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Un avertissement fraternel

Le président Américain Barack Obama lors de son  discours à Addis-Abeba

Le président Américain Barack Obama lors de son discours à Addis-Abeba

Comme le pense le philosophe Raymond Aron : « (…) la politique n’est pas la lutte entre le bien et le mal, mais le choix entre le préférable et le détestable »(i) . Si les actes politiques sont difficiles à juger sur le plan moral, il est tout au moins possible de déceler une décision mauvaise selon les circonstances, un acte ignominieux en toutes circonstances.

Les discours du président Américain Barack Obama à Nairobi et à Addis-Abeba peuvent irriter par leur côté « paternaliste » ou « donneur de leçons » aux yeux de certains, mais beaucoup d’autres trouvent que ce faisant, le président Obama était dans son rôle en disant ses quatre vérités à l’élite politique africaine. Beaucoup d’autres personnalités le pensent à travers le monde mais ne le disent pas tout haut. Pourquoi ? Parce que les malversations leur profitent presqu’autant qu’à nos potentats. L’exploitation des richesses du sol et du sous-sol ne s’effectueraient pas de façon aussi sauvage si des dirigeants sans foi ni loi n’étaient pas renforcés, conseillés, fortifiés sur le trône usurpé.

Mais le monde change. On se rend de plus en plus compte de la fragilité de la planète Terre. Sans solidarité, sans partage notre terre peut se détériorer irréversiblement. Et que l’on soit riche ou pauvre, que l’on soit issu d’un pays puissant ou d’une nation faible peu importe ; tous risquons de pâtir des mêmes erreurs d’exploitation de notre nature. Nous respirons le même air, nous profitons du même soleil. Jamais le monde n’avait été conscient de l’unicité de la destinée de l’humaine condition comme aujourd’hui. Jamais aussi, certaines personnes n’ont développé une capacité de nuisance, un égoïsme sans nom et un besoin de puissance sans partage comme ces derniers siècles d’esclavage et de guerres mondialisées.

En réalité, la crise burundaise n’est pas seulement le reflet de contradictions internes à notre seule société. C’est aussi la manifestation d’intérêts plus grands qui luttent pour le contrôle de nos richesses naturelles non encore exploitées ; c’est la rapacité des puissances qui jugent que plus il y a du chaos mieux elles pourront tirer les marrons du feu. Les débats au Conseil de Sécurité des Nations Unies sur le Burundi en sont une illustration.

Comment comprendre la position de ceux qui considèrent que violer une Constitution, tuer les libertés publiques, assassiner des citoyens innocents est affaires de « politique interne » ? En aucun cas la souveraineté ne donne licence au crime ; il n’est pas admissible que les valeurs des institutions fondamentales d’un pays soient bafouées et que cela soit toléré. La souveraineté s’arrête là où l’intégrité de l’être humain est violée, tourmentée, niée.

Le président Barack Obama a parlé à l’Afrique en toute fraternité, en toute franchise. Nous les Africains pouvons rejeter ses propos et nous perdre davantage. Nous pouvons les méditer et nous départir de l’appât du gain, de la fringale du pouvoir. Ce qui est sûr, du choix que nous ferons dépendra l’avenir du continent et de nos enfants qui vivront demain debout ou esclaves.
____________
(i)Entretiens avec Jean-Louis Missika et Dominique Wolton, Raymond Aron : le spectateur engagé, Paris, Julliard, 1981, p 16

  32   Vos commentaires
  1. Inyankamugayo

    Vous rappelez vous du conte du ‘loup et l’agneau’?
    Mbega Rwagasore yishwe nande? Abo babirigi ntaco bazotuzanira namba.

    Mobutu, Kaddafi, …. étaient les enfants chéris des américains mais ils ont été abattus par les même fossoyeurs de la liberté des africains.
    Tot ou tard ces soient disant puissance mondial seront calciné et leurs demeures ne sera plus. Ils nous imposent l’homosexualité, lesbianisme, et quiconque refusent cette abomination est un démon à abbattre. Dieu vous voit. Ico babera ciza n’ukurangwa n’ukuri.

