ce vendredi 13 mars 2026 sur la situation de la migration de travail des Burundais à l’étranger. Il indique que des Burundais qui empruntent des voies non autorisées éprouvent souvent des difficultés en terre étrangère.
« En Tanzanie nous avons des cas d’emprisonnement. La dernière fois nous avions 4.000 Burundais emprisonnés, précisément parce qu’ils ne respectaient pas la loi tanzanienne », renseigne le ministre Edouard Bizimana.
Il précise que les accords qui ont été conclus entre le Burundi et la Tanzanie prévoient, à un moment donné, des documents qui leur permettent de se rendre en Tanzanie, mais avec une limitation territoriale.
Selon lui, il existe une certaine distance à partir de laquelle ils ne sont pas autorisés de dépasser s’ils sont en possession de ces documents. « Ceux qui dépassent les limites autorisées se retrouvent ainsi dans l’illégalité et sont arrêtés ».
Il souligne que pour ce cas précis de la Tanzanie, ils sont tous d’accord que ces Burundais sont des gens pacifiques, qui sont là pour faire leur travail et gagner leur vie. « Ce ne sont pas des criminels, c’est pourquoi il a été convenu que ces Burundais seront libérés et rentreront chez eux ». Il renchérit que ceux qui veulent rester devront suivre une voie officielle et bien autorisée.
Le ministre Bizimana déclare qu’à ce jour, plusieurs travailleurs migrants burundais exercent légalement leurs activités dans divers pays partenaires, notamment au Moyen-Orient et dans certains autres pays africains et européens. Cette présence de travailleurs migrants burundais à l’étranger, dit-il, s’inscrit dans le cadre de la politique gouvernementale visant à promouvoir une migration régulière, sûre et ordonnée.
C’est dans ce cadre selon ses dires, que le Burundi a autorisé des agences de recrutement privées à organiser le transfert de travailleurs migrants à l’étranger.
64 agences légalement reconnues participent à ce processus et ont déjà contribué au déploiement de 21.642 travailleurs migrants burundais dans divers pays partenaires.
Le Royaume d’Arabie Saoudite totalise à lui seul 21.214 travailleurs burundais légalement reconnus. Suivent les Émirats Arabes Unis avec 400 travailleurs migrants, tandis que d’autres agences, plus petites, sont enregistrées à Oman, en Albanie, au Qatar, mais également en Serbie, en nombre plus restreint.
Afin de renforcer le cadre juridique de cette coopération, M. Bizimana fait savoir que le gouvernement burundais a déjà signé quatre accords bilatéraux d’échange de main-d’œuvre avec l’Arabie Saoudite, l’État du Qatar, le Gabon, et très récemment, le Royaume de Jordanie.
« Ceux qui détruisent ou jettent leurs passeports gâchent les opportunités pour les autres »
Le ministre Bizimana informe toutefois que dans certaines circonstances, ces Burundais courent un grand risque lorsque dans certains pays, ils optent pour détruire ou jeter leurs documents de voyage. « Des cas ont été signalés en Europe où des Burundais ont abandonné ou détruit leurs documents de voyage ».
Il a exhibé cent quarante passeports burundais qui ont été récupérés dans différents pays. « La plupart de ceux que j’ai vus sont allés travailler en Serbie, et ensuite, ils ont jeté tous ces passeports dans des poubelles en vue de se disperser dans d’autres pays ». Il regrette un tel comportement qui, « non seulement bloque les opportunités pour les autres, mais également nuit à l’image du pays ».
D’après le chef de la diplomatie burundaise, pour des compatriotes se trouvant dans des pays ciblés en ces temps par des frappes suite à la guerre en Iran, ils « ne sont pas seuls dans cette région, jusque-là nous n’avons enregistré aucun décès selon les informations que nous recueillons auprès de nos ambassades et représentations consulaires ». Selon lui, il faut attendre que la situation se normalise pour que ceux qui veulent rentrer puissent rentrer librement.
Le ministre burundais des Affaires Etrangères, de l’Intégration Régionale et de la Coopération au Développement Economique, en appelle au respect de la loi en cette matière.
Le gouvernement du Burundi suit avec une attention particulière la situation des travailleurs migrants burundais à l’étranger, mais aussi de nombreuses sollicitations de nos compatriotes qui souhaitent aller travailler à l’étranger.
Pour lui, le secteur des travailleurs migrants est devenu un champ non seulement d’opportunité, de spéculation, mais aussi d’ennui, que ce soit au niveau national, ou au-delà des frontières.
Un commentaire
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Leta y’uburundi yarongeye irarungika imbonerakure zitari nke mu bubiligi . Hafi 160 . None abo bo baje gukora iki ?