Opinions

ANALYSE/ La fin d’Arusha

13/07/2016 Antoine Kaburahe 42

Par Antoine Kaburahe

En étalant sa proximité avec une des parties au conflit, c’est tout l’héritage de Nyerere et Mandela que vient de brader la médiation de Benjamin Mkapa.

Buyoya signe l'Accord d'Arusha sous le regard attentionné de Mandela ©Iwacu
Buyoya signe l’Accord d’Arusha sous le regard attentionné de Mandela ©Iwacu

La tentative d’arrestation d’un militant de la société civile qui participait aux pourparlers signe la fin d’une certaine idée d’Arusha.

Cette petite ville de Tanzanie avait abrité en août 2000 la signature d’un accord éponyme, certes pas parfait, mais qui avait mis fin à une longue guerre fratricide et permis aux Burundais d’avancer sur le chemin du vivre ensemble.

Au fil des ans, dans l’imagerie populaire burundaise, même chez les plus sceptiques, Arusha avait fini par incarner le dialogue, le compromis. En effet, c’est dans cette ville que des représentants de l’armée « mono ethnique tutsi », des « rebelles génocidaires et autres tribalo terroristes », pour reprendre la terminologie de l’époque, se sont assis ensemble, sans forcément s’aimer, pour faire avancer la cause de la paix. Car la paix on la fait avec ses adversaires.

Comme journaliste, j’ai suivi les longs pourparlers d’Arusha. Même au pire moment des négociations, je n’ai jamais entendu un seul négociateur craindre une seule seconde qu’il pouvait se faire arrêter à Arusha.

A cette époque, la ville offrait non seulement un cadre pour négocier, mais aussi une protection, une sorte d’immunité à tous les « putschistes » , « génocidaires » ou « tribalo terroristes » en conclave.

La tentative d’arrestation d’un militant de la société civile constitue un tournant, la fin de cette « zone franche » où le temps d’une négociation, des protagonistes qui s’accusaient de tout et se traitaient de tous les noms pouvaient s’asseoir ensemble et parler.

On ne connaît pas encore tous les dessous de cette « tentative d’arrestation de l’avocat Niyongere », mais désormais, rien ne sera plus comme avant.

Déjà  il faut dire que c’était mal parti. En effet, du temps de Nyerere et Mandela, aucun protagoniste, qu’il soit de la délégation gouvernementale ou des l’opposition, ne se serait permis de refuser de s’asseoir sur la table de négociation en contestant la présence de l’autre.

Mais hier dans la matinée, on a vu un membre du pouvoir de Bujumbura récuser notamment des membres de la société civile. Comme par hasard, plus tard, un de ces activistes échappera de peu à l’arrestation de la police tanzanienne.

Dans le camp présidentiel, l’intervention de la police tanzanienne contre le militant burundais a été saluée, joyeusement commentée. Sur la toile, c’était l’allégresse.

Et pourtant, je pense qu’il n’y avait pas lieu de pavoiser. Car avec ce dernier couac, c’est le camp de la paix qui a perdu. En effet, le fait que la Tanzanie n’a pas pu ou n’a pas voulu protéger un membre d’une partie au conflit est un échec.

Désormais, quel membre de l’opposition ou de la société civile acceptera de se rendre à Arusha, au risque de s’y faire arrêter ?

En étalant aux yeux du monde et aussi crument sa proximité avec le camp présidentiel burundais, la médiation tanzanienne démontre qu’elle est soit faible, soit partiale. Ou les deux.

Ce qui vient de se passer à Arusha conforte tous ceux qui, dans les deux camps, n’ont jamais cru dans les vertus du dialogue pour ramener la paix.

En fait, c’est tout l’héritage de Nyerere et Mandela que vient de brader la médiation de Benjamin Mkapa.

Forum des lecteurs d'Iwacu

42 réactions
  1. Komezamahoro

    Le burundais lambda n’a pas crée cette situation, il en est la victime comme toujours. Donc, si on choisit de trouver un facilitateur/médiateur pour un conflit qui ne fait qu’emporter des vies de milliers de citoyens lambda, au moins que ce choix soit rationnel et efficient.

