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L’Uprona en deux à Arusha II

Deux Upronistes de l’opposition ont répondu présents au rendez-vous de la médiation dans la crise burundaise à Arusha du 21 au 24 mai. Une décision condamnée par le président de l’Uprona, membre du Cnared qui avait décidé de boycotter le rendez-vous.

Charles Nditije : « Messieurs Evariste Ngayimpenda et Tatien Sibomana ne représentent nullement l’Uprona au sein de la mascarade en cours à Arusha. »

Charles Nditije : « Messieurs Evariste Ngayimpenda et Tatien Sibomana ne représentent nullement l’Uprona au sein de la mascarade en cours à Arusha. »

Le CNARED (Conseil National pour le respect de l’Accord d’Arusha pour la Paix et la Réconciliation au Burundi et de l’Etat de droit) a décidé de boycotter ce rendez-vous s’il n’est pas invité en tant que plateforme.

Pourtant, certains de ses membres, invités individuellement, vont y participer. C’est le cas d’Evariste Ngayimpenda et Tatien Sibomana, successivement vice-président et porte-parole de l’Uprona de l’opposition, dirigé par Charles Nditije.

« Evariste Ngayimpenda et Tatien Sibomana ne représentent nullement l’UPRONA au sein de la mascarade en cours à Arusha. Ils sont là à titre personnel et ne peuvent en aucun cas engager le parti UPRONA », a aussitôt réagi M.Nditije. Car, selon lui, « le parti Uprona ne pourra jamais cautionner, ni participer à un dialogue inter-burundais qui n’intègre pas les principales parties prenantes de la crise actuelle ».

Ce communiqué indique que si l’Uprona a décidé de ne pas participer aux pourparlers en cours à Arusha, c’est parce que la facilitation a refusé d’inviter, malgré ses promesses, le Cnared qui est la principale plateforme de l’opposition, et dont il est membre.

Qui veut la tête de Nditije ?

Selon le président de l’Uprona de l’opposition, une réunion de la cellule de coordination du parti qu’il a convoquée a décidé, le vendredi 20 mai, de ne pas participer au rendez-vous de la médiation, pour les raisons évoquées ci-haut. La facilitation, précise Charles Nditije, voulait l’inviter en tant qu’acteur clé de la politique burundaise, et attendait sa confirmation. « La majorité des 12 membres de la cellule étaient de cet avis, mais Evariste Ngayimpenda et Tatien Sibomana tenaient à ce que l’Uprona y participe. » La réunion s’est terminée vers 20h, le vendredi le 20 vers 20h, à la veille du lancement des travaux à Arusha. Pourtant, s’étonne Charles Nditije, le lendemain, messieurs Ngayimpenda et Sibomana se sont rendus à Arusha. « Je ne sais pas quand ils ont reçu leurs invitations et leurs billets d’avion. » Le président de l’Uprona défend cependant la cohésion du parti. Pour lui, il ne faut pas mettre en avant les sanctions, dont la plus importante sera le désaveu des membres pour amener les fautifs à s’amender.

Cette participation de deux Upronistes à Arusha a créé une polémique qui est allée jusqu’ à parler d’un « plan d’élimination » de Charles Nditije pour avoir une nouvelle direction à la tête du parti, plus favorable au pouvoir, et dans lequel seraient impliqués messieurs Ngayimpenda et Sibomana. Un plan que ne rejette pas M. Nditije selon lequel, d’après ses informations, il y aurait effectivement un projet de l’assassiner : « Il est évident que le pouvoir n’acceptera jamais de négocier et il est dans la logique de liquidation de tous les acteurs avec lesquels il peut négocier. Mais je ne crois pas que des Upronistes soient complices de ce plan macabre. » Selon lui, cela peut pourtant être un calcul du pouvoir issu du Cndd-Fdd « qui peut se dire qu’en m’éliminant, la nouvelle direction du parti serait plus malléable. »

La bénédiction du parti…

Evariste Ngayimpenda : « Le Cnared nous a manipulés en disant que la médiation avait accepté de l’inviter. »

Evariste Ngayimpenda : « Le Cnared nous a manipulés en disant que la médiation avait accepté de l’inviter. »

