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Sécurité

L’officier de police Kazungu, victime d’un attentat

OPPI (major) Jean-Claude Kazungu a été assassiné hier au terrain de l’Ecole Primaire Saint Joseph du quartier 3 de Ngagara (nord e la capitale) aux environs de 16 heures.

Le porte-parole adjoint de la Police, OPI (Lieutenant) Pierre Nkurikiye indique qu’il y a eu dispute armée entre Diomède Karorero, un bandit de grand chemin bien connu des services de la police et ce policier du GMIR (Groupement mobile d’intervention rapide). Il était en tenue civile et sans escorte.

Après le meurtre, le bandit s’est enfui à bord de son véhicule. Des militaires en faction ont tiré sur le véhicule. Ils ont alors appréhendé le meurtrier.

Des témoignages recueillis dans les environs du lieu du crime confirment que le policier était en civil. Les habitants du quartier ont vu une voiture aux vitres teintées criblée de balles. Mais eux parlent d’une attaque d’une bande armée.

Et pour preuve : des rafales de fusils et l’explosion de deux grenades qui se sont fait entendre. Bien plus, l’officier gisait mort dans la cour de récréation de l’école primaire Saint Joseph à une cinquantaine de mètres du cabaret dit «chez Maronkero ».

Aucune source n’explique pourquoi cet officier s’est rendu sans escorte dans le cabaret situé au bord de la route Buconyori. Certains avancent une thèse d’un rendez-vous avec le bandit Karorero pour un « deal ». Il s’y est présenté à bord de son propre véhicule. Il découvrira un peu tard qu’il était tombé dans un traquenard.

Signalons que quelques heures après l’attaque, de fausses rumeurs ont couru que c’est le surnommé Kazungu, agent du service national des renseignements (SNR) qui a succombé à l’attaque de Ngagara.

Un agent du SNR assassiné

Aux environs de 19h30, une bande armée de sept à dix personnes ont assassiné Family Ngendakuriyo, un agent du SNR. « Family » est connu pour avoir été arrêté le premier jour des manifestations après que son compagnon Joe Dassin venait de tirer sur un militaire à Musaga. Il sera admis à la prison de Mpimba pour quelques jours avant d’être relâché.

  6   Vos commentaires
  1. Verite Guess

    @ Rukwebuka,
    Vous voulez dire, TRISTEMENT celebre?

  2. SABUZI Siméon

    Episode 1 : De la clémence contre la passion de la vengeance.
    Par : Sabuzi Siméon, Licencié en LLA, UB, oct. 1984

    Il serait cohérent, particulièrement, au cours des périodes de dures épreuves comme celle que nous traversons en ce moment, de remémorer les hauts faits de l’Histoire de notre pays afin de réveiller l’amour et la passion dans le cœur de nos concitoyens. Car, actuellement, la population semble tétanisée par des slogans de va-t’en guerre et des ‘pétards’ à tout bout de champ. Elle reçoit peu de messages d’exaltation des héros et des sacrificateurs!

    Pareillement, les Burundais devraient se rappeler des arguments selon lesquels l’Histoire de notre pays est inscrite dans nos cœurs et se transmet encore de bouche à oreille. Néanmoins, l’écrit commence à gagner du terrain et la nouvelle génération est frénétiquement branchée sur les NTCI. Il faudrait largement profiter de cette révolution technologique pour diffuser la théorie de la lutte de la clémence (générosité héroïque) contre la passion de la vengeance.

    André Stegmann (1968) a relevé que la qualité attribuée le plus souvent aux héros est la magnanimité caractérisée par : la constance, la volonté, la maîtrise de soi, la grandeur d’âme et la générosité. Ainsi, les héros endossent ces qualités dans le souci de leur gloire, et cherchent à se distinguer de l’humanité commune. Mes lecteurs noteront que les héros se comptent sur le bout des doigts au Burundi : des aïeuls et des contemporains. Prenons alors le temps de les découvrir pour en proposer autant que faire se peut ! Dans cette œuvre de reconstruction d’un pan de note passé, tout le monde est invité à proposer des pistes de recherche…

    Cela étant dit, je souhaiterais vous introduire à une longue série de hauts faits ayant marqué le Burundi et qui devraient servir de ferment pour les générations présentes et à venir. L’ordre et la qualité s’entremêlent au point que pour faire avancer ma thèse, les critiques voudront bien m’adresser gentiment leurs points de vue.

    Ainsi, à tout seigneur, tout honneur ! Le 1er héros de l’Histoire écrite serait Ntawurishira, gendre du roi Mwezi Gisabo et un vaillant chef (umuganwa) qui a été fusillé à Busari, le 18/09/1892. En effet, il tentait, à la tête de ses guerriers, de barrer la route au corps expéditionnaire de l’explorateur Oscar Baumann. Ce dernier venait de fouler le sol burundais, un pays qui était longtemps resté impénétrable aux invasions étrangères.

    Ainsi, à tout seigneur, tout honneur ! Le 1er héros de l’Histoire écrite serait Ntawurishira, gendre du roi Mwezi Gisabo et un vaillant chef qui a été fusillé à Busari, le 18/09/1892. En effet, il tentait, à la tête de ses guerriers, de barrer la route au corps expéditionnaire de l’explorateur Oscar Baumann. Il fallait, à tout prix, chasser ces envahisseurs qui venaient de violer le sol burundais, un pays longtemps resté impénétrable aux invasions étrangères.

    A suivre…

  3. Verite Guess

    Je suis triste de cette mort, pour 2 raisons:
    1. Je ne souhaite a aucun de mes compatriote d’être assassine. Je condamne tout assassinat, je persiste et je signe, nul n’a le droit d’oter la vie a une personne humaine
    2. Kazunge echappe a la justice a l’instar d’Adolphe Nshimirimana. Desormais tout les deux repondront a la justice divine, mais j’aurais tellement souhaite qu’ils soient juges aussi par la jusice des homies, tellement ils ont verse beaucoup de sang des innocents dans notre pays.
    Anfin, Le destin en a decide ainsi et personne ne peut le contredire, j’espere seulement que nos freres du SNR auront compris ce clin d’oeil du destin ou de Dieu, je n’en sais trop rien. Une chose est certaine, si les agents de la Police, du SNR et du pouvoir de Nkurunzuiza n’ont pas encore compris qu’ils ne sont pas a l’abri de la mort, ce qu’ils ne comprendront jamais rien.

  4. Kamana

    Après avoir lu cet article nécrologique, ma conclusion est la suivante: personne au Burundi n’est épargné. Sans toutefois me rejouir de la mort de mes compatriotes, je dirais aux agents du SNR qu’ils ne sont pas immortels, qu’ils ne sont pas immunisés contre la mort. Qui tue par l’épée périra par l’épée.

  5. kibwa

    Il arrive quelquefois que l’utilisateur de l’épée périsse aussi par l’épée. Les temps sont graves et j’ai les larmes aux yeux quand je vois de loin l’abime qui nous attend!!!
    Kibwa

    • Rukwebuka N

      Le nom du dédédé est plus célèbre que lui.

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