  2. Stan Siyomana

    @dester
    Aux Etats-Unis par exemple, OU LES NOIRS SOUFFRONS ENCORE DES CONSEQUENCES DE L’ESCLAVAGE, les gens qui sont “politically correct” n’utilisent jamais ce qu’on appelle “THE N-WORD”.
    Le celebre chanteur congolais Franco Luambo Makiadi devait penser a vous quand il a fait sa chanson “TRES IMPOLI”
    Ozalaka nayo tres impoli
    You are not polite at all..
    (Voir “Tres impoli”. Luambo Makiadi Franco Paroles, Lyrics in Lingala and translation to English. http://www.youtube.com).

  3. Salmia Irikungoma

    Ali RUGIRA, ivyo uvuze, ubikuye ku mutima wiyumvira ? Urashobora kugereranya coup d’Etat, isigura yuko ukuye ubutegetsi ukabwisubiriza, abanyagihugu bakaguma mu bwigenge n’umutekano ukwiye, ukamugereranya n’uwubohera abanyagihugu amaboko imugongo, bama bamutora inkoho iri kw’izosi, yifitiye umugambi wo guca abahonya. Abakuru b’igihugu bose batwaye uburundi, igihugu nticigeze kiba icanyuma muri vyose, igisagara Bujumbura caba gifise amatara n’amazi meza, naho leta vyashika igaterwa na oppositions. Iyo DD irabizi. Urafise uburenganzira bwo guhitamwo Nkurunziza ku giti cawe. Abanyagihugu bareke iyaba bahabwa ijambo bomenye ico biyumvira.

  4. Fofo

    [Ndlr: « génocidaires » ou « tribalo terroristes »], bien que dans le journalisme on ne répète que ce que les autres disent mais ces termes laissent quelques interrogations au Burundi! J’aimerais savoir qui sont ces « génocidaires » ou « tribalo terroristes » car on entend les hutus et les tutsis qu’ils sont victimes du génocide! Quand on parle du génocide au Rwanda, on sait les coupables mais au Burundi …????

    [Ndlr: En effet, le fait que la Tanzanie n’a pas pu ou n’a pas voulu protéger un membre d’une partie au conflit est un échec], ahh fialement Niyongère est un politicien car les négociations d’Arusha se sont des négociations à caractère politique, ce qui veut dire le désigner comme parti au conflit signifierait qu’il est automatiquement devenu politique!

  5. JK

    @dester

    Lorsque tu te soumets au politiquement correct ugerageza kuvugisha ukuri et non guhazuka. None nk’aho uvuze iki mu vyukuri ?

  6. mike

    Si hier tout était à négocier(l’exclusion de la vie nationale et la persécution d’une ethnie par une autre ) , qu’y a-t-il aujourd’hui à négocier?

    -Puisque des gens incapables de vaincre par les éléctions ont crée une crise artificielle, par des menssonges(Les rukoti,Kiliba Ondes, Génocide en cours ou imminente……),

    -puisqu’ils ont crées des rebellions sans idéologie ni revendication(Tout ça pour un mandat!), puisque

    -Puisqu’ils sèment la terreur par des assassinats de personnalités politique(tiens, cela rappelle 1994-1995)

    Il faut “s’asseoir et négocier”! Mais négocier quoi? Qu’est-ce que pacifique ,Sinduhije ou Armel veulent négocier, après avoir détruit des vies de jeunes et salir l’image de leur pays!

    Négocier la fin du mandat en cours ici et maintenant? Négocier l’entrée au gouvernement?Pour quoi y faire?

    Qu’est-ce que Minani et Nyangoma veulent négocier, en représentation de qui?(Tiens justement, le président de l’ABR veut aussi négocier…..)

    Qu’est-ce que Buyoya veut encore négocier?Aurait-il oublié quelque chose en 2000 qu’il voudrait ajouter?