  2. Terimbere

    “If you are neutral in situations of injustice, you have chosen the side of the oppressor. If an elephant has its foot on the tail of a mouse, and you say that you are neutral, the mouse will not appreciate your neutrality.” DT

    La souveraineté se définit, en droit, comme la détention de l’autorité suprême, c’est-à-dire d’un pouvoir absolu et inconditionné. Dans les régimes despotiques, la souveraineté est le plus souvent détenue par un seul homme. Dans les démocraties, elle est détenue par le peuple, constitué en un corps politique, la Nation : on parle dès lors de souveraineté nationale.
    Et lorsqu’on tire à balles réelles à ses citoyens manifestants pacifiques mains en l’air, comment peut-on répliquer à un citoyen du monde par le mot souveraineté nationale, puisq’elle appartient au peuple? ??
    J’admire bcp Obama, mais il ferait mieux aujourd’hui de faire plus d’actions que de discours.
    Car à la fin de son mandat, on le jugera le plus ses actions. Bush junior reste aujourd’hui le Président américain qui a le plus aidé le continent africain surtout en rapport avec la lutte contre le Sida et pauvreté.
    Pour terminer, Obama est probablement devenu Président parce que les États unis ne font pas de suffrage universel direct car en élisant ses mandataires, le peuple combat l’ignorance.
    Les Africains devraient y réfléchir aussi.
    Sous la constitution la plus libre, un peuple ignorant est toujours esclave!NC
    Ceci explique cela, mesurons nos ambitions politiques!
    Citoyen enragé.

    • Stan Siyomana

      @Terimbere
      Je ne crois pas qu’aux Etats-Unis d’Amerique « en elisant ses mandataires, le peuple combat l’ignorance » necessairement.
      1. Le suffrage universel indirect a l’americaine veut que « le candidat presidentiel qui obtient le plus de voix au niveau national obtient le soutien du plus grand nombre de grands electeurs…
      Ces grands electeurs se reunissent ensuite DANS LA CAPITALE DE LEUR ETAT RESPECTIF pour elire le president…
      Il y a eu QUATRE EXCEPTIONS , en 1824, 1876, 1888 et en 2000, ou le college electoral n’a pas elu le candidat ayant recueilli la majorite des suffrages populaires… »
      (Voir « College electoral des Etats-Unis », http://www.wikipedia.org).
      2. Et si les grands electeurs etaient vraiment libres d’elire comme et qui ils veulent, comment y aurait-il seulement ces quatre exceptions citees plus haut, sur les 57 elections presidentielles que les Etats-Unis ont connues dans leur histoire (entre 1789 et2012).
      (Voir « Historical presidential elections », http://www.270towin.com).
      3. Enfin je crois que le vote des grands electeurs EST PRESQU’UNE FORMALITE puisque le candidat vainqueur est connu le soir/la nuit-meme des elections presidentielles (sans doute avant que les grands electeurs aient le temps de se reunir dans les capitals de leurs Etats respectifs).

  3. Love Burundi

    Le Business des réfugiés rapporte ! L’UE vient de débloquer 4 millions d’Euros … où va toute cette somme ?!
    Après le dénouement tragique de la situation au Burundi, je me dis que rien de sert  » de faire du bien »

    • Stan Siyomana

      @Love Burundi: « Ou va toute cette somme? »
      1. Vous pouvez vous en faire une idee:
      – visitez un camp de deplaces internes burundais au Burundi meme;
      -visitez un camp de refugies etrangers (congolais?) sur le sol burundais;
      -lisez ou ecoutez les reportages sur les conditions de vie de nos compatriotes burundais qui croupissent dans les camps de refugies dans les pays limitrophes (Rwanda, RD Congo, Tanzanie).
      2. Le Burundi qui, pour des decenies, a des milliers de refugies etrangers (ou burundais qui retournent au pays) n’en est pas pour autant devenu riche;
      3. Si au fond de votre coeur , vous ne pouvez trouver AUCUNE COMPASSION DEVANT LA SOUFFRANCE d’un autre burundais (refugie ou pas), laissez au moins la communaute internationale agir.
      4. L’article ne traite meme pas la question d’aide (aux refugies)!!!

