Politique

Un octobre anti-européen

22/10/2015 Edouard Madirisha 34

Après le Rwanda, Bujumbura déverse sa colère sur l’Union Européenne et la Belgique accusées de beaucoup de maux. Iwacu retrace cette escalade.

Le 9 octobre 2015, le Burundi a retiré son agrément à l'ambassadeur de Belgique au Burundi, Marc Gedopt
Le 9 octobre 2015, le Burundi a retiré son agrément à l’ambassadeur de Belgique au Burundi, Marc Gedopt

Depuis le putsch manqué du 13 mai 2015, le Rwanda n’a pas cessé d’être pointé du doigt. Bujumbura l’accuse d’abriter les putschistes et des rebelles burundais. Alain Aimé Nyamitwe, patron de la diplomatie burundaise, a déclaré ouvertement que les attaques que le Burundi a subies venaient du Rwanda. Il a indiqué que les camps de réfugiés burundais au Rwanda servaient de base d’entraînements militaires à ces mêmes réfugiés en vue de futures attaques contre le Burundi.

Le 8 octobre, sans donner aucune explication, Bujumbura a déclaré le 1er secrétaire de l’ambassade du Rwanda au Burundi, Désiré Nyaruhirira, persona non grata. Il avait déjà été accusé par certains medias proches du pouvoir de rouler pour les putschistes et les insurgés. « Désiré Nyaruhirira a pris le large après que des armes aient été découvertes dans sa résidence » a affirmé le 11 septembre 2015, un site internet considéré comme proche du pouvoir.

Peu de jours après cette expulsion, des Rwandais ont été chassés de la province Kayanza où ils résidaient. « Ils n’étaient pas en ordre, » a indiqué l’administration. Ce qui a également coïncidé avec les refoulements vers leur pays des Rwandais entrant au Burundi, à la frontière ou aux portes de Bujumbura.

Dans le même temps, les bureaux de Volcano, une compagnie rwandaise de transport ont été attaqués et détruits à Kamenge. Des coïncidences plus que troublantes.

Le tour de l’Europe

Gaston Sindimwo : «décider de suspendre la coopération avec le Burundi signifie apporter un soutien à peine voilé aux détracteurs des institutions démocratiquement élus. »
Gaston Sindimwo : «décider de suspendre la coopération avec le Burundi signifie apporter un soutien à peine voilé aux détracteurs des institutions démocratiquement élus. »

« Où avez-vous mis Cyprien Ntaryamira, le président de la République du Burundi? Où avez-vous mis Melchior Ndadaye, notre héros de la démocratie? Où avez-vous mis Paul Mirerekano, haut cadre et sage politique du Burundi? Non au néocolonialisme!» Tels sont quelques-uns des slogans brandis sur les pancartes des manifestants ce samedi 10 octobre 2015 devant la représentation de l’Union Européenne et l’Ambassade de Belgique à Bujumbura. Une manifestation organisée pour « soutenir les forces de l’ordre et lancer un message aux pays européens qui soutiennent ceux qui perturbent le pays » selon la mairie.

Cette manifestation est venue clore, jusque-là, une série de réaction du régime burundais contre l’Union Européenne et la Belgique. Le 1 octobre 2015, l’UE a adopté des restrictions en matière de déplacements et un gel des avoirs à l’égard de quatre personnalités dont trois proches du pouvoir, pour implication dans des actes de violence, de répression, ou d’incitation à la violence, mais aussi des atteintes graves aux droits de l’homme. Pour le parti au pouvoir, le Cndd-Fdd, l’UE a pris une « décision judiciaire illégale d’exclusion frappant des anciens du Cndd-Fdd et de surcroît de l’ethnie hutu. » Ce parti accuse l’UE d’assurer la protection de différents responsables de l’insurrection et du putsch.

Le 3 octobre 2015, la Belgique a suspendu pour 60 millions d’euros de coopération avec le Burundi, « dans l’attente de l’ouverture de négociations entre l’Union européenne et Bujumbura dans le cadre de l’article 96 de l’accord de Cotonou. » La coopération policière, suspendue depuis le mois de mai, a de son côté été arrêtée sur le champ. Moins d’une semaine après, le 9 octobre 2015, le Burundi a retiré son agrément à l’ambassadeur de Belgique au Burundi, Marc Gedopt, sans faire de commentaire sur la suspension de la coopération belge.

