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Santé

Caution et urgence médicales : la problématique de l’œuf et de la poule

13-06-2014

Avec la politique de gestion autonome des hôpitaux, les populations pauvres se plaignent du non accès aux soins médicaux, même en cas d’urgence. Accusés, les directeurs des hôpitaux se défendent.

L’inconnu blessé à Ngagara et admis à l’Hôpital Militaire ©Iwacu

L’inconnu blessé à Ngagara et admis à l’Hôpital Militaire ©Iwacu

« Horreur ! Innommable, malédiction sur le Burundi! », s’indignaient les badaux face au supplice qu’encourrait un patient que l’Hôpital Prince Régent Charles (HPRC) n’avait pas voulu admettre pour traitement. C’était ce dimanche 1er juin. Choqués par l’ampleur des blessures du patient, certains se signaient ou invoquaient la Vierge Marie. D’autres improvisaient des versets du Coran.
« Le malade est dans un état critique. Pourtant, ni l’Hôpital Universitaire Roi Khaled, ni l’Hôpital Militaire, aucun établissement n’a voulu le recevoir pour motif de non paiement de la caution. Pire, l’HPRC ne veut pas laisser partir le véhicule qui l’a amené ici ! », continuent-ils de se lamenter.
Après alerte diffusée sur une station de radio locale, Aloys Ntakarutimana, un homme d’affaires, s’est empressé de payer une caution de 100.000 Fbu. Le patient fut enfin admis à l’Hôpital Militaire.

Démenti et mise au point des responsables des hôpitaux

Lt Col Marc Nimburanira, Directeur de l’Hôpital Militaire, dénonce des propos mensongers véhiculés par les médias : « La personne a été blessée autour de 22 heures à Ngagara. Elle n’a jamais mis le pied à l’Hôpital Militaire de Kamenge avant que le bienfaiteur ne paie la caution. » Que ceux qui l’auraient amené ici, défie-t-il, nous montrent la personne qui a refusé de le recevoir. Et de préciser : « Aucune fois nous n’avons refoulé un patient pour cause de non paiement de la caution. »
L’officier médecin fait une mise au point : « Pour les cas d’urgence, personne n’est refoulé. L’hôpital s’occupe du patient. S’il saigne, nous arrêtons d’abord l’hémorragie, et nous nous posons les questions de paiement des factures après ».

Même sérénité chez le directeur de l’HPRC. Il éclaire un peu sur la déontologie qui lie tout médecin : « Devant un malade, le médecin se pose la question : ‘Est-ce que la vie du patient est en danger ?’ Si le médecin répond oui, il doit agir immédiatement et sans condition pour la stabilisation de son état. » Il indique que s’il répond par la négative, le patient et l’hôpital doivent évaluer les droits et les devoirs de chaque partie. Le malade garde le droit d’être soigné, mais après consentement d’adhésion aux conditions nécessaires pour les soins. Le cas du patient rentrait dans la deuxième catégorie.
Signalons que le directeur de l’HPRC affirme que le patient a reçu des soins avant d’être orienté vers l’Hôpital Militaire, ce que nient certaines gens qui ont participé au transfert du malade. « L’HPRC ne dispose pas de spécialistes pour le traitement du traumatisme dont souffre ce patient », dixit le directeur.

25 ans, le jeune homme serait originaire de la commune Ruhororo de la province Ngozi. Il serait maçon. Il souffre de traumatisme sévère de l’œil droit avec délabrement des tissus périoculaires. Il souffre de plaies de la langue et de la perte des dents et de la fracture de la mâchoire supérieure et inférieure.

  17   Vos commentaires
  1. Catastrophe

    Le seul hôpital qui soigne réellement les gens c’est celui de Kibimba. Pourquoi je n’en sait rien. je ne suis pas en train de lui faire de la publicité, ce n’est pas mon rôle mais je le dis d’expérience. Les centres de santé tenus par l’Eglise catholique c’est tellement cher que les paysans n’en sortent pas. Puis dans ces centre, la fameuse carte mutuelle n’est pas fonctionnelle. Que faire? En plus de la cherté et du manque de compétence, il s’ajoute la nonchalance des infirmiers et infirmières. S’il y a un domaine pourri au Burundi c’est bien celui médical.