      • Stan Siyomana

        @Love Burundi
        Voici « ou va toute cette somme »:
        « A la date du 30 juillet, 178.999 REFUGIES VIVENT DANS L’UN DES 15 CAMPS DU HCR, situes en Tanzanie, RDC, Rwanda et Ouganda. Sans compter les 15.176 burundais qui vivaient deja en exil avant la crise et les milliers de deplaces a l’interieur du pays, don’t le nombre est difficile a evaluer.
        « Nous avons ete surprise par le nombre important de refugies qui ont fui le Burundi. C’est beaucoup plus que nos previsions », explique Karin de Gruijl, porte-parole du HCR… »
        (Voir Sabrina Myre: « Crise au Burundi: quelle est la situation des refugies apres la presidentielle? », http://www.jeuneafrique.com, 30 juillet 2015).

        • Jean-Marie Ngendahayo Jean-Marie Ngendahayo

          A tous ceux qui traitent de la question de l’aide,

          Je suis mal à l’aise face à cette question. En parlant de Obama, il ne s’agissait pas de cela. Du reste, les Etats-Unis d’Amérique « aident » peu en général dans le monde, si on excepte les pays où ils y ont soit une présence militaire ou des intérêts éminemment stratégiques comme l’Egypte.
          J’ai voulu inviter les lecteurs à méditer sur les conseils d’un homme qui se sait et se sent Africain tout en n’ignorant pas qu’il est Américain. Ce sont des conseils gratuits et qui n’engagent personne si ce ne sont nos consciences et nos intelligences interpellées.

          Enfin, arrêtons de nous isoler du reste de l’humanité. Nous sommes « UN » sur cette planète. Même si il y a des racistes et des fondamentalistes. Même si il y a des tyrans et des génocidaires.

          Quant à l’aide, la meilleure façon de … « l’aider » c’est de créer un environnement de travail, de démocratie et ainsi de développement partagé pour éviter de quémander puis critiquer ceux qui veulent encore s’intéresser à notre misère tout en se nourrissant sur la bête par ailleurs!
          C’est de bonne guerre, si on ne se réveille pas comme l’Asie l’a fait.

          Fraternellement

  4. Fidèle

    Mushingantahe Ngendahayo, iyo ni avertissement diplomatique kandi urazi neza ko ibiciye vyose muri language diplomatique ko atakigenda. Komera!

    • mutima

      Cher Iwacu, je crois que vous ne voulez pas publier des opinions contraires a celles de votre auteur et cela ne construit pas . Vous semblez fuir le debat purement intellectuel et ca se comprend.
      Je pense que tout analyste averti trouvera le paragraphe suivant pertinent:
      « En réalité, la crise burundaise n’est pas seulement le reflet de contradictions internes à notre seule société. C’est aussi la manifestation d’intérêts plus grands qui luttent pour le contrôle de nos richesses naturelles non encore exploitées ; c’est la rapacité des puissances qui jugent que plus il y a du chaos mieux elles pourront tirer les marrons du feu. Les débats au Conseil de Sécurité des Nations Unies sur le Burundi en sont une illustration. »
      Pour ceux qui sont capables de comprendre la notion d' »interdepedance complexe » et celle d' »architecture mondiale « vont certainement facilement comprendre la crise burundaise et d’autres bien sur . L’homme est partout le meme (en Asie, Afrique, au Burund, en Frace, en Australie,…) dans sa nature belliqueuse-pacificiste (R. Aron).

      • PCE

        Mr Mutima , ce que vous dites n’est sans doute pas faux mais n’enlève rien à la réalité que dénonce le président américain et que Mr Ngendahayo reprend. Allez vous dnc constester que les dictateurs africains ne redistribuent pas la richesse ? Allez vous contester la corruption qui gangrène les milieux du pouvoir en Afrique ? Alors passons donc au sujet que vous n’abordez pas du tout , comment éviter les défauts que Mr Obama dénonce . That is the questioon. Et ca se voit que le régime en place au Burundi est , à ce point de vue, sourd ,aveugle et muet .

  5. Kami

    Malheureusement ceux qui, pour le Burundi, prône le respect de la loi et les libertés ferment les yeux pour d’autres dictateurs qui eux mm ont mis au pouvoir…exemple Rwanda, Uganda… Arrêtez mes chers amis ils ne sont pas mieux que les russes ou les chinois…ngira nuko basanze barabatanze

    • Jean-Marie Ngendahayo Jean-Marie Ngendahayo

      Cher Kami,

      Je ne me sens pas le devoir de critiquer la Chine ou le Rwanda sans raison. Mais le jour où vous voudrez un débat sur l’un ou l’autre de ces pays, je me ferai un plaisir d’y participer. Je vous dirais, par exemple, que lorsque le Club « Samandari » fonctionnait on a beaucoup discuté sur le Rwanda. On a échangé sur la problématique du génocide de 1994, on a parlé de son développement économique étonnant, on a aussi échangé sur ses défis politiques encore majeurs.
      Gardons nos esprits libres et apaisés; rien ne devrait nous empêcher de réflechir et de se poser des questions: c’est le début de la sagesse…
      Et puis surtout: ne vaut-il pas mieux se battre à coups d’idées qu’à coups de machettes ou de mitraillettes?

