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Économie

La santé financière de la Regideso s’améliore

12-01-2015

En 2014, sur une prévision de cinq milliards de Fbu, le résultat d’exploitation a atteint, pour la 1ère fois, 7.898.550.543 Fbu. Déclaration faite, ce vendredi 9 janvier, lors d’un café de presse, par la direction de la Regideso. 

Libérat Mpfumukeko : La production actuelle d’énergie connaît un déficit important de plus de 20MW ©Iwacu

Libérat Mpfumukeko : La production actuelle d’énergie connaît un déficit important de plus de 20MW ©Iwacu

« Ce résultat pourrait être plus important, n’eût été le décaissement de 10.578.680.145 Fbu pour payer la facture de l’énergie fournie par la centrale thermique de 10MW en location », précise Libérat Mpfumukeko, directeur général de la Regideso. La lutte contre le monnayage des services, le vol des équipements, les actes de malversation, la corruption, les détournements… sont à la base de ce résultat positif. 167 cas de vol de matériel et 29 cas de malversation, corruption impliquant certains membres du personnel de la Regideso ont été inventoriés. M. Mpfumukeko assure que plusieurs actions visant à gérer rationnellement le charroi et le carburant ont été entreprises : « Les charges courantes d’exploitation, les dépenses du charroi, qui totalisaient entre 250 et 400 millions Fbu par mois, ont été ramenées à 100 millions de Fbu par mois ». On citera également l’annulation des marchés surfacturés, des marchés non indispensables totalisant un montant de plus de six milliards de Fbu. Une grande satisfaction pour la direction de cette entreprise.

Le directeur général de cette entreprise fait savoir que sur une période de 18 ans, (1997-2014), le résultat d’exploitation a été irrégulier. Cette entreprise a enregistré onze ans de pertes contre sept de bénéfices (2001 ; 2005 ; 2006 ; 2008 ; 2012 ; 2013 et 2014). A titre illustratif, un tableau dressé par la Regideso montre qu’en 2000, l’entreprise a connu un résultat d’exploitation négatif (-5 .641.555.183 Fbu).

Des défis aussi

Malgré le résultat positif pour 2014, la Regideso fait face à de multiples difficultés. Selon son directeur général, la production actuelle d’énergie connaît un déficit important de plus de 20MW. Cela est lié aux faibles investissements dans ce domaine depuis longtemps. Signalons que la création du dernier barrage, celui de Nyemanga, remonte à 1988. Or, précise M. Mpfumukeko, pour la même période, les clients se sont multipliés par quatre : de 21.000 à 82.000 actuellement. Le secteur eau connaît aussi une situation difficile. Car, explique-t-il, les vielles infrastructures en place aujourd’hui étaient construites pour servir une clientèle bien plus petite.

  4   Vos commentaires
  1. borntomakelovenotwar

    Il y a de quoi se réjouir tout de même : la bonne gouvernance fait son entré à la Regideso et au Burundi. Nous pouvons espérer que les choses s’améliorent, aussi que les Burundais aient tous accès à l’eau potable et qu’au moins tous les élèves burndais aient la lumière suffisante pour leurs études. Nous sommes encore très loin de l’objectif.

  2. Carthage

    Il n’y a pas de quoi pavoiser.

    Je ne suis pas sur de l’objectif d’une telle sortie mais mon avis est que cette entreprise est drôlement en déphasage de sa mission quand elle se cramponne d’exhiber les extraits de ses états financiers alors que tout le monde connait qu’elle n’a fais qu’encaisser de l’argent pour un service non rendu. Je ne crois pas que la bonne santé de la Regideso soit mesureé à partir de ses états financiers. C’est normal car elle a augmenté ses tarifs alors que ces prestations sont célèbres par les fameuses délestage et rationnement de l’eau et de l’électricité. Alors quoi de plus normal d’avoir un résultat d’exploitation positif quand vos produits sont perçus alors que les charges ne sont pas effectivement payées.
    Le taux de couverture des Barundi en électricité est de 2%, le plus bas du monde,et je me dis que la Regideso ne sert que 1.8% car il existe des micro centrales privées et d’autres raccordements gérés par l’Agence pour l’énergie rurale.C’est vraiment une bonne performance de servir 1.8%(hypothétique) qui vaut la peine de célébrer. Le développement du pays est handicapé par les mauvaises prestations de cette entreprise(indirectement bien sur mais elle n’a qu’à inciter l’état pour des investissements conséquent) avec des retombées sociales et économiques freinées: pas d’internet ni de cours de TIC dans nos écoles,les système de gestion de l’information dans les CDS sont archaïques dans les registres,les communes ne peuvent pas amorcer leur transition vers l’e-gouvernance,les entreprises rurales(coopératives ,les meuniers,les société de lavage du café,les micro entreprises de menuisier,soudeur, etc sont au point morts) et on clame qu’on a fait un résultat positif.
    Une chose est certaine,la montée en puissance des modèles économiques néo libérales dont le leitmotiv est le mercantilisme au détriment des orientations sociales a contaminé la plupart des sociétés de notre Afrique,normal car des cadres dirigeants ont été formés dans les écoles occidentaux ou ce modèle est perçue comme la panacée, mais je crois que les responsables africains devraient avoir un regard plus subtil en gardant un cap orienté sur les retombées pour les populations locales qu’ils sont censées servir, en tout cas ici chez nous la voix qui prêche dans le désert Monsieur Faustin de PARCEM l’a toujours clamé,mais je pense que les tenants des modèles économiques prennent du temps à comprendre,et parfois comprennent quand le mal est déjà fait.

    • laurent

      MON DIEU, tu peux pas reconnaitre les avancees ? Tu veux qu’ils soient premiers du jour au lendemain ?? Il y a des barrages en constructions, ca ne pousse pas sur les arbre ! La couverture sera grandement amelioree !

  3. Jambo

    Nous n’avons pas besoin de lamentations, mais plutôt de projets. Que prévoit la Regideso pour s’acquitter de sa mission a la satisfaction de la population burundaise? Autre chose s’est inutile. Nous informer que le dernier barage a été construit en 1988, que les infrastructures eau étaient destinées a satisfaire combien d’abonés,….!!!!! patati patata!!!! Qu’on nous dise ce qu’on compte faire pour remédier a cela. On se plaint des centrales thermiques qui ont englouti des milliards, et alors, quelle solution? L’année prochaine on se plaindra de la même maniere, je parie.

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