http://www.iwacu-burundi.org/wp-content/uploads/2016/09/US-ADVERT-26-SEPT-O-7-OCT.pdf
Le Burundi chante

Kaka Boney, le bonheur des scènes

De son vrai nom Bonaventure Havyarimana, Kaka Boney est né à dans la commune urbaine de Kinama, dans le quartier Ngozi, le 4 septembre 1978. Fils d’un menuisier et d’une femme au foyer, il est le deuxième fils d’une famille de trois garçons et trois filles, dont deux sont décédées.

Kaka Boney  ©Iwacu

Kaka Boney ©Iwacu

« Je viens d’une famille qui aimait chanter et qui m’a inspiré », déclare Kaka Boney. Dès 7 ans, il fréquente la chorale Saint Dominique Pueri Cantores de l’église Sainte Famille de Kinama. Sa passion pour la musique ne plaît pas du tout à son père qui le pousse à faire des études : « La musique me poussera en avant, grâce à elle je prendrai un jour l’avion », rétorque-t-il, déjà, à son père. Cependant, cela ne l’empêche pas de suivre des études primaires et secondaires, et il envisage aujourd’hui d’entrer à l’université. Dès 16 ans, il commence réellement son aventure musicale. Il entre d’abord au Centre Jeunes Kamenge dans l’orchestre Happy World, dont il deviendra le chef, deux ans après. Plus tard, il abandonnera cet orchestre pour former le groupe Remesha Band qui le propulse peu à peu au-devant de la scène. Il commence par remporter des tournois locaux et à chanter à l’extérieur du pays, notamment à Butare, à Kigali, à Nairobi et à Mascate (Oman).

En 2005, il sort son premier album « Ibiciro », avec une chanson du même titre où il s’insurge contre la vie chère. Le deuxième album intitulé « Mawe » sort en 2011, un hommage à sa mère, morte alors qu’il était âgé de 16 ans. L’on se souviendra de ce grand concert de lancement de cet album suivi d’une collecte de fonds en faveur de ce musicien où les grosses pointures du parti au pouvoir n’ont pas hésité à sortir leurs portefeuilles pour soutenir ce chanteur, c’était de véritables enchères. Une façon de dire merci à ce musicien qui se retrouvera en trio avec Roméo et Paci du groupe Etoile du Centre pour composer des chansons en l’honneur du parti CNDD-FDD. Ces morceaux dont le fameux ’’Bacemwo’’ (Dribblez-les), devenu fétiche et emblématique lors de la campagne électorale de 2010, agrémentaient tous les meetings de ce parti. Cette récupération par un parti politique a déçu plusieurs fans.
Aujourd’hui, marié et père de deux petites filles, Kaka Boney est fier de son métier : « Il est intéressant et je l’aime beaucoup et je vis de la musique, elle me permet de donner du bonheur aux gens. » Il reconnaît cependant des problèmes liés au manque de financement et au piratage, mais il se réjouit du pas franchi par les musiciens burundais, même si, poursuit-il, certains sont parfois trop pressés de produire leurs chansons par avidité ou pour la recherche de la célébrité. En oubliant un peu qu’il a chanté pour le parti au pouvoir.

  9   Vos commentaires
  1. MAHORO

    Moi aussi comme d’autres dans ce forum, je ne suis pas contre qu’un musicien chante pour un parti politique. Mais le cas de Kaka Boney ou de Paci et autres nous montre comment ils sont instables dans leur mission. Kaka Boney nous chante  » IBICIRO » nous tous nous savons qui est responsable de la vie chère ici au Burundi: c’est le gouvernement et sa politique économique, Etoile du Centre nous chante « Bazorira » aucun burundais ne peut pas dire qu’il ne sait pas de qui on parle dans cette chanson: Les gens au pouvoir à l’époque. de ces exemples, on pouvait conclure que ces chanteurs sont du côté du peuple qui souffre qui est victime de l’injustice.
    Ce qui m’étonne, juste avant les élections, nos musiciens commence à chanter pour ceux hier ils blâmaient! (bacira iminsi ko bazorira bazobura iyo banyikira). Du coup on change de casquette plus d’activiste mais politicien.
    La seule raison qui peut expliquer ce basculement qu’on a chanté dans toute la ville c’est INZARA, AMARONKO.
    Ntawukorera abami babiri, l’exemple malheureux est celui de Kizito MIHIGO au RWANDA.

    Jewe nibaza ko Uburundi butaratera imbere cane mu vya Politique ngo abaririmvyi batangure kuza bararirimbira aba canke bariya. Turacafise abanyepolitike bakorera inda zabo, batanezwe ivya banyagihugu kandi ivyo biri kumpande zose. Nipfuza ko abaririmvyi boza bameze nkabahanuzi, abakebura abo banyepolitique ngo baje ku murongo gutyo babe ijwi ry’abanyagihugu bose hamwe.