      Fraternellement

  6. Nawe obama we ,ivyo avuga ni sawa ,ariko nawe abazungu bamumariyeko benewabo ,ni akagayo bamugaya ntari capable yo kubakingira kandi ntaco bazira,kuko we nta mategeko yarenze,noneubwo ivyo vyigwa aduha ntiyobanza akaraba neza mu gihugu ciwe igituma abirabure bicwa cane ubu hatwara umwirabure,nabanze amenye message bariko baramuha avec ces tueries azoheze aze adusigurire ingorane dufise,ko adatanga imihoho none ?Ahubwo iyo avugako ahanini yaraje kutw’imposa homosexualite aho nari kuvyumva,ivyubutegetsi hose nico kimwe ,twabwe nuko batwinjirira mu vyacu,ubu gereki ubu buri muri esclavage ivyacu nivyo babona.

    • Rukundo

      Liliane, soit sage quand meme. Abarundi bishwe nukudashaka guhanugwa. Kubera iki uvuga ibintu dans le negativité au lieu d’en tirer une lecon?

    • Jean-Marie Ngendahayo Jean-Marie Ngendahayo

      Liliane,

      Urigore ususuzume neza kahise ka Amerika. Uzobona iyo baje bava naho bateye uheze utangare. Abirabure bari abaja ubu n’abanyagihugu nk-abandi bose. Uwo muzungu y’ubahutse gusinzikaza umwirabure arakurikirwa. Kera atari kure na mba ntaco yinona na gato.
      Ico Obama yipfuza kwumvisha Abanyafrica ni uko tworwanira amategeko. Niyo yonyene yodukura ko akarenganyo n’ububisha. Ubu erega nta ntwaro yisangije; uko buca uko bwira ni ko ibihugu vyose vyemera amategeko mpuzamakungu vyo nyene vyemeye kugendera. Iyo abategetsi bagavye niho ubona amakungu asemerera.
      Ego ni ko ubutungane si bwose kwisi ariko nkuko muri Amerika bavuye ahaga bagatera imbere hashimishije ni ko natwe twese twari dukwiye kugira. Hako twifumbereza mu nzako ni nzigo zakazikire zitubuza kuraba imbere dufashanya, dusangira gishiki na gisaza.
      Ivyo vya Homesexualité muvuga vyaramye kwisi hose no mu myaka yose. Uko ni ukwihumya amaso. Igikuru muri ico kibazo ni uko umwe wese yo kwemera gusonera ingendo y’uwundi naho wewe woba wifitiye umurindi wawe. Ni nkuko umu Katolika yorengera ku ba Poloti canke aba Islamu akabacinyiza ngo ivyo bakora nti biri mu kuri. Vyoca bicika mu gihugu.

      Abantu bari kwinshi, bumva ibintu kwinshi kandi bakabikora kwinshi. Igikomeye ni ugusoneranirana.

      Ukomera Liliane

  7. Ahubwo ni igitangaza ivyo abanditsi bose bashira ku ma sites uno munsi,mwese muvuga ama minerais ,les richesses du sous sol,ku buryo vyerekanako akaguma kari mu gihugu atari constitution na mandat ya nkurunziza,mais c’est bien abahora bahigimanga baze barabona,umengo sinzi ivyo banduye bose ukuri bariko baragushira hanze,mbega babitewe n’iki?basha n’ibindi muzobivuga rindira.