    En un mot comme en milles, négocier quoi et pourquoi?

    En 1884, à la conférence de Berlin, ils ne nous ont pas demandé notre avis. Je pense que ce serait plus rapide, plus raisonnable et probablement moins douleureux s’ils viennent aujourd’hui et occupent, au lieu de nous humilier par nos frères devenus marionnettes et nous pousser à nous entretuer !

    Dire que cette histoire d’éthnisme était presque disparu!

  7. Ali Rugira

    Kaburahe
    Ne cpmparez pas l’incomparable. Buyoya avait usurpé le pouvoir par 3 coups d’état successifs. L’actuel gouvernement est élu (bien sûr pas parfaitement). Je préfère un gouvernement mal élu que le chaos. On a beaucoup de mauvais gouvernements en Afrique mais pourquoi on se s’entretue pas ailleurs, sauf au Burundi? Respectons le choix du peuple même si nous ne sommes pas contents. Après tout, au Burundi, l’histoire nous enseigne que les vaincus n’acceptent jamais la défaite. Souvenez-vous de ce qu’ils ont dit après la victoire de Ndadaye aux élections de 1993. Pourtant, la milice JRR, l’armée, la gendarmerie et toute l’administration étaient pour un candidat. Mais habitués à la violence, ils ont fini par éliminer le vainqueur et son gouvernement. Tout porte à croire que c’est la même logique actuellement: récupérer par la force ce qu’on n’a pas eu par les urnes. En 2010, ils ont tenté et échoué. Est-il impossible que les politiciens impopulaires vivent autrement que par la ruse et la cupidité au Burundi?

  8. Bernier Owen

    Bravo Mr Kaburahe, depuis quand vous pouvez avoir confiance à la Tanzanie ? Pourquoi ils ont pris l’embargo contre Buyoya et non contre Nkurunziza? Pourquoi on tente d’arrêter un défenseur des droits de l’homme alors qu’à Arusha 1 ils abritaient les génocidaires qui ont commis les crimes contre l’humanité? C’est la honte pour le Médiateur, les DD n’ont plus de honte, ce sont des criminels-nés. Les génocidaires de 1993, amnistiés et arrivés au pouvoir, et n’ont fait que poursuivre leur génocide contre les Tutsi et les Hutu modérés.
    Nkurunziza est illégitime depuis les élections trichées 2010, toutes les commissions nationales, les organes de la magistrature, et autres nominations importantes etc…. Ont été faites par Nkurunziza en violation de la Constitution et les accords d’Arusha.
    Les instances judiciaires ont été détruites depuis 2010, les partis politiques ont été tous Nyakurize et devenus branches DD ,, et voila la police et l’armé nationale détruit et remplacé par Imbonerakure Et les Interahamwe …. Qu’est ce qui nous reste? Qui est la cause de cette crise? qui a fait le coup d’etat constitutionnel le 1ier ?
    Qui tuent, torturent, violent nos sœurs ? Est-que on devrait accepter de négocier avec lui et ses affamés suiveurs comme Bigirimana J, Mutabazi, Concilia etc…. Pourquoi ces godiches pensent qu’ils sont supérieurs aux autres Burundais qu’ils contraignent en exil ? Chers membres de l’opposition, ne retourner plus en Tanzanie pour les négociation pour votre securité. Les négociation doivent délocaliser dans une des capitales européennes ou la sécurité pour tous est guarantie, et non dans ces États d’Afrique, qui ne connaissent pas encore les droits et les valeurs humains.

  9. RUGAMBA RUTAGANZWA

    @AK
    Bien dit Antoine. Nous t’aimons comme journaliste professionnel (un des rares malheureusement dans notre pays) même si nous savons que c’est nous savons que c’est au détriment de votre vie. C’est cela le courage et l’éthique professionnels. Celui qui vous menace sans donner aucun argument contredisant votre analyse pense, comme ses copains du CNDD-FDD, que tout se règle par la violence, les menaces et les assassinats ciblés qui ne sont que des armes des faibles. Ce gar se trompe et sa petitesse d’esprit va le rattraper quand le pouvoir Nkurunziza, qui, à mon avis ne résistera pas longtemps à la lumière du jour, s’écroulera comme un château de carte. Courage Antoine. Ne soyez pas intimidé par des gens qui n’ont aucun sentiment supérieur et mourront dans la haine et le complexe d’infériorité d’une partie de leurs compatriotes. Le ridicule ne tue pas.

