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10 milliards de Fbu abandonnés par le Gouvernement pour exonérer des produits alimentaires

Face à la flambée des prix des denrées alimentaires, le président de la République vient de prendre une mesure de supprimer les taxes sur certains produits. Ce qui va amputer au budget de l’Etat 10 milliards de francs burundais. Pierre Nkurunziza le déclare dans son discours adressé à la Nation, ce lundi 30 avril à la veille de la fête du travail.

D’après Pierre Nkurunziza, président de la République, du 15 mai au 31 décembre 2012, les produits alimentaires venant de l’extérieur seront exonérés. La mesure concerne également quelques produits souvent exportés. Il s’agit, précise-t-il, du manioc sec, de la farine de manioc, du maïs, de la farine de maïs, de la farine pour fabriquer les pains, des pommes de terre, du haricot, du riz, des ndagalas (petits poissons du lac Tanganyika), du mukeke (poisson typique du lac Tanganyika), des arachides, des oignons et de l’huile de palme. Le président demande au législatif de tout faire pour mettre en place une loi y relative avant le 15 mai. Ensuite, M. Pierre Nkurunziza appelle les Burundais à augmenter la production. Il recommande à l’administration et aux agents de sécurité d’élaborer des projets visant à éradiquer la délinquance « les ligalas ». Cela pourra, indique-t-il, augmenter l’effectif des producteurs. Lesdits projets doivent aussi préciser, poursuit-il, les stratégies pour diminuer l’exode rural. Il souligne que des mesures protectionnistes doivent être prises pour que toutes les récoltes ne soient pas écoulées sur le marché extérieur.

Prudence

Malgré que les coûts du carburant, de l’eau, d’électricité et les produits alimentaires soient moins élevés, selon lui, par rapport à ceux des autres pays de la région voire du monde entier, M. Nkurunziza souligne qu’on doit prendre des précautions pour faire face à la cherté de la vie. Le président de la République promet qu’une commission chargée de superviser et de faire respecter les prix sera mise sur place le 1er juillet. Cela est dicté d’après lui par le fait qu’il y a des commerçants qui spéculent. Ladite commission, précise-t-il, aura à se prononcer sur les loyers et le prix du charbon. Sans les révéler, le président indique que d’autres mesures visant à alléger le coût de la vie des Burundais sont en train d’être étudiées et seront communiquées dans un proche avenir. Il souligne aussi que des mesures d’autarcie sont à l’étude au niveau du gouvernement. Elles seront, dit-il, appliquées avant le 1er juillet.

Un ouf de soulagement chez la Cosybu

D’après Tharcisse Gahungu, président de la Confédération syndicale du Burundi (Cosybu), c’est la satisfaction :  » Le président Nkurunziza a entendu les cris de la population.  » Il espère que les commerçants vont se conformer et qu’ils vont même importer d’avantage ces produits alimentaires. Il pense qu’avec ces mesures, les fonctionnaires vont célébrer la fête du travail avec espoir de pouvoir, encore une fois, joindre les deux bouts du mois.

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