    • Stan Siyomana

      @liliane: « uno munsi mwese muvuga ama minerais, les richesses du sous-sol,…, mais c’est bien abahora bahigimanga baze barabona… »
      1. Une organisation canadienne Fraser Institute a mene son enquete annuelle au pres de 690 hauts cadres/executives (du secteur minier) sur l’etat de l’industrie miniere dans 12 provinces du Canada, 13 Etats aux Etats-Unis d’Amerique, 10 provinces en Argentine, 7 provinces d’Australie et 70 autres pays du monde.
      LE BURUNDI N’EST PAS SUR LA LISTE de la vingtaine de pays africains etudies.
      (Voir « Fraser Institute annual survey of mining companies 2013 », 134 pages. http://www.fraserinstitute.org).
      2. LE BURUNDI N’EST PAS NONPLUS SUR LA LISTE (du Fond Monetaire International-FMI) des 20 pays africains riches en ressources minieres ou riches en hydrocarbures (=petrole et gaz naturel), c’est-a-dire des pays ou ces ressources representent plus d’un quart des exportations pour la periode 2005-2010.
      (Voir International Monetary Fund, 2013: « Boom, bust, or prosperity? Managing Sub-Saharan Africa’s natural resource wealth », http://www.imf.org, Table 2.1 a la page 8).

  8. Pat

    Chers compatriotes;
    Il ya un tres grand defis a mon avis. Un peuple qui continue a etre meprise d’une part et un groupe qui profite de ce peuple de l’autre.
    Mais le resultat a la fin est tout un peuple appauvri y compris ceuz-la meme qui le malmenent pour de petits interets car eux-aussi finiront par s’appauvrir car ils ne seront pas au pouvoir eternellement.Pourquoi diable nos autorites finissent de la meme facon (dans l’oubliette)?
    je crois que la reponse se trouve dans la bassesse de l’esprit de l’homme africain en general et burundais en particulier.
    Je vous pose une serie de questions:
    Ou est parti Mobutu? Ou est parti Micombero? Ou est parti Idi Amin? Ou est parti Bokasa? Ou est parti recement Blaise Compaore? Ou est parti Hosni Mubarak? Ou est parti Habyarimana Juvenal? Ou est parti Muammar Gaddafi? Ou est parti Ben Ali? etc..
    Quand on est elu ou prend le pouvoir par la force, on oubli de preparer le depart. Que c’est que je veux dire par la? » preparer les successeurs » On se prend pou l’eternel, pour l’immortel parfois meme l’envoye de Dieu.
    Les courtisans deviennent nombeux pour vous faire savoir que si vous quittez le pouvoir, le pays disparaitra. Il suffit de regarder les commentaires de certains d’etre nous pour comprendre. Nous gagnerons ensemble ou nous perirons tous,ce cela la logique que nos politiens oublient une fois arrives au pouvoir. Pas de perdants et pas de gagnants!

  9. karundi

    Pour ceux qui n’ont pas eu la chance d’écouter Obama ici un extrait du discours qui nous regarde: j’en ai esquivé certains parties (en mettant les points de suspensions) pour en garder les plus intéressantes: Pour vous qui ne comprenez pas bien l’Anglais je vous propose en bas la traduction littérale:
     » I have also to say that democratic progress is at is at risk when leaders refuse to step aside when the terms end. Now, now, let me be honest with you, I do not understand this. I’m in my second term. It’s been an extraordinary privilege for me to serve as the President of the United States of America. I cannot image a greater honor or a more interesting job. I love my work. But under our constitution, I cannot run again. I actually think I am a pretty good President, I think if I run I can win, but I can’t. …… And, and no one person is above the law. Not even the President …
    The point is that I don’t understand why people want to stay so long, especially when they have a lot of money. When a leader want to change the rules in the middle of the game just to stay in office, it risks instability and strife like we’ve seen in Burundi (…) And sometimes you’ll hear a leader say, “Well, I am the only person that can hold this nation together”. If that’s true, then that leader failed to truly build their nation.
    Look at Nelson Mandela, Madiba, just like George Washington, they forged a lasting legacy, not only because of what they did in office, but because they were willing to leave office and transfer power peacefully »

    Traduction littérale:

    « Je dois aussi dire que le progrès démocratique est à est à risque lorsque les dirigeants refusent de se retirer lorsque leurs mandats se terminent. Maintenant, maintenant, je vais être honnête avec vous, je ne comprends pas cela. Je suis dans mon deuxième mandat. Ça a été un privilège extraordinaire pour moi de servir en tant que président des États-Unis d’Amérique. Je ne peux pas l’image un plus grand honneur ou un travail plus intéressant. J’aime mon travail. Mais en vertu de notre Constitution, je ne peux pas concourir à nouveau. Je pense en fait je suis un très bon président, je pense que si je concours, je peux gagner, mais je ne peux pas. …… Et, et pas une seule personne est au-dessus de la loi. Pas même le président …
    Le fait est que je ne comprends pas pourquoi les gens veulent rester si longtemps, surtout quand ils ont beaucoup d’argent. Quand un leader veut changer les règles au milieu du jeu juste pour rester en poste, il y a risque d’instabilité et de conflits, comme nous l’avons vu au Burundi (…) Et parfois, vous entendrez un leader dire, « Eh bien, je suis la seule personne qui peut garder cette nation ensemble ». Si cela est vrai, alors cela veut dire que ce leader n’a vraiment pas réussi à construire sa nation.
    Regardez Nelson Mandela, Madiba, comme George Washington, ils ont forgé un héritage durable, non seulement en raison de ce qu’ils ont fait pendant qu’ils étaient en fonctions, mais parce qu’ils ont volontairement à quitter leurs fonctions et transféré le pouvoir pacifiquement »

  10. PCE

    Eh bien Mr Ngendahayo , vous avez raison comme d’habitude . Je ne deviendrais peut être jamais un homme politique burundais – mais qui sait – mais je me suis toujours demandé quel intérêt peuvent avoir les politiques Burundais à opprimer leurs semblables ? J’ai beau creusé mes méninges mais je ne trouve rien d’attrayant dans la dictacture , dans la misère , dans l’oppression , dans la pauvreté. Les gens doivent savoir une chose , la misère -sans en avoir l’air – est comme une maladie contagieuse. Elle contamine facilement le voisin. A moins d’être totalement paranoiaque et malade mental , on n a aucun intérêt à ce que le voisin de pallier soit pauvre . Car lorsqu’un voisin est pauvre il a tendance à s’accaparer de la richesse du voisin d’en face . De même lorsqu’un voisin n’a aucun soucis de pauvreté , on peut laisser facilement sa porte ouverte car on sait qu’il ne piquera rien sur votre assiette et vous dormirez tranquille. Les dirigeants politiques doivent avoir ceci à l’esprit : nous devons partager la richesse que l’Etat soutire des riches et des pauvres , l’Etat doit redistribuer la richesse produite par les plus riches d’entre nous . L’Etat doit savoir redistribuer le bien être partout et non seulement dans les villes . Il faut savoir que nous irons tous au paradis ou nous le raterons tous et on sombrera . Je ne sais toujours pas si ceux qui nous dirigent le savent . J’ai bien que non et c’est dommage.

  11. Stichou

    Namw murabambere muwucana,ikibabaje niyo hypocrisie yanyu,nukuza muramenya ko aho mwabukaranga twari musi yurujo.mwaburaniwe rero mutanguye kuvuga ayamuhe?

    • tom

      La reponse est ici « En réalité, la crise burundaise n’est pas seulement le reflet de contradictions internes à notre seule société. C’est aussi la manifestation d’intérêts plus grands qui luttent pour le contrôle de nos richesses naturelles non encore exploitées ; c’est la rapacité des puissances qui jugent que plus il y a du chaos mieux elles pourront tirer les marrons du feu. Les débats au Conseil de Sécurité des Nations Unies sur le Burundi en sont une illustration ».

      Ngendahayo devrait d’abord reflechir davantage sur cela avant de jeter les pierres en vrac . On lit souvent ses articles teintés de melancholie et de vengeance lesquelles l’empechent d’aller au bout d’une reflexion intellectuelle. Approfondir Raymond Aron (Paix et guerre entre les nations) et Hans Morghentau ( Poilics Among Nations, ) l’aiderait davantage a comprendre le jeu de la scene internationale notamment en ce qui concerne les objectifs de la guerre et les aspects economiques de l’imperialisme mais aussi le « real politik ». En politique il n’y a pas de sentiments et et les sentiments d’Obama ne vont pas trop alterer la politique etrangere des USA en Afrique dont la ligne a ete tracee longtemps avant l’arrivee d’Obama a la Maison Blanche.
      Tom