  10. JK

    C’est sûr que la Communauté internationale suit de près les manœuvres et tractations politiques et partisannes des opposants de Nkurunziza, mais elle ne peut agir sans analyse ni évaluation de ce qui pourrait être fait ou éviter pour ramener la stabilité au Burundi. Alors, si elle n’y va pas hâtivement, c’est que pour elle, la sécurité de la masse populaire burundaise est primordiale. Elle en connaît déjà quelque chose si elle a sérieusement essuyé tout un échec au cours du génocide des tutsis au Rwanda. Ntibipfuza na gatoyi ko vyosubira surtout qu’elle est déjà au courant de notre passé macabre et de la manière dont certains antagonistes se font aujourd’hui justice entre eux, ça en dit long, n’est-ce pas? Alors, s’il faut qu’elle évite un deuxième échec cuisant en la matière, n’est-ce pas qu’elle doit se montrer non seulement attentive mais aussi vigilente aux maux et doléances de tous les antagonistes concernés par la crise politique en cours au Burundi qu’ils soient des pro-Nkurunziza ou de ses opposants? Lorsqu’on parle d’un imminent génocide ethnique sans précédent au Burundi, pensez-vous que la question sur le renforcement de la démocratie pourrait le dévancer sur le plan stratégique de la résolution des conflits? C’est quelle Communauté internationale à vrai dire, qui accepterait aujourd’hui d’endosser une telle hécatombe au Burundi? Namwe nimwihe inyishu.

  11. Kello

    Je suis sidéré par les propos de ce Dester!! Choquants, haineux, d un autre âge sont tout simplement ses propos!!!!

  12. Bizos

    Monsieur Kaburahe, à lire votre analyse, en allant à Arusha vous attendiez la signature des accord au 2ème round?
    Moi je l’ai toujours ce mandat que vous contesté va se terminer et ce dialogue sera au X round et les sujets de mamdat,gouvernement de transition,… ne seront pas d’actualité comme en est d’ailleurs aujourd’hui .bientôt 2 ans!!!!

  13. Burundi

    On ne donne que ce qu’on a. Ce Dester n’a rien a donner que la haine. Il est connu de tous les lecteurs de ce site. Il vient ici juste pour blesser, insuler. Repondre a ses ecrits detestables est une perte de temps. De telles personnes sont generalement nes avec la haine et sont enterres avec. Rien a faire. Ils se troublent eux-memes pensant le faire aux autres. S’il ne change pas, his name is already in the lamb book of the hell.

  14. Yves

    @Manu : Le pouvoir de Buyoya était un pouvoir illégal et illégitime qui divisait en plus les burundais sur base éthnique. Et le pouvoir de Nkurunziza est un pouvoir illégal et illégitime qui divise en plus les burundais sur base politique. D’autres méthodes pour un résultat identique : le chaos. Vous avez encore BEAUCOUP à apprendre sur la nature humaine…

