Samedi 17 janvier 2026

Politique

Signature d’un accord entre Kinshasa et Kigali, le président Ndayishimiye sera à Washington DC

02/12/2025 1
Signature d’un accord entre Kinshasa et Kigali, le président Ndayishimiye sera à Washington DC
Le président Ndayishimiye : « Je serai à Washington comme observateur »

L’annonce de son déplacement pour assister aux cérémonies de signature de l’accord de paix entre le Rwanda et la RDC prévue le 4 décembre à Washington a été faite ce lundi 1 décembre par le Chef de l’Etat burundais au cours de sa conférence de presse tenue à Ntare House.

Le chef de l’exécutif burundais s’est envolé ce mardi 2 décembre à destination des États-Unis sur invitation du président américain, Donald Trump.

Il a tenu à préciser qu’il prendra part à cet événement comme ’’observateur’’ et Ntare House, la présidence burundaise qualifie cet accord entre le Président Paul Kagame du Rwanda et son homologue congolais Félix Tshisekedi d’historique.

Le président de la République du Burundi salue les efforts consentis par la Maison Blanche et les avancées du processus de Doha entre les parties congolaises.

Il est revenu sur sa décision d’envoyer des troupes à l’est de la RDC pour épauler les FARDC et juguler les incursions de certains groupes rebelles burundais basés au Sud-Kivu, sans plus de précisions.

Le président Ndayishimiye s’est également exprimé sur sa tentative de médiation entre différentes parties impliquées dans la crise à l’Est de la RDC : « J’ai demandé aux rebelles de la coalition AFC-M23, qualifiés par la partie congolaise de pro rwandais ou carrément de Rwandais, s’ils sont réellement de nationalité congolaise et ils m’ont avoué qu’ils sont bel et bien des Congolais. Et c’est là où je leur proposé d’accepter d’être cantonnés à Rumangabo afin que le processus de négociation, de désarment, de démobilisation et de réintégration puisse suivre mais la guerre a repris de plus belle ».

Ce n’est pas tout, il s’est tourné vers Kigali : « Les Rwandais m’ont confié que la présence des combattants du FDLR à l’est de la RDC constitue leur problème majeur. Alors j’ai dit qu’il nous faut rassembler nos forces pour les combattre. Ils ne sont pas les seuls à l’Est de la RDC, il y a des rebelles venus du Soudan du Sud, de l’Ouganda et du Burundi ».

Mais avec les efforts menés ici et là, a-t-il laissé entendre, je garde l’espoir que la CEPGL, la Communauté économique des pays des Grands-Lacs sera redynamisée avec ses projets de développement profitables pour les Congolais, les Rwandais, les Burundais et toute la région.

Un hic : Quid de l’ouverture des frontières avec le Rwanda ?

Au poste-frontière de la Kanyaru vers le Rwanda

« Les Burundais de même que les Rwandais me posent cette question mais il y a un problème. Le jour où Kigali va nous livrer les présumés auteurs du coup d’État manqué du 13 mai 2015, les frontières seront ouvertes et ne seront plus fermées », a précisé le président Ndayishimiye.
Pour lui, « le Burundi ne peut pas ouvrir ses frontières sans ce préalable parce que ce serait ouvrir les vannes ou les portes à tous les perturbateurs de 2015, ce serait dangereux pour la sécurité de notre pays ».

Mais entre Rwandais et Burundais, a poursuivi le chef de l’Etat burundais au cours de sa conférence de presse, on est des cousins. « Nos officiers communiquent, plusieurs hauts gradés de l’armée rwandaise ont étudié ici au Burundi, ils ont des amis d’enfance dans notre pays. Nous n’empêchons aucun Rwandais d’entrer au Burundi via la Tanzanie ou par voie aérienne. Il faut que les contrôles soient faits ».

Le président burundais se veut rassurant : « Les Burundais ne vouent pas une haine viscérale aux Rwandais, il n’y a que ce petit problème de putschistes de 2015 à nous livrer qui cloche. J’ai confiance qu’une solution sera bientôt trouvée et qu’il y aura la paix entre les Burundais, les Rwandais, les Congolais afin que nous puissions nous atteler ensemble au développement de notre région pour son essor ».

En attendant, … des crépitements d’armes autour d’Uvira

Les troupes burundaises et congolaises fraternisant

Au moment où Kinshasa et Kigali signent ce 4 décembre un accord de paix à Washington, il y a bruit des armes dans certaines localités proches de la ville d’Uvira, devenue, après la prise de Bukavu par les combattants de la coalition AFC-M23, la capitale circonstancielle du Sud-Kivu. Elle est à une trentaine de kilomètre à l’ouest de la ville de Bujumbura.

Selon des sources locales, des crépitements d’armes automatiques et des explosions de bombes ont été entendus dans la nuit de ce lundi à mardi 2 décembre dans les localités de Kamanyola, Ngangezi, Katogota, c’est sur l’axe menant vers Luvungi. D’autres sources parlent de déplacements de troupes lourdement armées, sans plus de précisions et de populations inquiètes prises de paniques.

FDN

Forum des lecteurs d'Iwacu

1 réaction
  1. Stan Siyomana

    1. Mwanditse muti: »Il a tenu à préciser qu’il prendra part à cet événement comme ’’observateur’’ et Ntare House, la présidence burundaise qualifie cet accord entre le Président Paul Kagame du Rwanda et son homologue congolais Félix Tshisekedi d’historique… »
    2. Ico ndabivuzeko
    Jewe rimwe na rimwe nahora nterana amajambo (kuri Youtube) na bamwe muri commentaires z’abanyarwanda aho bavugako Uburundi bwacu bwiza n’umukuru wabwo ataco bumaze kuko Michael Boulos (aserukira perezida wa Amerika Donald Trump mu kurondera amahoro muri iyi ngano ya Kongo) na emir Tamim bin Hamad Al-Thani (arongoye igihugu ca Qatar cabereyemwo bimwe mubiganiro) batigeze baza muBurundi. Mugabo bibagirako Uburundi bufise position strategique dans le transport des marchandises entre l’est de la RD Congo et le port de Dar es salaam, kandi Uburundi burafise ubutare/minerais critiques. Abo banyarwanda biyumvirako aribo bonyene bagiye gukira kubera Qatar, bibagira ko hari abagwizatunga bo muri Qatar bashaka kuzana imitahe yabo muBurundi (miliyaridi 180 z’amadolari mumyaka myishi iri imbere).

A nos chers lecteurs

Nous sommes heureux que vous soyez si nombreux à nous suivre sur le web. Nous avons fait le choix de mettre en accès gratuit une grande partie de nos contenus, mais une information rigoureuse, vérifiée et de qualité n'est pas gratuite. Nous avons besoin de votre soutien pour continuer à vous proposer un journalisme ouvert, pluraliste et indépendant.

Chaque contribution, grande ou petite, permet de nous assurer notre avenir à long terme.

Soutenez Iwacu à partir de seulement 1 euro ou 1 dollar, cela ne prend qu'une minute. Vous pouvez aussi devenir membre du Club des amis d'Iwacu, ce qui vous ouvre un accès illimité à toutes nos archives ainsi qu'à notre magazine dès sa parution au Burundi.

Editorial de la semaine

« Zone-gate » : architecture d’un pillage

Sous d’autres cieux, des têtes rouleraient déjà. Commissions d’enquête, rapports accablants, fonctionnaires véreux couverts de honte qui penseraient au hara-kiri. Au Burundi, on attend. Toujours. Les faits d’abord : le gouvernement lance la construction de 360 bureaux zonaux. Prix unitaire (…)

Online Users

Total 1 841 users online