Mardi 27 février 2024

Société

Rumonge/Nyanza-Lac : Ils réclament une indemnisation « juste et équitable »

30/01/2023 Commentaires fermés sur Rumonge/Nyanza-Lac : Ils réclament une indemnisation « juste et équitable »
Rumonge/Nyanza-Lac : Ils réclament une indemnisation « juste et équitable »
Des machines de la société chinoise ’’Chiko” en train de déraciner les palmiers à huile sur la route Rumonge-Nyanza-lac

Les cultivateurs du palmier à huile demandent au gouvernement de revoir à la hausse le tarif d’indemnisation pour le palmier. Ils estiment qu’il a été sous-estimé et demandent à la commission de le réajuster.

Fixé à 66 mille francs, les cultivateurs du palmier à huile en province de Rumonge indiquent que ce tarif d’indemnisation a été sous-estimé, compte tenu de la valeur de cette plante.

N.A, rencontré à Kigwena dit qu’un seul palmier à huile rapporte par an cette somme. Il demande à la commission qui a fixé le tarif d’indemnisation des différentes cultures de le réajuster.

D’après lui, il est incompréhensible que le tarif d’un oranger ait été fixé à plus de 120 mille francs alors qu’il n’a pas la même valeur que le palmier à huile.

Il réclame la hausse du tarif du palmier à ce moment où la réhabilitation de la RN3 (route Bujumbura-Rumonge), tronçon Rumonge-Nyanza-lac, par une société chinoise ’’Chico’’ va les déraciner.

Le président du Sénat burundais en visite en commune de Rumonge, il y a quelques mois, a lancé un appel au ministère de l’Environnement, de l’Agriculture et de l’Elevage pour revoir à la hausse le tarif d’indemnisation pour le palmier à huile.

Afficher le tarif d’indemnisation

Cette culture est aujourd’hui en pleine expansion au Burundi car elle est cultivée dans plus de 44 communes, selon les sources de l’Office de l’huile de palme du Burundi, selon les sources de l’Office de l’huile de palme du Burundi.

Les cultivateurs d’autres cultures qui sont en train d’être détruites en marge de la construction de la route Rumonge-Nyanza-Lac demandent que ce tarif d’indemnisation fixé par le gouvernement soit porté à la connaissance du public. Ce sont surtout les propriétaires des champs de manioc, de maïs, de haricot, de patates douces, de riz qui l’exigent.

Ils demandent aussi à l’Agence routière du Burundi (ARB) de vulgariser ce nouveau tarif et d’enregistrer rapidement ceux qui vont être indemnisés, de passer au versement de l’indemnisation afin qu’ils puissent acheter d’autres propriétés pour faire vivre leurs familles. Signalons que certaines personnes ont déjà reçu les indemnisations de leurs biens détruits sur la RN 3 (route Gitaza-Nyanza-lac) qui est pour le moment en construction.

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