« C’est fort dommage que, pendant que le gouvernement burundais fait des efforts pour ramener la paix, des pays amis n’hésitent pas à prendre des sanctions», s’est indigné le 1er vice-président de la République, Gaston Sindimwo, lors d’une réunion le 7 octobre avec les membres du corps diplomatique. Pour lui, reprenant implicitement les accusations du Cndd-Fdd, décider de suspendre la coopération avec le Burundi signifie apporter un soutien à peine voilé aux détracteurs des institutions démocratiquement élus.


>>Analyse

Patriotisme ou maladresse diplomatique ?

Depuis quelques mois, l’UE avait prévenu que des sanctions seraient prises contre certains Burundais si la situation au Burundi ne s’améliorait pas. Mais Bujumbura a fait la sourde oreille.

En mai 2015, le ministre belge de la Coopération au développement Alexander De Croo a indiqué qu’un troisième mandat du président Pierre Nkurunziza aura des conséquences drastiques sur la coopération entre la Belgique et le Burundi. Une violation des accords d’Arusha, a-t-il précisé, placerait le gouvernement belge dans l’impossibilité d’organiser une coopération bilatérale classique avec le Burundi. Bujumbura avait aussi fait la sourde oreille.

Malheureusement, il n’y a pas que la Belgique pour prendre des décisions pareilles. Elle a peut-être devancé les autres pays de l’UE, mais d’autres ont les mêmes demandes et risquent de prendre des décisions tout aussi difficiles pour le Burundi. Pourtant, au lieu de satisfaire ses bailleurs, ne fût-ce que par un début de changement, Bujumbura semble se murer dans un honneur têtu, en dénonçant un néocolonialisme tiré par les cheveux et, pire encore, en demandant des comptes à ses bailleurs. Une réaction tout sauf patriotique, puisque le Burundi risque d’y perdre beaucoup.

En effet, c’est au gouvernement du Burundi de changer, et non ses bailleurs. Les représentants des pays de l’UE à Bujumbura ont publié récemment un communiqué qui rappelle que l’UE a investi au Burundi plus de 2 milliards d’euros entre 2000 et 2015 et que le maintien de cette assistance dépend du respect de certains principes et valeurs. Selon ce communiqué, ces valeurs portent sur le respect de « tous les droits de l’homme, des libertés fondamentales et des principes démocratiques ». Par ailleurs, avertit ce communiqué, “les responsables qui violent ces valeurs et principes devront répondre de leurs actes”

Quant à la Belgique, il faut rappeler qu’elle est le premier bailleur bilatéral du Burundi et le troisième au total, derrière la Banque mondiale et l’Union européenne. La suspension de son aide vise à contraindre Bujumbura à amorcer un dialogue avec l’opposition suite à la crise électorale et la violence qu’elle a engendrée.

Entre le Burundi et ses bailleurs, il est clair que c’est le premier qui a à perdre. Ce qui rend d’autant plus incompréhensible cet entêtement puisque les exigences de nos partenaires visent à améliorer la sécurité et le quotidien des Burundais.

Forum des lecteurs d'Iwacu

34 réactions
  1. EMME

    Response a Stan Siyomana
    pardon de mon language frere et mes fautes francaises . 20 ans toujours de refugee dans un pays anglais. mais je suis pas ne seulement pour bien parler francais ni anglais mais pour mieux raisonner

  2. Stan Siyomana

    @Bwarikindi: “Pas d’argent en Europe.”
    Meme si votre chiffre de 95% etait exact, je ne crois pas qu’il serait du necessairement au manque d’argent en Europe.
    Si par exemple quelqu’un est parti en Europe, laissant une partie de sa famille dans l’environnement “normal” du Burundi et qu’un autre burundais a quitte un camp de refugie en Tanzanie pour aller en Australie par exemple, alors que le reste de la famille est retournee au Burundi ou elle a jusqu’a maintenant toutes les peines du monde pour survivre au jour le jour, c’est bien normal que celui qui est en Australie va faire tout ce qu’il peut pour aider plus ses parents, freres, soeurs, neveux, nieces,et peut-etre meme certains de ses anciens voisins du camp qui peuvent le joinder par telephone (= SOLIDARITE AFRICAINE RENFORCEE PAR L’EXPERIENCE DU CALVAIRE DES CAMPS DE REFUGIES?).

