Mardi 18 juin 2024

Économie

Région Sud/Rumonge : Baisse de la production des mandarines

20/05/2024 Commentaires fermés sur Région Sud/Rumonge : Baisse de la production des mandarines
Région Sud/Rumonge : Baisse de la production des mandarines
Le prix des mandarines est passé du simple au double à la suite de production qui a chuté.

Il s’observe une baisse sensible de la production des fruits en général et des mandarines en particulier dans la province de Rumonge. Les cultivateurs parlent d’un manque d’encadrement agricole et d’un relâchement dans la culture des fruits à la suite du manque de marchés d’écoulement. Les consommateurs demandent plutôt que la culture des fruits soit intensifiée au regard de leur apport à l’organisme humain.

Les consommateurs et les commerçants des fruits se plaignent aujourd’hui d’une baisse sensible de la production des fruits d’une manière générale et des mandarines en particulier en province de Rumonge.

Cela s’observe sur les différents marchés où le prix des mandarines a flambé car la demande est loin supérieure à l’offre. Une quantité qui s’achetait à 1 000 FBu s’achète en effet aujourd’hui à 2 000 FBu.

La demande est tellement grande cette année si bien que les commerçants et les consommateurs s’interrogent sur la cause de cette baisse de la production des mandarines alors que les années passées la production était abondante.

Plusieurs facteurs en sont à la base

B.A, un cultivateur résident sur la colline Kagongo en zone Kizuka de la commune Rumonge où l’on trouve beaucoup de mandariniers indique que plusieurs facteurs sont à la base de cette baisse de la production.

Il parle d’un manque d’intérêt de la part de certains cultivateurs qui ont déjà déraciné leurs mandariniers pour y planter d’autres cultures comme le palmier à huile et le manioc. La raison qu’ils avancent est qu’ils ne trouvent pas de marchés d’écoulement des mandarines.

Ce qui est confirmé par certains commerçants rencontrés à Rumonge qui indiquent qu’ils rencontrent un problème d’écoulement de leurs produits du moment que les tentatives de transformation des mandarines en jus ont échoué.

Ils demandent au ministère ayant le commerce dans ses attributions de permettre que certains fruits, dont les mandarines, soient vendus à l’extérieur du Burundi. Surtout que l’échec de la transformation des mandarines en jus a tenté les gens de vendre les mandarines vers des pays limitrophes mais sans succès.

Le relâchement dans l’encadrement agricole en est une autre raison qui explique la baisse de production. Les mandariniers n’ont pas en effet connu l’opérations de déshabillage et d’élagage. Le manque de fumure et de produits de pulvérisation des mandariniers a aussi participé dans la baisse de production.

Jean-Marie Congera, directeur du Bureau provincial de l’Environnement, de l’Agriculture et de l’Elevage à Rumonge confirme la baisse de la production des mandarines. Il est aussi d’avis que cela est dû au non suivi des plantations de mandariniers par leurs propriétaires.

Il en est de même des activités d’élagage et de déshabillage des mandariniers qui n’ont pas eu lieu ; du manque d’engrais ainsi que des produits pour la pulvérisation à la floraison. Il recommande aux cultivateurs de mettre un accent particulier sur le suivi de leurs plantations de mandariniers.

Les consommateurs demandent au ministère ayant l’agriculture dans ses attributions d’intensifier la culture des fruits dont des mandarines ; de renforcer la recherche ainsi que de promouvoir la transformation des fruits en jus.

Ils insistent en effet pour dire que l’apport des fruits dans l’organisme humain est irremplaçable surtout chez les jeunes enfants dont certains font face aujourd’hui à la malnutrition.

Perte d’une source de revenus

Des femmes qui ne vivaient à cette période de l’année que de la commercialisation des mandarines surtout le long de la RN 3 (route Bujumbura-Nyanza-lac) ne savent plus comment elles vont faire vivre leurs familles.

Elles sont aussi témoins que la production a sensiblement diminué. Elles disent qu’elles n’auront pas assez de mandarines à commercialiser. Encore que leurs prix ont grimpé.

Elles demandent aux ministères ayant l’intérieur et l’agriculture dans leurs attributions de conjuguer leurs efforts pour intensifier la culture des fruits en général et celle des mandarines en particulier.

Des efforts doivent aussi être consentis pour transformer les fruits, dont les mandarines, en jus pour une bonne conservation.

La culture des mangues, des papayes, des goyaves, des oranges et des citrons devrait être intensifiée pour améliorer l’alimentation de la population selon plusieurs consommateurs.

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