  2. 123456

    C’est vraiment catastrophique . Notre système sanitaire est au bout du souffle. Que du désordre. A l’hôpital de ngozi , j’ai bien vu une dame qui disait au médecin avoir attendu 4 jours aux urgences sans être prise en charge.
    A HPLR , là bas c’est catastrophique. Tu peux faire des heures durant ne fut ce que pour avoir une information( où il faut payer, quel médecin il faut…)
    Quand il s’agit des cautions, ce sont les médecins qui vous soufflent ou vous écrivent quelque part le montant. Et ce n’est jamais le même montant selon le médecin pour une meme intervention. Un jour , un voisin de campagne , on lui disait que le montant était 200000, puis après , on lui a dit 100000. Quand je suis arrivé pour demander ,une gentille dame médecin chirurgienne nous a mis 40000.En entendant les 200000, mon voisin avait retourné à la campagne sans être soigné.Dieu seul sait combien de victimes de ce système de caution.

  3. Masabo

    Abavura nabo ni abantu kandi bafise ingeso zitandukanye,hari abasanzwe muri kamere bafise inzigo hakaba nabandi bifitiye agatima ko gufasha,no mubuzi bwinshi bwa reta nuko bimeze aho usanga muburundi tukiri inyuma muri « customer care »ntituvyitirire politique ahubwo umwe wese arabe aho aherereye ko abantu abakira neza.

  4. JP-K

    L’accessibilité aux soins, c’est la honte au Burundi.

    Mais savez-vous comment cela a commencé? Les plus jeunes ne savent pas que jusque dans les années 70 -80, les soins de santé étaient presque gratuits. Je dis presque parce que le montant payé était dérisoire et pratiquement identique sur tout le territoire. On payait un peu plus à la Clinique PRL… Au début des années 80, fut introduit les fameux Programmes d’Ajustement Structurel de la Banque mondiale et le Fonds monétaire international imposés semble-t-il pour stabiliser les économies, c’est-à-dire pour ramener les déficits des finances publiques et de la balance des paiements dans des limites « raisonnables ». Il fallait notamment diminuer de manière draconienne les services aux citoyens, à moins qu’ils les payent eux-mêmes. Les conséquences désastreuses sur la santé (et l’éducation et tous les services sociaux en général) n’ont pas fini de se produire jusqu’à ce jour.
    Au Burundi, la première idée de « gestion autonome » des institutions de santé fut introduite à la Clinique PLR, plus par besoin de « se servir » des dirigeants qu’un véritable besoin d’améliorer la gestion puisque l’établissement était probablement le mieux géré. Mais la situation était gérable, la CPLR étant dédiée surtout à la classe plus nantie.
    Du jour au lendemain, le salaire des gestionnaires, mais aussi et surtout des médecins et du personnel soignant était doublé. Avec encore promesse d’augmentation si les recettes suivaient. L’idée faisant saliver les médecins et gestionnaires d’autres hôpitaux, elle se répandit partout. Les communes de leur côté sautèrent sur les centres de santé et firent de même. La boucle était bouclée.

    La crise et l’embargo n’assouplirent rien, au contraire. Plus tard, le syndicalisme puissant viendra consolider les acquis du personnel. Dans les faits, l’autonomie de gestion se transforma en privatisation déguisée, le personnel ayant compris que plus les recettes rentrent, plus ils en exigent en salaire. Étonnamment, la qualité des soins et des services ne suivit pas, ce qui laisse toujours perplexe. L’explication serait que les hôpitaux ne sont jamais rentrés en compétition, indice que les rentrées en argent sont toujours satisfaisantes malgré le moindre effort et … l’arrogance du personnel soignant (très souvent, il vaut mieux rencontrer un agent de l’OBR qu’une infirmière).