  15. Bahati

    Manu

    Tu veux la verite mais tu es affole par la verite de Kaburahe jusqu’a raconter du n’importe quoi. Si a 28 ans tu es incapable de savoir que ce ne sont pas vos mensonges, vos insultes et votre terreur que vous allez liquider les gens”nk’ifu y’imijira “qui vont changer l’opinion des autres par rapport au 3eme mandat illegal et illegitime de Nkurunziza qui nous cause la misere du monde, tant pis. Ils ne pouront pas n’ont plus changer la situation chaotique de notre Pays.On ne le dira jamais assez, le CNDD et ses fans ne sont pas en bonne position pour critiquer les regimes passes. Vous n’avez pas seulement suivis a la lettre les erreurs du passe mais vous etes en train de franchir les limites du tolerable dans la division sur base ethnique,les tueries et autres traitements inhumains. C’est meme irreversible sous le regne de votre Nkurunziza. Pour vous, les gens peuvent etre tortures, mourir et jetes dans les rivieres ligotes, pendus, fusilles pourvu qu’ils ne soient brules. Et vous pretendez que le monde entier apprecie ceci et desavoue les autres? Ha ha ha. Gardez vos convictions pour vous, mais ne cherchez pas a les imposer par force aux autres. Si Mkapa se trompe pensant qu’il trompe les opposants comme il l’a deja demontre, les perdants sont tous les burundais y compris Nkurunziza et ses bayobokes.

  16. Commando

    Qu’est-ce que vous racontez là? La seule chose qui est finie d’Arusha I, ce sont les négociations! Et ces dernières se sont terminées en 2000 avec la signature de l’Accord d’Arusha. Cet accord est toujours respecté dans les institutions de l’État.

    Vouloir mettre dans le même panier Arisha I et II, c’est se prêter à un jeu d’interprétation comme on le fait depuis longtemps avant le début de la crise, avant même les élections de 2010. Et la seule institution qualifiée pour interpréter et statuer sur l’Accord d’Arusha et la Constitution, c’est la Cour constitutionnelle

    L’autre institution chargé veillet à l’application de l’Accord d’Arusha dans les différents services étatiques, c’est le Sénat burundais.

    Est-il nécessaire de préciser que ces mêmes institutions ont été mises en place en se fondant sur le même Accord d’Arusha?

    Alors je mets au défi n’importe qui (qui peut) de me prouver dans quelles mesures et circonstances l’Accord d’Arisha de 2000 n’est pas respecté par le Gouvernement du Burundi, sauf dans “ce” cas précis que certains ont appelé «mandat illégal», «toisième mandat», «mandat anticonstitutionnel»,… sans justement être membres des instances qui sont chargées de statuer sur le cas.

    Dans le fond, c’est le Président Nkurunziza que les gens veulent faire partir et on veut se servir à tord ou à raison d’Arusha II comme tremplin et dernier rempart, le putsch ayant échoué.

    Et si c’est uniquement dans ce même sens que vous constatez que ce ne sera pas par Arusha II qu’on va se débarrasser de Nkurunziza, c’est oui : c’est la fin d’Arusha II!

    Mais Arusha I, continue d’être respecté dans les services de l’État. Il reste seulement à permettre aux réfugiés (qui qu’ils soient) de regagner les leurs, familles et biens.

    Et non! Il n’y a aucun parti pris de Benjamin Mkapa puisque de l’autre côté, ils se félicitent d’avoir évité de tomber dans un piège, sûrement pas tendu par Mkapa. Il aurait tout à gagner si le dialogue débouche sur une heureuse issue pour toutes les parties. Parce que ce serait une autre réussite à son actif.

    En conclusion, il faudrait plutôt vérifier si ces gens de l’opposition ne se sont pas tiré dans le pied avec un coup fourré qui a foiré! C’est à suivre..

    Vous avez censuré?

  17. Si le simple fait de mettre un bulletin dans les urnes (avec des militaires et imbonerakure derrière), sans concurrents, sans observateurs, constitue une démocratie, j’ajouterais alors, toujours selon ta logique, que la Corrée du Nord est très démocratique. Si si, ils votent aussi. Dans quelles conditions, pas grave, ils votent c,est tout.

  18. Si tu appelles le simulacre honteux de 2015 d’éléctions démocratiques, soit tu n’as aucune idée de ce qu’est une démocratie, soit tu suis aveuglement, tel un mouton, les dirigeants actuels qui sont tout sauf démocratiques.

  19. Inyankamugayo

    Il faut qu’il y ait sevrage de ceux qui espèrent traire encore Arusha. Le sevrage n’est pas facile.