« Il n’y a jamais eu de discussion nous empêchant d’aller à Arusha », se défend d’emblée Evariste Ngayimpenda, vice-président de l’Uprona. D’après lui, cette discussion a eu lieu au sein de la cellule de coordination de l’Uprona, provisoire et mise en place pour accompagner le processus de réunification commencée en 2014. Une cellule, selon lui, qui n’existe nulle part dans les statuts du parti Uprona et dans son règlement d’ordre intérieur. « Cette cellule n’a donc aucun pouvoir de décision, qui revient au bureau exécutif du parti, lequel n’a pas pu se réunir depuis le mois de décembre. » M. Ngayimpenda souligne qu’après les incompréhensions issues de cette réunion de la cellule, ils ont proposé à Charles Nditije, soit d’appeler Kigali pour demander au directoire du Cnared qu’il vienne ou qu’il délègue quelqu’un à Arusha. « Il fallait délibérer ensemble plutôt que sur téléphone ou sur WhatsApp sur l’attitude à prendre. » La deuxième proposition, poursuit-il, était de convoquer urgemment le bureau exécutif, qui est le seul à prendre une décision sur une question aussi fondamentale. Le président Nditije a refusé. « Nous avons alors convoqué les membres du bureau, des représentants de 12 provinces, qui nous ont donné le feu vert. Nous avons appelé les éléments qui sont à Kigali qui ont fait de même, après une réunion d’urgence. Ils ont même mandaté quelqu’un pour demander à Nditije de partir avec nous, en vain. »

« Le Cnared nous a mentis ! »

Pour Evariste Ngayimpenda, les membres du Cnared ont été manipulés. Car, indique-t-il, après vérification auprès du bureau du facilitateur, la promesse d’inviter le Cnared n’a jamais été obtenue. « Mais on nous a manipulés en disant que la médiation avait accepté d’inviter le Cnared contre le gouvernement à parité de 15-15. » Il souligne que la facilitation avait précisé qu’elle inviterait les membres du Cnared mais qu’il leur était loisible de plaider pour la reconnaissance du Cnared une fois dans la salle. « Normalement, nous devions partir comme experts accompagnant Charles Nditije, invité comme acteur politique indépendant.

Mais c’était juste une question de protocole pour ne pas heurter le gouvernement, car nous avions l’intention de parler pour notre parti et le Cnared. »

Evariste Ngayimpenda regrette qu’il y ait eu beaucoup de manipulations autour de cette question, à cause des gens qui ont préféré verser dans la diffamation. « Aller jusqu’à dire qu’on a été achetés par le Cndd-Fdd fait rire car, ce parti n’était pas demandeur de ces consultations. » Et d’ajouter : «  Entre l’opposant qui est allé à Arusha, sachant que le Cndd-Fdd y est allé à contrecœur, et celui qui n’y est pas allé, qui a plus rendu service au parti au pouvoir ? » Qu’il y ait complot ou pas contre Charles Nditije, le vice-président de l’Uprona pense que c’est possible, parce que c’est un opposant très connu et ce n’est un secret pour personne que c’est un mal aimé du pouvoir. « Ce qui est inacceptable et révoltant, c’est qu’il y ait des gens qui veulent lier cela avec notre participation à Arusha. »

  15   Vos commentaires
  1. Inyishu

    Ariko Nditije ntiwumva !! baserukiye minorité et toi tu es de la majorité!!!!! donc pas pour la minorité

  2. Umurundikazi

    Jewe ntibintangaza ko abaporona birukira Arusha, igitangaje ni Nditije acifashe. Ntituzokwibagira imyaka bamaze bacuditse na cndd amabi yose akorwa babona bariko barasangira nibinywamaraso. Muri 2010 bagiye gushigikira ubusuma bwamatora kuko Nkurunziza yabemereye kubaterera amajwi. Nejo ntimuze mwitangaze iyo Uprona yaba Nditije na Ngayimpenda izokwinjira muri leta irongowe na Nkurunziza, bazokwitwaza ngo nukugira amahoro agaruke. Abo batama basoserwa cane mutabakuye bose ntamakiriro ya Uprona izogenda akagirire

