Justice

34 prisonnières seront libérées en vertu de la grâce

Annonce faite par la ministre de la Justice, Aimée-Laurentine Kanyana ce mardi 15 mars à la prison de Mpimba de Bujumbura au terme des cérémonies organisées par l’Office du Haut-Commissaire aux les Droit de l’Homme (OHCDH) au Burundi.

De gauche à droite : Suzanne Mandong (UNFPA), Dr Patrice Vahard (OHCDH), La ministre Aimée-Laurentine Kanyana, Sonia Ndikumasabo (AFJB).

De gauche à droite : Suzanne Mandong (UNFPA), Dr Patrice Vahard (OHCDH), La ministre Aimée-Laurentine Kanyana, Sonia Ndikumasabo (AFJB).

La ministre a également affirmé que parmi les 34 qui jouiront de la remise totale des peines, seulement huit femmes sont incarcérées à Mpimba. 60 prisonnières (sur une population totale de 384) bénéficieront leurs peines partiellement commuées.

Au cours de ces cérémonies qui se situaient dans le prolongement de la journée internationale de la femme, tous les intervenants ont plaidé pour la dignité de la femme incarcérée. Le Dr Patrice Vahard, Haut-commissaire des Nations unies aux Droits de l’Homme a présenté le rapport préliminaire sur la situation des droits de la femme en prison au Burundi. Il a notamment recommandé l’humanisation des lieux de privation de liberté. Il a aussi demandé que, dans la mesure du possible, la Justice burundaise prévoie des peines de substitution à l’incarcération pour les femmes. Dr Vahard a demandé la fixation du délai limite à la durée de la prévention préventive.

Au nom de l’association des femmes juristes du Burundi (AFJB), Sonia Ndikumasabo a repris les doléances des prisonnières de Mpimba, lesquelles avaient été exprimées par leur représentante (capita générale).

L’ancien membre de la Commission nationale indépendance des droits de l’Homme au Burundi a plaidé en faveur de l’amélioration des conditions de vie des prisonnières, notamment pour ce qui est du matériel de couchage et des sanitaires. Elle a particulièrement interpellé tout un chacun d’agir pour améliorer la qualité de la nourriture sinon, « on risque d’incarcérer des gens bien portants et de les sortir malades ».

Les prisonnières l’ont longuement applaudie quand elle a demandé qu’elles jouissent du droit de participer à l’enterrement d’une personne proche, un père ou une mère. Mais, sur ce point, elle a reconnu que si le principe est acquis, la faisabilité peut se heurter à l’insuffisance de policiers pour l’escorte.

Signalons que L’UNFPA a profité de la journée d’hier à Mpimba pour distribuer « le kit dignité aux femmes ». Il est composé de serviettes hygiéniques, de pagnes et de T-shirts.

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