  20. NDAMANISHA

    La solution burundaise passera par une éducation qui tient compte des deux dimensions de l’homme : le corps, l’âme (la psyché). Eduquer l’intellect du corps au détriment de l’intelligence du cœur ne suffit pas. Si ceci suffisait, nous nous respecterions partout où nous sommes et dans toutes nos activités : dans la politique, dans la croyance, dans nos idées, sur internet, etc.
    Nos politiciens n’iraient pas à Arusha, jouant « le gamin, la gamine », se ridiculisant, les uns les autres, montrant tant de bassesse et de faiblesse.
    Dans un pays des hommes éduqués, des hommes et femmes civilisés et cultivés, on n’a pas besoin des parrains pour régler les conflits qu’on a générés soi-même. La force morale, intellectuelle et surtout cardiaque (spirituelle) de ses hommes et femmes suffit pour régler tout malentendu, tout problème matériel et spirituel. La force militaire, policière ou milicienne y est absente. Voyez un peu le calme, la sérénité et la dignité qui s’affichent sur le visage des hommes et femmes de culture Zen (Méditation) japonais, Tao (la Voie) bouddhiste, Bouddhistes tibétains, Mystiques, Spiritualistes, Alchimistes et Mystiques occidentaux, etc. Ils agressent rarement, mêmes s’ils sont offensés. Imitons-les. Nous ne perdrons rien en le faisant au contraire nous gagnerons.

  21. kabingo dora

    @ Manu
    Ca ne suffit pas de raconter des conneries sur la toile pour que tout le monde vous croit. Ton jeune age justement ne te permet pas de tout comprendre , tu grandiras et tu comprendras. Nous , nous savons bien que Mr Kaburahe parle de toute la vérité et rien que la vérité

  22. Kayo

    Aha ntituri mw’ishuri ry’igifaransa ok nuguserura iciyumviro

  23. karabona

    Ah, voilà qui nous intéresse Monsieur Original, quel est donc ce “projet de société” dont vous vous targuez? Jusqu’ici, je n’ai entendu que des slogans.

  24. manu

    Le problème est toujours qu’on a pas un seul burundais qui peut oser dire la vérité dans votre génération Mr KABURAHE. Il ne faut jamais comparer ces deux époques car:
    1)Le pouvoir de Buyoya était un pouvoir illégal et ilégitime qui divisait en plus les burundais sur base éthnique. Ce que tu ne nous a pas dit mais que nous savons, malgré mon âge: 28 ans.
    2)A l’époque que tu nous parle, l’ONU n’avait pas tracé une ligne rouge à ne pas franchir cfr les deux résolutions actuelles de l’ONU. Car on ne peut pas accepter des gens qui brûlent vifs leurs compatriotes. La HONTE pour cette fameuse opposition.
    3) Le monde a compris vos mensonges et tant que vous ne dites pas vraiment votre objectif, vous serez banis dans tous les quatres coins du monde et vous finirez dans l’angoisse. IFU Y’IMIJIRA NI MPAKA IRYAVUZWE RISOHORE.

    Un clin d’oeil pour vous cher KABURAHE: Parlez la vérité, rien que la vérité et il n’est pas tard que tu sois sauvé. Par exemple, nous dire pourquoi tu as contacté les putchistes le 13/05/2015

  25. karabona

    Vous dites en même temps que le gouvernement Nkurunziza est “démocratique” et en même temps que les manifestations sont “illégales”, vous n’y voyez aucune contradiction?

  26. Jupi

    @Nadaba,

    Kaburahe a donné son point de vue, il a juste comparé les deux événements Arusha 2000 et 2016. Je ne vois pas comment il devient un homme qui n’est pas de la paix.