  3. Yves

    Merci pour la rectification John, je me disais aussi… ^^

  4. Majanja

    Kirya gihugu niciza cane mugabo ata Barundi barimwo. C’est plus dangereux gusumba muri park ya Serengeti ariko toujours jolie. Abazungu baragerageje kubaha imipanga ngo mutemane muhere ariko vyaranse. Amafranga bahora babaha ngo mugure imipanga ubu bagomba bahindure bayahe abakoresha ingoho kugirango mwihute gushira. Ariko navyo nyene bizobagora. Sinzi ukuntu mutabibona ngo mubane neza.

  5. BURIMASO

    “…Ce qui rend d’autant plus incompréhensible cet entêtement puisque les exigences de nos partenaires visent à améliorer la sécurité et le quotidien des Burundaisé”. Quels bientaiteurs???? Et Quels sont les intérêts de ” nos partenaires”?

  6. Stan Siyomana

    @emme: “Est-ce que vous etez avaigle…”
    Vous traitez les autres lecteurs d’Iwacu-burundi.org d’etre des aveugles, et moi je voudrais bien parier que vous ne pouvez pas vous-meme “voir” les nombreuses fautes qui sont dans votre commentaire (= la parabole paille/poutre dans l’oeil). .

  7. Ernest

    Monsieur Yves, je pense que les Burundais nous sommes des experts en diversion, et cela expliquer une opinion de la majorité intellectuelle de ce pays, il bien voir la cotation d’un commentaire? Le jour où la majorité des Burundais auront accès à l’ordinateur et outil informatique, vous verrez même que tout sera changé. En plus en regardant ton commentaire on dire que tu n’as pas lu l’article, tout ce que j’ai mentionné comme conditionnelle à ces Européen d’accorder de l’aide au pays Afrique, il faille respecter ces conditions. Et moi j’ai bien montré que ces conditions que exiger ces néocolonialismes sont bien appliqués au Burundi qu’au Rwanda. je t’ai posé les questions et tu n’as pas répondu à aucune des questions que j’ai posé, et vous avez choisi de faire la diversion comme tout menteur. Merci quand même, au moins tu as osé de faire la diversion à ta façon. Et vous devriez savoir et voir même le passé lointe ou récent, le Rwanda a été en avance dans tous par rapport au Burundi. Arrêtez de comparer les choux et fleurs. En plus, savez si cet homme que vous ventez tant iyo bamuha ubwo Burundi uko Nkumrunziza yabufashe, wagira ngo hari ibitangaza yari kuba yarakoze ngo gitere imbere??? Mugire ibihe vyiza mugenzi. komera

  8. John

    Desole cher Yves, je voulais reagir aux remarques de Ernest.

  9. John

    Cher Yves, tu agis comme un gosse qui a commis une faute et a qui les parents demandent des comptes. Et lui de reagir” Pourqoui mon frère qui a fait ca ou ca n’a pas ete puni?”. Nimugese ubwiyo. Laissez le Rwanda hors de la crise Burundaise.