    Pendant tout ce temps, personne n’a réellement étudié l’impact sur l’accessibilité des soins de la population. Le pouvoir actuel, globalement incompétent dans plusieurs domaines, n’a fait qu’effleurer la question avec sa politique de Kwibaruka kubuntu (dont je doute même qu’elle soit de son initiative … je sais que je suis de mauvaise foi).

    Ni avant, ni maintenant, personne n’a osé remettre en cause le modèle improductif de la Banque Mondiale et FMI qui a lamentablement échoué en santé et en éducation. (Il en est de même pour les entreprises de l’État vendues à vil prix). Sans vouloir ramener l’époque de soins gratuits, n’y a t-il pas une autre façon de faire pour que les gens puissent accéder aux soins? Tenez, par exemple, pourquoi le payement des soins ne serait pas modulé selon le revenu familial ? Ne serait-il pas normal qu’un député, ministre ou général paye un peu plus qu’un enseignant du lycée de Ngagara ? De même, est-ce que celui-ci ne devrait pas payer plus que le chauffeur, le planton ou le zamu qui, eux même débourseraient plus que le paysan?
    Par ailleurs, pourquoi CHAQUE CITOYEN ne paierait pas une somme minimale lui garantissant un paquet de soins vitaux dans chaque hôpital, laquelle somme serait également modulée par le revenu?

    Et d’autres idées encore !!!!!!

    Et voici mon éditorial. Si l’état ne fait rien, si le Minisanté ne fait rien, si les médecins et experts en administration de la santé se taisent ce n’est pas qu’ils n’ont pas plus de meilleures idées que le bougnoule que je suis, Non ! C’est tout simplement que le secteur de la santé est devenu (comme quelqu’un le disait) un TROP GROS BUSINESS. Une vache à lait. Un métier de magouille inimaginable. Si vous n’avez pas remarqué, la santé a été privatisée depuis belle lurette. Le médecin (spécialiste surtout) qui vous reçoit soigne en même temps dans le privé. Il vous fera le minimum dans le public et vous rencontrera ensuite dans son cabinet personnel… ou vous enverra chez son collègue privé lui-aussi. Ne faudrait-il pas payer plus cher les médecins quitte à les contraindre à ne soigner que dans le public?
    Les médicaments suivent la même ligne : vous en trouverez si peu à l’hôpital mais toujours à la pharmacie. La mutuelle est presqu’une blague : elle tient à peine le coup.

    Le ministère lui ne peut rien. En partie par incompétence face à ce qui est devenu un monstre; ensuite parce que certains médecins directeurs y aussi des intérêts. On ne crache pas sur la main qui vous nourrit. À quand donc les « états généraux » de la santé? À quand une autre conférence des cadres (et des intellos) comme sous Bagaza où l’on débâterait de toutes ces questions (en espérant quant à moi que je sois éligible pour y participer).

    Vous aurez remarqué ma généralisation à outrance : elle est faite exprès. Je suis conscient que bon nombre de médecins voudraient que les choses changent. Mais, s’ils ne parlent pas, comment les choses vont-elles changer?

