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Politique

Le chef de l’Etat donne un délai de 2 mois pour en finir avec les ’’fauteurs de troubles’’

03-05-2016
Le président Pierre Nkurunziza : «Il faut que dans deux mois, on en finisse avec les perturbateurs de la sécurité»

Le président Pierre Nkurunziza : «Il faut que dans deux mois, on en finisse avec les perturbateurs de la sécurité»

Cet ultimatum a été lancé ce lundi 2 mai à Kayanza par le chef de l’Etat lors de la célébration de la Fête du Travail. Dans deux mois, a-t-il martelé, on ne parlera plus de ces groupes armés qui déstabilisent le pays en empêchant les gens de vaquer à leurs activités quotidiennes.

«Il faut que nous soyons solidaires dans la lutte contre les groupes qui perturbent la paix et la sécurité partout où ils se trouvent». Il a appelé toute la population burundaise à s’approprier du slogan choisi cette année: «Soyons unis pour faire une cohésion sans faille.» Il a alors rappelé qu’il faut être solidaire et renforcer la quadrilogie : Population–Administration–Justice–Forces de l’ordre.

«Il faut colmater les brèches et barrer la route à l’ennemi sans faux-fuyant», a averti le président Pierre Nkurunziza. Une fois cette solidarité bien scellée, a-t-il promis, on pourra s’atteler aux travaux de développement.

Dans un élan patriotique, le chef de l’Etat a fait allusion aux paroles de l’hymne national et a exhorté les jeunes gens présents à ces festivités à s’imprégner des valeurs comme l’amour de la patrie et du travail. «On peut même, s’il le faut, se sacrifier pour notre mère patrie», a-t-il déclaré.

«Nous sommes attristés par des Burundais qui sont assassinés ces derniers jours surtout des hauts gradés de l’Armée et de la Police, des administratifs et même des élus.» A ces mots le Chef de l’Etat a demandé au public d’observer une minute de silence.

Il a appelé la police et la justice en collaboration avec la population burundaise à ’’tout faire pour que ces fauteurs de troubles qui courent toujours soient arrêtés et traduits devant la justice’’.

Et c’est pour cela que nous demandons aux pays hébergeant ces ’’criminels qui commanditent et financent des assassinats’’ d’appréhender et de juger ces gens où de les extrader pour qu’ils répondent de leurs actes.
«Je ne sais pas ce que serait la réaction de ces pays s’ils apprenaient que tel pays hébergent des gens recherchés par leur justice», s’est-il interrogé.

«Il faut que chaque Burundais dans sa prière quotidienne invoque Dieu pour qu’il nous fasse justice ou pour qu’il nous aide afin que ces pays qui ont donné asile à ce criminels les extradent», a-t-il imploré.

Un autre ultimatum

Le chef de l’Etat a également donné un délai d’un mois aux fonctionnaires déserteurs ’’suite à la crise qui a dernièrement secoué le pays’’ pour qu’ils regagnent leurs postes.

Cet avertissement est contenu dans son message livré à l’occasion de la Fête du Travail. Il appelle différents employeurs d’établir les listes des présences pour que des mesures légales soient appliquées.

«Il faut suivre de près ces cas de fonctionnaires qui ne travaillent plus ou ceux qui touchent leurs salaires alors qu’ils ne se présentent plus à leurs postes, pour qu’ils soient remplacés par ceux qui veulent du travail », a martelé le président de la République.

«Verser un salaire à celui qui ne travaille plus ou à celui qui a abandonné son poste est en soi une forme de corruption ou de détournement des biens publics», a mis en garde le chef de l’Etat.

  12   Vos commentaires
  1. NDABIRABE

    Le Burundi a un seul fauteur de trouble. Tous ceux qui meurent le sont à cause de lui.

  2. Muhima Mweru

    Nkurunziza n’est plus un homme à croire et ne peut plus donner de leçon de morale, car lui même n’a plus de moralité! Un homme sans scrupule comment peut il rappeler les autres à la règle? Les sages disent que  » le silence fait moins de mal qu’un bon conseil doublé de mauvaise exemple ». Ce monsieur est à la base du malheur que connait le Burundi à présent !! Un ventriote peut il donner uneleçon de patriotisme? Un extrémiste et divisionniste qui joue sur la carte de éthnisme pour se maintenir au pouvoir peut il réussir a jouer le rôle du rassembleur? Pas possible !!!!