  10. Stan Siyomana

    @Ernest M.
    1. Sans doute que/peut-etre que vous voulez nous faire revivre le discours du 25 aout 1958 ou l’ancien syndicaliste Ahmed Sekou Toure alors futur president de la Guinee-Conakry independante avait declare (devant le president francais, le general Charles de Gaule) :
    “Il n’y a pas de dignite sans liberte: nous preferons la liberte DANS LA PAUVRETE a la richesse dans l’esclavage…”.
    A quoi de Gaule avait repondu:
    “L’independance est a la disposition de la Guinee, mais la France en tirera les consequences…”
    Le premier president de la Guinee-Conakry est mort le 26 mars 1984, alors qu’il etait au pouvoir (= IL EST RESTE 26 ANS AU POUVOIR). Ayant dirige son pays D’UNE MAIN DE FER, il n’a pas su faire de ce qu’il appelait un “scandale geologique”, du fait de son extraordinaire richesse miniere et naturelle, un “miracle de developpement”. Pas plus que ses heritiers au pouvoir. La Guinee est encore aujourd’hui un des pays les plus en retard dans l’indice de developpement du PNUD…”
    (Voir Tidiane Kasse: “Ahmed Sekou Toure: “Nous preferons la liberte dans la pauvrete a la richesse dans l’esclavage”, http://www.pambazuka.net/fr, 5 octobre 2008).
    2. Je ne crois pas que le citoyen burundais lambda/UMUNYAGIHUGU NYARUCARI qui esperait avoir la paix et le developpement durable et inclusif quand le parti CNDD-FDD a accede au pouvoir il y a deja 10 ans) va etre assez dupe pour accepter votre slogan populiste: “Acceptons de vivre dans la misere. Mais vivre dignement.”
    Le citoyen burundais lambda se rappelera du dicton de ses ancetres: “Mu nda harara inzara hakazinduka inzigo”/L’homme qui se couche la nuit tout affame sans rien a mange va se reveiller le matin tout mechant est pret a s’en prendre a quelqu’un d’autre.

  11. Kirinyota

    Mais vous rêvez Monsieur ou Madame; on n’ a pas de gouvernement.

  12. Yves

    Cher Ernest. D’une part, vous nous expliquerez comment vivre dignement dans la misère… d’autre part, vous comparez des pommes et des poires. Vous prenez la période 2000-2015 comme référence ? Excellent… En 2000, l’Indice de Développement Humain (IDH) du Rwanda est de 0.31 contre 0.24 pour celui du Burundi. 15 ans plus tard, l’IDH du Burundi vient à peine de rdépasser les 0.35 (avant-dernière place mondiale ! et il va certainement redescendre suite à cette année de crise) tandis que le Rwanda est monté à 0.5. Voilà pourquoi le Rwanda reçoit des fonds : parce qu’il progresse et parce qu’il a à sa tête des dirigeants qui cherchent à développer leur pays. Qu’a donc fait Nkurunziza pour son pays ? Rien. La corruption est partout, le pays s’enfonce dans la misère et la violence totale. Continuer à supporter le fossoyeur de la nation burundaise si cela vous chante, mais ne venez pas avec vos pauvres arguments du ‘deux poids deux mesures’.

  13. Stan Siyomana

    “Le maintien de cette assistance depend du respect de certains principes et valeurs…”
    1. En effet, d’apres l’agence Reuters, Madame Federica Mogherini (qui s’occupe de la politique etrangere de l’Union Europeenne) va envoyer la semaine prochaine une lettre au president burundais Pierre Nkurunziza pour qu’il y ait des consultations entre le Gouvernement burundais et l’UE en moins de 30 jours et si ces consultations echouent, les diplomates de l’UE dissent que l’aide etrangere accordee au Burundi pourrait etre interompue.
    “Les consultations vont donner au Burundi une chance de presenter le programme de son Gouvernement, surtout pour ce qui concerne les principes democratiques, les droits de l’homme et la bonne gouvernance…”
    (Voir Reuters: “EU calls Burundi to talks in Brussels over crisis”, http://www.theeastafrican.co.ke, 22 October 2015).
    2. Il faut quand meme souligner que ces consultations EU-Burundi sont differentes d’eventuel “dialogue” entre le Gouvernement burundais d’un cote et de l’autre cote l’opposition politique burundaise et la societe civile.