  2. twarabahinyuye

    Il a chanté pour le parti au pouvoir et pas pour des individus comme le disent certains commentaires. De plus, chanteur ou pas, il a le droit d’avoir son opinion politique sur la vie du pays. kaka bonney est un paisible citoyen burundais, comme vous et moi. Qu’il soit récompensé pour avoir chanté, c’est une chose louable (aucun de ses confrères musiciens ne le blâmerait pour ça!!!), qu’il partage les idéaux du parti en est une autre et c’est son droit: il n’est pas obligé de partager les opinions de tous ses fans (parmi lesquels d’ailleurs il y a certainement des DD). Je me pose aussi la question de savoir si Lion Story et consort (soit dit en passant j’aime beaucoup certaines de leurs chanson comme « ikirori » et « gira imbazi ») qui ne louent pas le parti au pouvoir, ils chantent pour qui? Qui finance leurs productions? Connaissent-ils les mêmes galères que tout musicien burundais???? Les idées véhiculées dans leurs chansons n’ont-elles aucun penchant? Loin de là…N’importe qui d’entre nous peut dores et déjà se faire une idée de la source de leurs financements ou de qui profite leur message… et qui financent les médias (dit comme ça, on dirait que je sorts du contexte mais pas du tout) ??? En dernier lieu je m’adresserai bien au journaliste qui lui a fait passer l’interview: pourquoi ne pas lui avoir demandé pour quel motif il a chanté pour le parti au pouvoir au lieu de nous l’affirmer dans votre texte (le ton employé montre bien que vous avez votre petite idée ou que vous la partagez avec certains des commentateurs) sans que cette vérité vienne du concerné lui-même? La déontologie journalistique (corrigez-moi si je me trompe) exige du journaliste d’être impartial et apolitique, serait-ce le cas aussi pour le métier de musiciens?

  3. Gaston MAYIMAYI

    Il a choisi de chanter pour le « Diable », il est déjà cassé. Numvise izina ryiwe muri Concert naho bompa i Ticket ya gusa sinojayo. Yamara « baramuciyemyo » aba DD. Bahejeje kumukoresha baciye bamuta nkakanuka. Nkunda kurya…..

    • Mthukuzi

      Urareka urabe ko azoca aheba kuririmba!
      Kurya ufise droit yo kubagwanya niko nawe yifiye uburenganzira bwo kubashigikira no kubaririmba. Mbega abantu bamwebamwe ntimuciyumvira ga yemwe?!

  4. BIZOHINDUKA

    Mais il n’est pas visible au Burundi ces derniers temps, où se cache-t-il? J’admire ses talents mais lorsqu’il encourage la tricherie électorale, c’est autre chose? Et s’il chantait le programme du parti au pouvoir qui est j’estime différents de la tricherie électorale? Tout le monde connait l’origine de ce mot « bacemwo ntibabona », se ranger derrière les partisans de la tricherie électorale est un pêché, une malhonnêteté pour accompagner les voleurs de la République. Cela lui a valu ce qu’il est maintenant, ce qu’il est devenu après 2011, plus visible sur la scène musicale, il faut cesser d’être opportuniste chers musiciens naho inzara ari mbi, nimwigumye nka Canco, Lion story qui a carrément refusé d’être récupéré par les DD, etc.

  5. mami

    Ngirango yoririmba ikibiri ni ho mwonezerwa da? Kazima yaturirimbiye tukaryoherwa nk’uko abivuga ko akunda kunezereza abantu. Abo abo fans bamumariye iki ? Hari n’igikoroti bamuterera? Adakoresheje impano y’ubwenge n’akajwi kiwe bomutungira umuryango? Afise uburenganzira bwo kubikoresha uko ashaka naho ashakiye ni wo mwidegemvyo twese turondera.

  6. TIM

    c’est intéressant comment iwacu nous communique ce qu’il veut nous dire. il faut peindre un tableau glorieux de ce jeune artiste pour ressortir en fin qu’il a chanté pour le parti au pouvoir. Moi, personnellement, apolitique que je suis, je trouve pas d’inconvénient qu’il ait chanté pour le CNDD FDD. En revanche, il faut se demander: il a chanté quoi? quel a été son message?

    • Kamba

      Appelez un chat un chat. Celui qui chante les louanges d’un « chef » est un griot et non un chanteur. Cependant, il a le droit de le faire. C’est aussi ça la démocratie. Mais il doit en assumer les conséquences par la suite. Même dans les démocraties occidentales, il y a des gens qu’on appelle des « chanteurs engagés », à gauche, à droite …. mais ils l’assument et c’est sûr qu’ils se mettent à dos un certain nombre de fans. Voilà!

      • Mamerthe Nijimbere

        None ga yemwe ko umengo bivurwa ko yahunze yoba yahunze iki? Mbega journal iwacu ko ataco yabitubwiyeko? Iyo nkuru journal iwacu yaduhaye ntikwiye dusigaranye ibibazo vyinshi!

Publicité