  27. dester

    M.Kaburahe ont m’a toujours dit que nos ancêtres ont été vendus par des fres noires de fois pour des choses anodins !!! Aujourd’hui j’ai une preuve certaine que vous êtes l’exemple même d’un negre de maison!!! Sincèrement sans se cacher vous mériter d’être un exclave sinon qu’elle médaille peut dont donner à un negre qui pactive avec les ennemis de l’Afrique!!! Je crois que tu es bien. La bas en Europe, c’est mieux que tu restes soumis à tes maîtres, tu n’a pas encore atteint un niveau d’intelligence suffisante pour être libre!!!! Je ne sais pas qui te fait l’amour la bas mais sache que cette Afrique qui s’est mobilisé contre vous a l’UA, cette Afrique libre ne laissera jamais des patates douces comme vous venir gâcher le processus d’une Afrique libérée. J’ose croire que vois savez pertinemment que vos frères peuls sont des exclaves au Maghreb, au moyen Orient et dans les iles!!! Avant j’eprouvait de la pitié pour ces gens, moi même je suis sur une île, je voit comment ces peuls ou tutsis de descendance sont les derniers de la société, mais je crois aujourd’hui qu’ils méritent leur place, je crois même qu’on devrait les mettre encore dans les travaux des plantations . Si les arabes ont trouvé un remède efficace contre vos demi frère peul, nous allons trouvé un remède pour vous, que vous soyez en Europe ou ailleurs c’est une question de temps pour que ont vous remet à votre place, la ou dans les iles toutes les communautés se sont unis pour mettre ces cafards à leur place méritoire, l’exclave de maison, l’homme soumis,le negrion, l’homme qui se fait pénétrer par les blancs, nous allons trouvé sans bref délai une paltantation pour toi en Europe ou Afrique qu’importe, tu doit devenir cultivateur !!

    Réponse d’Antoine Kaburahe

    Je suis journaliste et dans le cadre de mon travail j’essaie d’analyser, de comprendre. Je peux certainement me tromper. Alors au lieu de critiquer ce que j’écris, vous vous acharnez contre ma personne. Ceci montre bien votre petitesse d’esprit. Je pensais que le fait de vivre à l’étranger, dans une île ouverte sur le monde, (île Maurice) vous donnait une certaine hauteur… Je vous laisse à votre haine… AK

  28. KARUNDI

    Mbega bwa bundi ico mwanse muracibaza ko ari Imana iba icanse kumwe kwa kera!!! Hihihi. ce pouvoir de Bujumbura que vous haïssez à mourir a des AMIS, malgré vous.

  29. Komezamahoro

    Le choix des facilitateurs de ce dialogue est d’une absurdité presque déconcertante. Entre un Museveni qui n’en a rien à faire de nos problèmes, ayant les siens et de surcroît pas assez légitime (à mon avis) pour trancher sur des questions de mandats, un Mkapa qui garde toujours la configuration d’un CNDD-FDD parti politique issu d’un groupe de “freedom fighters” qui a finalement accédé au pouvoir après des années de combat (configuration dans laquelle sont passés plusieurs dirigeants de la Tanzanie et qui assure cette sorte d’empathie qu’ont les dirigeants tanzaniens pour les ténors du CNDD-FDD, Nyerere le premier) et que les anciens “colons” veulent “détrôner”, nous, les burundais, sommes dans de “beaux” draps ndabarahiye.

  30. Ntahitangiye

    Nous sommes mal placés pour critiquer les médiateurs ou facilitateurs . C’est nous qui avons créé des problèmes dans notre propre pays. Comment ? Nous créons nous-mêmes les problèmes et nous nous en prenons à ceux qui essaient de nous aider à les résoudre ? Son Excellence le Président Museveni, l’ancien président Mkapa, les défunts présidents Nyerere et Mandela ont été animés d’une très grande bonne volonté pour nous aider. Nous devons plutôt leur être très reconnaissants et nous en prendre à nous-mêmes.
    Réfléchissons bien !!!!!!!

  31. Regard croisé.

    Au temps de NYERERE ET MANDELA il entrait dans la salle des négociations même les non invités. Ha. C’est dommage. Pour vous il faut changer et aller négocier en occident. Ca vous arrangerait.