  14. daniel

    uyo kabingo ashimagiza urwanda ; agashaka gutegeka abandi bari mumahanga ngo ntibaringike amahera y’agaciro via western union ; ivyo abivuga kuko atari umurundi . uwo mutiza umusi akaba murwanda agahotorwa nkabandi. icitonderwa: Belgique; UE;ONU n’abandi si mana uburundi. na daniel yaterewe murwobo rw’intamwe aravayo. iyo dusenga si bayali kandi icatumye le 13 octobre tuyikira kiracahangamye. nimba mwarabaye aba Fred Mâcon nivyanyu twebwe abarundi dusenga uhoraho yehova yaremye ijuru n’isi.

  15. nunu nado

    Un libre penseur qui a quelquechose a dire pour nous informer et nous apprendre.

  16. nunu nado

    Qu’il ne parle pas la bouche plene comme tout dirigeant egocentrique.

  17. Bwarikindi

    Pas d’argent en Europe. Canada, Australie, nouvelles Zélande à eux seules envoie 95% de cette somme que tu as mentionné.

  18. Bwarikindi

    Ces sanctions se trouvent dans ta tête.
    Puis ceux qui se trouvent derrière ces colons, sont ceux même qui ont volé le Burundi et les burundais de conivence avec eux et les pauvres paysans cultivateurs ne s’en rendaient pas compte vu que tous les intellectuels hutu étaient décimés. Maintenant que l’effet boomerang est là, ils crient à tout vent.

  19. Ernest M.

    Sans parle beaucoup et agir à cette bonne analyse des états de choses, j’aimerais savoir combien des milliards ces européens auraient donnés au Rwanda de 2000-2015?? Alors, pourriez-vous nous dire réellement si cet aide est conditionnelle à l’application des droits de l’homme? Où à un troisième mandat? Si c’est le cas dans ces deux matières le Rwanda est le pire pays au monde dans ces matières,pire encore au Rwanda il n’y a même pas le droit de presse et d’expression. Alors pourquoi un traitement de faveur à l’un mais pas à l’autre?? Probablement que Nkurunziza ne serait pas au service de ces néocolonismes. Courage à notre président!!! Acceptons de vivre dans la misère, Mais vivre dignement. Merci

  20. REGINE RWEGO

    Jewe sinumva abo bantu babuza n’abantu kurungikira udufranga ba nakuru babo na bene wabo ko bakunda amahoro. Naragenze ndabona!

  21. haah

    Quand est ce que les europeens ont ete nos amis Hahahahah, wewe wogira umugenzi w’ umu Milliardaire hama ukicwa n inzara . murantwenza koko

  22. emme

    C;est cette annee que nous avons eu l’independance
    a lieu de haire un president qui est burundais comme vous,

    pensez vous L’ union europeene demande des negociations avec le burundi?!
    negociations c’est a dire :”ECHANGES ”
    si vraiment ils nous aident ils peuvent stoper les aide sans insister a des negociations
    est ce que vous etez avaigle !vous ne vovez pas que ils veulent certains choses plus que la democratie !!
    Le EU semble ne pas etre interresse que le gouvernment fasse des negociations avec l’opposition que avec Le EU!

  23. gaheto

    ahubwo uyo yiyita Kabingo dora numwansi wuburundi nabarundi ,ngo aho gutuma amahera muburundi ngo batume mu Rwanda.none utejinbere umunyarwanda unzu ngukiki?

  24. Nduwayo

    Je vous en prie ! De quelle diaspora parlez-vous ? Elle est grande la diaspora en Europe et je ne vois pas qui a pris cette décision en son nom. J’en fais partie et beaucoup de mes ami(es) comme moi sont étonné(es) qu’on écrive des choses pareilles. Si beaucoup d’entre nous ne peuvent pas se rendre au Burundi, c’est qu’ils ne peuvent pas suite à l’insécurité et suite aux conseils de nos familles. Mais c’est la mort dans l’âme que nous ne pouvons pas y aller et je ne vois pas en quoi ne pas y aller serait une sanction contre le régime. Quant à envoyer l’argent, chacun connait le canal le plus sûr et le plus économique …et combien de burundais se sont fait arnaquer en envoyant de l’argent par le biais des compatriotes déjà démunis …l’argent n’est jamais arrivé ! Et comme l’a écrit un internaute, les burundais doivent continuer à vivre, il y a des citoyens qui travaillent dans les canaux classiques de transfert d’argent et qui ont besoin de leur salaire entre autres
    Mais surtout ne parlez pas au nom d’une diaspora qui ne vous a pas mandaté….
    Et ensuite il y a des gens de la diaspora qui ont des projets au Burundi…qui travaillent pour investir chez nous et s’ils peuvent le faire qu’ils le fassent et quand les jours meilleurs viendront ils pourront continuer…s’ils n’y vont pas ce n’est surement pas pour vos raisons.
    Refléchissez à votre combat et s’il vous plaît ne parlez pas au nom des autres…