  3. NB

    Tout parti politique ou leader politique qui veulent diriger le Burundi aujourd’hui, devraient passer de la démocratie molle à une démocratie radicale. Or, il n’y a jusqu’ici un seul parti politique ni leader burundais prêt à faire une pareille revendication son cheval de bataille. Ni naco gituma nosaba impunzi civils ataho zegamiye mu vya politike ko zokwitoramwo des délégués et un porte-parole en mesure de négocier en marge y’ibiganiro initiés et présidés par le facilitateur Mkapa, leur rapatriement au Pays en bonne et due forme. Vous n’allez pas tout de même me dire que tous les burundais qui ont fui jusqu’ici le Burundi sont tous affiliés à des partis politiques qui revendiquent le partage du pouvoir avec le Cndd-Fdd? Dites-moi alors, pourquoi les réfugiés apolitiques civils devraient aujourd’hui attendre l’aboutissement des dialogues axés sur la politique pour réintégrer leurs propriétés et biens au Burundi? Fuir par crainte des représailles aveugles surtout qu’on parlait d’un génocide imminent au Burundi, ne peut pas être sanctionné d’un exil ad vitam æternam, ce serait absurde! C’est pourquoi, il faut une autre entente négociée qui garantirait aussi aux réfugiés apolitiques civils burundais vivant actuellement à l’extérieur du Pays, un rapatriement pacifique plus tôt qu’un partage du pouvoir revendiqué par les véritables opposants politiques de Nkurunziza, dont la plupart demeurent toujours au Pays. Ces deux démarches de négociations devraient également être instaurées pour éviter toute association ou confusion entre les deux groupes de réfugiés apparemment confinés à des activités et occupations distinctes. Autrement dit, il ne peut y avoir blocage ou entrave des travaux de l’un ou de l’autre groupe si leurs débats ne portent pas sur les mêmes éléments et cela pourrait aider à l’avancement et implications de toutes les parties concernées sans ambages. À bon entendeur …

  4. Mugabo jean pierre

    Il y a une incompréhension qui risque de porter préjudice à l’intégrité des opposants upronistes « appeler KIGALI  » veut dire appeler le gvt rwandais. Si c’est pas une erreur du journal, NGAYIMPENDA voulait dire que le gvt rwandais est complice de la crise burundaise.

  5. Bernier Owen

    Ngayimpenda na Sibomana , nimwemere musabe imbabazi mwaraye muduhemukiye….. Nimwe abakunzi ba UPRONA twari duhanze amaso , twibaza ko muri Abashingantahe bindyamunyu bashobora gusubira kwambika umutamana umugambwe wa Rwagasore , nabarundi twese, mugabo raba ivyo mutanguye gukina. Musabe imbabazi Nditije, Umushingantahe wijambo ariwe abereye kurongora uburundi mwibibihebigoye turimwo. Mumenye neza ko uhemuka bugaca ibigori vyera…… Kunyerera sibibi , ikibi nuguherayo bikanka ko uvyuka…. You are human being , you deserve to be forgiven as well. Vive l’Uprona , à bas les usurpateurs de l’Uprona (Uprona-CNDD-FDD).

  6. Karikurubu

    Uprona ya Rwagasore isigaye ikina urukino politique semblable à celui du Frodebu de Ndadaye vyumvikana qu’il est aujourd’hui victime de l’hommerie de ses membres.

  7. eric

    Un system democratic avec :
    -un hutu pur pour 2mandats de 5ans elu par le parliament a un parti gagnant,apres
    -un tutsi du parti gagnant elu par parlement elu pour un seul mandat president,
    -un mixte hutu-tutsi pour un mandat de 5ans elu par un parlement .
    -les quotas doivent etre revus pour le respect du droit d’etre majoritaire et la security des minorities
    cela detruira definitivement le problem ethnique au burundi et aucun impact venant de plan belge ou rwandais ne reussira jamais.
    L’example is l’arusha accord actuel qui a montrer son efficiency .500 morts dans une annee c’est trop petit voir que tout le monde avait les armes a feu et pas les machettes.!!
    Sans accord d’arusha ce serait plus pur
    Nous sommes en retard pour le development
    -Il faut que les hutu sachent que un tutsi, etre president pour un mandat de 5ans ne les fait rien et c’est leur droit (confience ou pas)
    -Il faut que les tutsis sachent que les hutus ont absolument le droit d’avoir 2mandats confience ou pas
    -Il faut que les tutsi-hutu sachent que il ya un bon nombre de mixte qui risquent d’etre ignored
    -les twas etant 1% peuvent etre au gouvernment et etre toujours gouverneur du bujumbura rural avec leur propre election.

    en conclusion ,nous buruandais nous perdons le temps a nous diviser alors que nous sommes les memes.voyager et voir .
    vraiment hutu-tutis vous avez venez sans doude d’un seul parent sinon il n’yara pas une seule langue.
    Il nya personne qui parle un kirondi samblabl;e a 1% a la langue ethiopiane meme 5generations on aurait pu avoir certains dialectes etrangeres.
    Je vis et j’ai vecus dans 9pays africains, les gens qui se ressemblent au hutu ou tutsi dans chaque unique ethnie avec meme language sont partout mais il ne se divisent pas de facon dont ils se ressemblent.C’EST UN MENSONGE NOUS SOMMES LE MEME ET ON PEUT DETRUITE TOUTE HAINE PAR PARTAGE EN IGNORANT L’HISTOIRE
    Les relations belgo-burundaises devraint arreter aussi top possible .maybe anglophone serait mieux
    Il faut que nos intellectuels pensent objectivement sans se positioner SVP-SVP vous detruiser les generations.IL N YA RIEN DANS LA GUERRE LES COMPETIONS ETHNIQUES DEVRAIENT ARRETER.
    QUE DIEU DETRUISE TOUTE DIVISION ARTIFICIELLE DANS NOS TETES ET ESPRITS.AMEN

    • opsjke

      Comment est ce qu’on determine la purete hutu ou tutsi d’un individu?