    Cordialement
    JP-K

    • Richard

      Votre raisonnement est génial, le payement des soins modulés en fonction des revenus de chacun est aussi une des solutions. De même, les Etats généraux de la santé s’avèrent une nécessité absolue.
      De mon humble avis, la notion de ticket modulateur est en grande partie renforcée par une mutualité où le plus riche supporte le plus pauvre. Le fait de séparer la mutuelle des non fonctionnaires (CAM) et la mutuelle de fonction publique (MFP) est pour moi une erreur grave car la MFP très nantie comme on le connait devrait renforcer la CAM et ainsi avoir des mutuelles complémentaires. Les bénéficiaires de la CAM devrait cotiser en fonction de leur revenu, comme c’est le cas pour ceux de la MFP.
      Même si vous vous gardez de mettre en cause l’incompétence de l’autorité centrale en l’occurrence le ministère de la santé, ceci est flagrante car comme je l’ai dit ci-dessous, les autorités de ce ministère passent le maximum de temps en dehors de leur bureaux dans des séminaires de tous les jours et les résultats de ces séminaires se font toujours attendre.
      La gestion autonome des hôpitaux doit-être abordée sans faux- fuyant pour permettre au bon fonctionnement des hôpitaux sans toutefois oublié la qualité des soins.
      Le personnel de l’Hôpital devrait plutôt être payé à base d’un statut du personnel de la santé et non à base des recettes de l’Hôpital car l’Hôpital a une vocation sociale et non commerciale.
      L’encadrement du secteur privé est plus qu’une nécessité pour bien faire la part des choses et l’inspection du travail doit faire son boulot car on ne peut pas être payé 100% de salaire à l’Hôpital et 100% de salaire en privé, il y a un mensonge et une malversation quelque part.
      Pour pallier aux problèmes des spécialistes, il faut une politique générale du ministère de la santé envers les ressources humaines et une collaboration étroite avec le ministère de l’éducation.
      Le Burundi devrait profiter de l’intégration dans l’East-African community pour envoyer beaucoup des Etudiants à Nairobi, Kigali, Kampala et dar-es-Salaam. De même, la réforme et l’équipement du C HUK est urgent afin de permettre à nos médecins de pouvoir terminer une spécialité sur place sans obligation d’aller à l’étranger et ainsi former le maximun possible pour permettre à la population des provinces d’accéder aux soins spécialisés.
      En attendant les Etats généraux de la santé, l’autorité administrative et les directeurs des Hôpitaux devraient s’assoir ensemble afin de trouver une solution rapide en constituant par exemple un fond d’urgence. Quand on cherche un document à la mairie de Bujumbura, on doit payer 500fr Bu des indigents et personne ne contrôle la gestion de cette somme, pourquoi ne pas faire de même pour constituer ce fond ou ajouter de 10 fr Bu sur le prix des produits BRARUDI et carburant pour financer un tel fond. Pas mal d’idées peuvent compléter ma contribution.
      Ensuite, je pense de ma part qu’il faudrait séparer le statut des médecins administratifs de celui des médecins cliniciens car il n’est pas logique d’avoir un même salaire avec un médecin qui passe plus de la moitié de l’année dans des réunions et séminaires sans résultats qui améliorent la santé communautaire.
      Le ministère de la santé devrait orienter les bailleurs de financer des bons projets car il est incompréhensible que le projet AMAGARA MEZA financé à hauteur des millions d’Euro par l’Union Européenne construit des hôpitaux modernes dans les provinces avec des équipements sophistiqués ultra-modernes alors qu’il n’y a aucun médecin spécialiste qui va les utiliser. Je pense qu’il serait mieux d’abord de rénover et équiper le CHUK pour pouvoir former des médecins spécialistes qui vont les utiliser par après. Car si on ne forme pas ces médecins ces équipements s’useront sans avoir rien servi à la population environnante.

  5. richard

    Il faut poser la question clairement au ministère de la santé et pas aux directeurs des hôpitaux. Il faut aussi éviter de porter le probléme au dos des DD. C,est un problème de politique sanitaire qui incombe actuellement au gouvernement mais en général à tous les politiciens burundais.
    Les assises de Bamako prône l,accessibilité de tout le monde aux soins et la participation de la population dans la gestion des structures sanitaires. Les OMD incitent la solidarité internationale pour des soins de santé primaires.
    Pourquoi y a-t-il brocage au Burundi?
    L,absence de mutuelle communautaire fonctionnelle et solide en est une des causes.
    L,absence d,implication de l,autorité politique dans la gestion et l,administration sanitaire (pourquoi la mairie et les administrateurs communaux ne sont pas dans les conseils d,administration des structures sanitaires de leurs entités administratives.
    La politique sanitaire exige une administration centrale solide et pas des hommes qui passent 90% du temps en déhors du lieu de travail dans des seminaires toute azimut sans issue .