  25. Mandatdetrop

    Ce Gaston Sindimwo qui n’a meme pas eu le score d’entrer au gouvernement, vous voulez qu’il dise quoi?

  26. Matabaro Jérome

    Ces voyous qui tentent de confusquer le pouvoir par force veulent prétendre etre plus nationaliste que le nationalisme lui meme. Quelle maladresse dans leurs décisions anti-républicaines? Non au 3è mandat! Oui à l’Union Européenne! Oui à l’Union Africaine! Oui à la sous-région EAC! Oui à la Belgique! Oui au Rwanda! Oui au Burundi

    A bas les confuscateurs du pouvoir

  27. Jambo

    Le pouvoir oublie que quelque soit l’ambassadeur belge ou européen en place,ce dernier suit à la lettre les recommandations de son propre gouvernement ou de l’union européenne.Pareil pour l’ambassadeur du Burundi à Bruxelles et ailleurs.La diplomatie burundaise,il faut l’avouer,est malade si ce n’est tout le système.
    Les failles du système sont visibles:l’incoordination du système,le tâtonnement,la lassitude,l’énervement,la précipitation ou maladresse dans les décisions socio-politiques, les massacres de la population etc…sont des signes évidents que la maison du pouvoir s’écroule doucement mais surement.

  28. Uwakera

    Iyi analyse yakozwe n’umurundi canke n’umubiligi?

  29. Jereve

    il a fallu au Burundi presque un demi siècle pour se construire des amitiés dans le monde. Et voilà qu’en quelques mois presque toutes ces amitiés sont détruites. Même si certains se prennent pour des champions, ce n’est sûrement pas en quelques mois qu’ils vont trouver des nouveaux amis, surtout utiles.

  30. Yvon

    Dora, Dore !

  31. hotora

    Il est grand temps si pas tard que le Gouvernement se ressaisissent. Demain ce sera tard et Il n’aura plus rien à sauver si ce n’est que précipiter le peuple burundais dans le gouffre. A bon entendeur salut!

  32. OYA

    Voilà encore la présomption d’un individu qui se prend pour “un peuple”: si toi tu envoies ton argent par le Rwanda, pour enrichir le voisin, moi je vais continuer à envoyer mon argent par la voie normale. Les milliers d’employés des banques, et les commerçants burundais, toutes ethnies confondues, doivent continuer à vivre, au-delà de la diatribe politique. Ngo ureka kurimira umwana w’inyoni, uwawe agasonza.

  33. gaheto

    aca uongo wako pesa tunatuma kila siku,ukitaka kutuma pesa kwandugu yako huwezi kuonba ushauli mtu yoyote.
    usipeleke siyasa kwenye maisha ya watu binafisi.

  34. kabingo dora

    Il y a d´autres sanctions qui ont été prises et que le site Iwacu ne révèle pas aux internautes. Les burundais de la diaspora en Europe ont décidé :
    – Ne pas se rendre au Burundi tant que Nkurunziza resté cloué sur ce fauteuil présidentiel
    – Pour ceux qui doivent envoyer de l´argent aux membres de leur familles au Burundi , ne plus envoyer d´argent via le canal officiel bancaire via western Union par exemple mais le faire mains en mains via des connaissances ou via le Rwanda , la RDC ou la Tanzanie pour ne pas donner des devises à la banque mondiale. Les transferts de fonds des Burundais résident à l´étranger représentent aujourd´hui un montant estimé à 35 millions de dollars US selon un document de la banque mondiale.

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