      • opsjke

        Est ce que vous vous rendez compte de l’aberration – du point de vue génétique- de ce système où l’individu reçoit  » l’ethnie » de son père quelle que soit celle de sa mère. Supposons qu’il y ait réellement des gènes « hutu » et des gènes « tutsi ». L’enfant mâle d’un « hutu » et d’une « tutsi » est « hutu » selon l »assignation patriarcale de l’ethnie. S’il s’unit à la fille tutsi d’un couple tutsi, leur enfant sera hutu même si 75% de son bagage génétique est « tutsi ». Si cet enfant « hutu » est mâle et qu’il s’unit à une « tutsi », leur enfant « hutu » aura un bagage génétique « tutsi » à 87.5% etc.
        Bref avec la mixité et le temps, l’ethnie au Burundi n’est plus qu’un code social complétement subjectif sans aucune base rationelle et complétement improuvable dans une cour de justice digne de ce nom. Utiliser ce concept ethnique biasé jusque dans la loi fondamentale prouve notre ignorance collective.

    • Maya

      @eric, les batwa n’ont-ils pas droit à la présidence??? Et les baganwa????

      • Bakari

        @Maya
        « Et les baganwa???? »

        Les baganwa sont tutsis, un point c’est tout! On veut simplifier les choses et vous vous tenez à encore les compliquer! Il faut arrêter! Déjà la notion d’éthnie avec ascendance patriarcale est débile!

  8. Kana Éric

    « Mais on nous a manipulés en disant que la médiation avait accepté d’inviter le CNARED contre le gouvernement à parité de 15-15  » je suis surpris mais pas vraiment quand on connaît les burundais (la trahison) un professeur qui ose dire qu’il a été manipulé alors qu’il sait très bien que le premier rôle d’un intellectuel c’est de vérifier,monsieur le professeur il faut jamais faire des calculs par intérêt,un homme honnête se positionne toujours par principe,il faut essayer de déconstruire votre façon étriqué de voir le problème burundais cher monsieur ,car il y a des morts par dizaines et par jour tout les jours ,le devoir d’intelligence nous impose d’être comme les dents d’un peigne pour faire face à la machine qui tue ,vous parlez de la manipulation mais si c’était Nditije qui aurait participé le 21/05 je parie que vous auriez nous sortir son ethnie comme raison de trahison pour nous manipuler ou du moins manipuler ceux qui sont manipulable comme ça été le cas pour vous si au moins vous êtes sincère

  9. jose

    none NGAYIMPENDA aho aharira mwomubaza uwamuhaye ubutumwa (invitation et billets d’avion) jusq’ARUSHA SI ce n’est pas le parti au pouvoir.
    2question: bagiye gukora iki qu’elle message batwaye de nous les UPRONISTES ahubwo ashaka kaka 1vice presidence et ministre pour ses intérêts mais non pas pour les intérêts nationales.

    Qu’il regagne CONCILIE et ses lieutenants nous savons que un jour nous aurons nôtre parti physiquement fort et les burundais quitteront ses misères.

    Muramutubariza inama ou umubonano yagiranye na Ministre de relation extérieur NYAMITWE á 20h00 icoba cavuyemwo nous y étions là ariko wewe ntiyashobora kutumenya et enfin numuhuza ila constaté que ivyotwamubwiye munyuma arivyo aca avuga ko bazobonana na CNARD

  10. bizos

    Baporona, Ba UFB, Ba JRR mwese,
    Mwumvise Nditije ko yamaze kugurisha umugambwe wacu ngo utwarirwe i kigaki????
    Ivyo murabitahura mbwebwe?

    • John N

      Sivyo reka gushikuza. Ninde ayobewe ko hari les upronistes bacitse kw’icumu bahungiye a Kigali nahandi ? Aho turi hose turakurkirana ivy’umugambwe wacu. Komera mushingantahe Nditije, abo bandi nabo nibagaruke kumurngo. Naho Nkrurnziza yobakora mu ntoki voba ivy’akanya gatoyi. Nibarabire kuvyo arikoko akorera FNL.
      Rwasa nta ntambwe azomuterana.

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