  6. Mugamba

    Si réellement, l’hôpital PRC a immobolibilisé le e véhicule qui a volé au secours du patient alors q’il avait agi par soucis de sauver cet homme ne danger de mort, le pouvoir judiciaire devrait avoir déjà arrêté et jugé le responsable !!! N’est ce pas?

  7. ntakamurenga

    Nta muganga yaka caution wewe aravura gusa reka kuba mubabeshera hari service de recouvrement pour ca .

    • KABADUGARITSE

      Le pauvre! Sûrement qu’on l’aurait pris pour un Imbonerakure!

      • kimana armand

        Ou bien l’inverse

  8. Business

    La médecine au Burundi est devenu un business terrible au détriment des patients. Je sais de quoi je parle pour avoir amené mon malade au Prince Régent Charles. Un enfant a failli y laisser la vie. Sa maladie nécessitait une opération. Il était chaque fois programmé mais chaque fois l’opération était reportée. Il a passé plus de trois mois dans cet hôpital. Le comble c’est le jour de l’opération, l’infirmière a fait entré le malade dans la salle d’opération sans la fiche du malade soit disant que c’est par oublie. Il fallait payer de l’argent pour que la fiche soit trouvée. A l’infirmière de nous dire que si on avait donné quelque chose l’enfant serait opéré depuis longtemps. C’est criminel. Nulle part au monde, on voit une situation pareille sauf dans le pays de Nkurunziza, « l’homme de Dieu ». C’est une honte à la nation et au corps médical. Il se peut que pour être admis dans un hôpital public, il faut d’abord passé par la clinique privée du Dr traitant. C’est ce qui nous est arrivé avec notre enfant. Le médecin chargé de la chirurgie au Prince Régent a passé plus d’un mois sans passé voir l’enfant alité. C’est tout simplement criminel. Sous d’autres cieux, nous aurions saisi la justice mais comme c’est au Burundi, on ne peut rien faire. Est-ce pour cela que le Président Nkurundiza reçoit des médailles de la honte! Des médecins sans cœur et sans déontologie comme le chirurgien au Prince Régent, il devrait ne pas exercer au Burundi et nulle part ailleurs et ferait bien de retourner chez lui au Rwanda.

  9. kimeneke

    Eh les dd cagitigiri cimivyimba 666 ntimuragikwiza ngo muduhe amahoro. Muvyanke mubikunde ibintu biba muburundi ntahandi kwisi tuvyumva hanyuma ngo igihugu gitwarwa nabantu bazi imana!!!!!!!

  10. BOB

    Chers docteurs kharma est une sal…pe croyez moi! Ruriye abandi rutabibagiye murazi kwanka gufasha umuntu ariko aracikana kandi mwari mubishoboye kubera urukundo rwifaranga?? J’espere que conscience yanyu izobafasha guhinduka c’est vraiment dommage…

  11. kamwe

    Le droit a la vie…c’est un constat amer umuntu agira kenshi ari I Buja.baganga,imbere y’amafaranga ubuzima nibwo bwari bukwiye kuhaza,honte à toi cher medecin qui refuse d’octroyer les 1ers soins à un malades sous aucun pretexte,aho uwo akwituye ari nawe urashobora gusanga uhagiye naho ntabikwifurije

  12. Gerard

    Qu’est ce qui a occasionné le mal du patient? Si il a été torturé par quelqu’un ou un groupe de gens les média devraient aussi aider à traquer les malfrats.

  13. janvier

    hahahaha, Imana niyo nkuru.

    • Rheka Shah

      Kumbe bareka kwakira abaremvye bazi ko BITAGIRWA,ko hariho amategeko akingira abarwaye.
      Nibabe bareka yemwe, uwo muntu abaganga baramwishe yanka gupfa.Je proclame la « tolérance o » dans des circonstances pareilles

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