      • Jean-Marie Ngendahayo Jean-Marie Ngendahayo

        Cher Tom,

        Il ne s’agit pas de faire de l’angélisme. Et Obama n’a rien de cela; c’est une personne très réaliste et très pragmatique. Mais ces faits n’entâchent en rien le fait de chérir des valeurs qui sous-tendent une action politique, une vocation de vie. Obama nous invite à garder en mémoire l’importance du droit et des richesses à partager. Raymond Aron n’est pas un politicien et il le reconnaît. Quand par exemple il s’oppose à certaines idées de De Gaule face à d’autres, il dit qu’il n’est pas à sa place. Lui se définit comme un analyste, un penseur avec tout ce que ça comporte comme grandeur, mais aussi fragilité lorsque les idées sont confrontées au réel.

        Si la politique est gérée par les interêt, Raymond Aron ne va pas jusqu’au machiavélisme. Raymond Aron, non seulement n’a pas defendu le totalitarisme Nazi et hitlérien, mais il l’a combattu comme résistant.

        Fraternellement

        Fraternellement

    • GIHUGU

      @Stichou
      Tu t’écartes du sujet et je présume que tu n’auras rien compris !!! tu dois être un paranoïaque….

    • Mandela

      Stichou, iyo nyishu yawe il pauvre en idee. Uwawucanye n’uwa rengeye amategeko. Reka tuwucane tuzowota.

    • Stan Siyomana

      @Stichou: »..aho mwabukaranga twari musi y’urujo… » (=Vous etes parmi ceux qui nous ont exploite dans le passe).
      1. ICI VOUS VOUS TROMPEZ DE CIBLE, ESSAYEZ D’ETUDIER/VOUS INFORMER SUR LES ORIGINES DU CNDD-FDD (surtout si vous etes membre de ce parti au pouvoir).
      2. Jean-Marie Ngendahayo a lutte aux cotes de feu President Ndadaye Melchior, « heros de la democratie au Burundi. »
      3. Jean-Marie Ngendahayo a ete l’un des cadres les plus influents du CNDD-FDD (au temps du maquis et quand le CNDD-FDD est venu au pouvoir).

    • l'histoire est en marche

      Tu parles de quoi, de qui au juste? Pourrais-tu éclairer ma lanterne? Je l’avoue, je suis complètement largué.

    • Stan Siyomana

      @Stichou: « …aho mwabukaranga twari musi y’urujo » (=Vous etes parmi ceux qui nous ont exploite dans le passe).
      1. Dans son discours au siege de l’Union Africaine a Addis Abeba en Ethiopie, le president americain Barack Hussein Obama a dit:
      « Nelson Mandela nous a appris: »etre libre n’est pas seulement briser ses chaines (d’esclavage ou de prisonnier), mais vivre d’une maniere qui respecte et renforce la liberte des autres… ».
      Et quand nous respectons la liberte des autres…, nous-memes devenons plus libres. Votre dignite depend de ma dignite, et ma dignite depend de la votre… »
      2. Pour dire que la victoire du parti au pouvoir CNDD-FDD en 2005, 2010 et 2015 n’aurait pas du se traduire en executions extrajudiciaires des membres du parti FNL et des membres de la societe civile, des frondeurs expulses du meme parti CNDD-FDD, et ne devrait pas se traduire en limitation de la liberte d’expression et en muselement de la presse libre, et ne devrait pas se traduire en destruction des radios privees au Burundi.

  12. RUTWE

    Ce qui est sûr,rien n’est sûr.

    • Ne perdons pas notre temps en perollant. Confirmons simplement et avec clarte que la crise burundaise ressemble aux consequences de ces guerres « par procuration » qui accompagnent la course vers les ressources dont regorge le sous sol africain. Le reste c’est du cinema.

      • Jean-Marie Ngendahayo Jean-Marie Ngendahayo

        A Déo Hakizimana,

        Non, ce serait trop simplificateur comme lecture de la réalité historique et sociologique du pays.
        Il faut tenir compte aussi des dynamiques internes et des sociologies indigènes qui font que le Burundi n’est pas le Rwanda, le Soudan n’est pas l’Ethiopie et l’Afrique du Sud n’est pas la Namibie. Malgré des influences exogènes parfois identiques.

        Fraternellement

        • Terimbere

          @ deo/jmn
          Un Moins Trois Egal Impossible! Bonne réponse pour un enfant de la première année primaire.
          A chacun son niveau!

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