  3. KABADUGARITSE

    Une enquête limitée dans le temps? C’est comme si l’on savait où les retrouver!

  4. roger crettol

    Au lendemain de son assermentation / intronisation, le même président avait déjà exigé / promis / menacé de réduire la contestation dans un bref délai – un ou deux mois, votre mémoire est meilleure quelas mienne.

    «On peut même, s’il le faut, se sacrifier pour notre mère patrie», a-t-il déclaré.

    On ne lui en demande pas autant, même si le retour de la paix dans le pays se fera au prix de sacrifices de la part du président …

  5. Kabingo Dora

    En 1934 en Allemagne nazie , la Sturmableitung (SA) a joué un grand role dans la prise du pouvoir d’ Hitler ainsi que dans l’extermination des opposants au sein de l’armée et de la société civile. Ceci ne lui a pas empêche malgré tout d’exterminer certains membres de la SA dont son chef , Ernst Röhm qu’il a arrêté lui même. Ce fut la nuit des longs couteaux. L’allemagne hitlérienne fut , jusqu’à un certain moment un pays très riche dirigé d’une main de fer . Le seul problème , et il est de taille , il était bête . La seule force brute ne suffit pas pour diriger les hommes et les maintenir en harmonie , il faut l’intelligence en plus . Aujourd’hui le Burundi actuel a quelque chose de profondément hitlérienne. Si les mêmes causes produisent les mêmes effets , vous comprennez ce que je veux dire.

    • Bakari

      @Kabingo Dora
      Votre style ressemble curieusement à celui du Prince de Nkoronko que j’ai bien côtoyé durant ma jeunesse!
      Je me demande si cela est dû au hasard ou pas!

      • Kabingo Dora

        @ Bakari
        Je n’ai rien à voir avec le Prince de Nkoronko même s’il fut , comme vous , mon promotionnaire à l’université du Burundi il y a de cela plus d’une vingtaine d’années.

  6. SEMIGABO

    Les fauteurs de troubles? Amusant!

  7. eric

    May God Almighty ,who still protect us and who still protect the unity of burundi ,expose all the enemy behind the enemy in jesus name we pray.
    For longtime unity of us brothers hutu-tutsi being strong than ever in Christ and not in any other power because it has failed us.
    We worship you Lord and we praise you.

    • Yves

      Let us remember how your almighty god protected all the innocent victims in this conflict ? Oh wait, he didn’t

      • Pete

        Everything happen for a reason. Don’t blame God for your stupidity because he did create you to kill one another.

  8. Arsène

    C’est assez surprenant: d’un côté, le pouvoir ne cesse de nous dire que la sécurité règne sur tout le territoire burundais à 98.2% et de l’autre un discours invitant « Population–Administration–Justice–Forces de l’ordre » à la «lutte contre les groupes qui perturbent la paix et la sécurité partout où ils se trouvent».
    Il donne un délai de deux mois pour en finir une fois pour toute. Ce qui étonne est qu’il a déjà donné plusieurs délais de deux mois notamment à ceux qui possèdent les armes pour les rendre, deux semaines pour livrer les assassins de tel ou tel personnalités. Cela s’appelle l’effet d’annonce.
    Même dans les systèmes les mieux organisés, ce genre de discours n’est pas tenu. Une enquête dure le temps nécessaire, c’est pareil pour une guerre ou toute action de ce genre.
    Quant aux salariés qui ont abandonné leurs postes, il est clair que personne n’est parti de son gré et dans la mesure où c’est Nkurunziza qui les a poussé à la fuite, il ne peut pas les sanctionner pour une action dont il est l’unique responsable.
    Combien de fois M. Kurunziza a-t-il été payé par le contribuable alors qu’il jouait au foot ou qu’il faisait campagne à travers les soi-disant bonnes œuvres de plantation d’avocatiers? Il n’a pas été élu pour passer 80% de son temps à s’amuser.
    Enfin, les salaires versés à ces gens contrait à vivre dans des camps de réfugiés ne sont rien à côté des millions de dollars détournés depuis que le CNDD est au pouvoir.
    Ces discours ne nous avancent en rien.

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