  32. Ndaba Mark

    Mr. Kaburahe, Je commence a comprendre que vous n’etes pas un homme de paix comme certains le pensent. Faisant partie de cette fameuse Societe civile Burndaise qui regroupent aussi les journalistes que vous etes, c’est normal de vous prenez part, malheureusement dans le mensonge. Je suis convaincu que vous ne connaissez pas les services de renseignement et la police de la Tanzanie. Je veux seulement te dire que si la Tanzanie voulait vraiement attraper quelqu’un sur son territoire et surtout dans un hotel d’Arusha, la personne n’aurait aucune chance d’echapper. Il y a des gens qui veulent faire croire a tout le monde et par force qu’elles sont tres importantes. Ces gens devraient assayer d’occuper leurs vraies places. Cher Kaburahe, vous perdez votre credibilite en se joingant a de telles gens.

    Je sais que mon message sera a peine publie

  33. l'histoire est en marche

    Wewe washatse gutera inkuru probablement. Reka tubifate uko c’est mieux…

  34. duciryaninukuri

    Et des sindumuja qui commentent des actes des abaja, qu’en dites-vous monsieur Antoine?
    Ton article est comme une affirmation d’evangile mais pourquoi es-tu pessimiste jusque-là?
    Es-tu pour la guerre ou pour la paix. Les obstacles ne signifient aucunement pas belle occasion pour décourager les pacifistes.

  35. Orignal

    L’opposition burundaise avait devant elle deux options : 1) Eviter tous les massacres en se présentant aux élections. 2) semer la terreur en brûlant vif des innocents comme elle l’a faite. Aujourd’hui nous pouvons nous demander pourquoi notre fameuse opposition a opté pour la violence alors qu’il y avait la chance de faire mieux que ça. A présent elle réclame les négociations. Mais la question qui me revient est : A qui profite cette soi disant négociation qui n ‘en est une ? Est-ce que l’on peut tout le temps négocier chaque fois que l’on n’est pas capable de nous exprimer devant le peuple par un projet de société? On parle déjà de gouvernement de l’union . Combien de jeunes meurtris auront des portes feuilles ? Nos politiciens utilisent les jeunes pour leurs boucliers humains. A part ceux qui étaient déjà en exile , personne parmi ces politiciens qui , après avoir induit en erreur nos jeunes, ne mérite même pas mettre son pied dans la salle à Arusha.

  36. Bahati

    Wotuwira ico washatse kuvuga mururimi uzi cane. merci

  37. John Rambo

    Le camps de nkurunziza ne veut pas négocier et il cherchera et trouvera toujours une excuse pour ne pas le faire.
    Cela est clair comme l’eau de source.

    Dire que le pouvoir de Bujumbura est élu et légitime est une pure abération à laquelle peu de gens adhèrent.
    Il est temps de changer de disque car celui-là commence à être raté

  38. Mutama

    Peter nibaza ko wokwandika mu rurimi utahura cane kuko igifaransa nticoroshe. Kandi ntanahamwe handitswe ko utegerezwa kwandika icuyumviro cawe mu kinyamazuru

  39. Peter

    Vous compared l’incomparable. Premièrement de Buyoya était beaucoup différent du governement de Nkurunziza. Le governement de Buyoya était pouchiste
    Tandis que celui de Nkurunziza est democratique. Je le disais depuis longtemp que quelques organizations de la societés cubicles s’étaient trooper qu’elles not appelé et participé aux manifestations illegales. Elles auraient s’abstenir pour laisser le terrain de manifestations aux partis politike. Moi je suis pour l’impunité.

  40. Bakari

    @Kaburahe
    Et si cette histoire d’arrestation n’était que de l’intox?
    N’oubliez pas qu’à force de subir des traumatismes récurrents, nous sommes devenus paranos!
    Je rigole!

  41. Orignal

    Je pense qu’est protégé toute personne invitée aux négociations . C ‘est mon point de vue.

  42. Ragiryabohambere

    Ce qui s’ est passé hier dépasse les limites. Bouche bée. C’est tout.

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