Vendredi 21 juin 2024

Politique

Revue de la presse régionale

07/08/2023 Commentaires fermés sur Revue de la presse régionale
Revue de la presse régionale
Des leaders de l’opposition en RDC déplorent l’intolérance politique

Au menu de l’actualité de cette semaine dans l’EAC : la hausse des prix du carburant en Tanzanie, le gouvernement rwandais prend des mesures pour combattre la pollution sonore, les législateurs kényans veulent réduire l’âge de la retraite à 55 ans et la famine à Kasese suite à l’insécurité. L’intolérance politique en RDC a aussi marqué l’actualité de la semaine.

RDC : Des leaders politiques et la Monusco dénoncent la recrudescence de l’intolérance politique

Au cours de sa conférence de presse hebdomadaire tenue mercredi 2 août à Kinshasa, la Mission de l’ONU pour la stabilisation en République démocratique du Congo (Monusco) a exprimé ses inquiétudes face à la détérioration du climat politique à la veille de l’organisation des élections générales, écrit Actualité.CD.

Le directeur des Affaires politiques de la Monusco, François Grignon, a évoqué la nécessité de rétablir la confiance entre les différents acteurs au processus électoral : « Sur la question des tensions politiques vis-à-vis du processus électoral, nous sommes préoccupés de voir une détérioration significative de l’environnement électoral. Il faut prendre des mesures de confiance pour assurer ceux qui estiment qu’ils sont victimes des violences électorales ».

Pour lui, il faut que les leaders des formations politiques soient responsables : « Si des militants se livrent à des actes de violences, si des candidats se livrent à des discours de discrimination, de haine, à des actes de violences, ils doivent être disciplinés par les chefs ou les secrétaires généraux de leurs partis politiques ».

Il a rappelé que le processus électoral apaisé est une responsabilité collective : « Il faut que les responsables des partis politiques aussi assument les positions de faire respecter les règlements intérieurs par leurs militants, par leurs candidats et prennent des mesures disciplinaires. S’ils ne le font pas, c’est une responsabilité collective ».

Et d’encourager les leaders des partis politiques à montrer l’exemple, à discipliner les militants et les candidats, les acteurs de leurs propres formations qui se livrent à des actions, discours totalement contraire avec non seulement les textes juridiques en RDC, mais également les engagements compris des partis politiques.

En outre, il a recommandé aussi la mise en place d’un code de conduite de la période électorale assortie des sanctions.
Les cas les plus récents de l’intolérance politique sont l’attaque contre le candidat présidentiel Delly Sesanga à Kananga par les partisans se réclamant proches du parti au pouvoir UDPS et l’attaque du siège de Nouvel Elan par des militants se réclamant proches de Martin Fayulu.

Selon Politico.CD, Matata Ponyo et Moïse Katumbi, candidats aux présidentielles de décembre 2023, fustigent les partisans de la violence qui continuent d’installer la terreur dans le pays en cette période pré-électorale : « Aucun homme épris de justice ne peut cautionner de telles méthodes, car en démocratie, la divergence d’opinions ne peut pas justifier le recours systématique à l’agression physique des adversaires politiques ».

Tout en dénonçant l’insécurité à l’encontre des candidats présidentiels et leurs entourages, les deux leaders de l’opposition demandent à la Monusco de mettre en place un dispositif sécuritaire approprié pour desdits candidats durant la période électorale : « Il en va de la crédibilité et du caractère inclusif du processus électoral ».

Pour Moïse Katumbi, ce n’est pas en jetant des pierres contre des opposants qu’on consolide la démocratie : « Nous n’accepterons jamais que revienne la dictature avec son cortège de privation de liberté, d’arrestations arbitraires, de violations des droits de l’homme, de faux procès, de musellement des opposants ».

Kenya : Les législateurs proposent de ramener l’âge de la retraite dans la fonction publique à 55 ans

Une commission parlementaire envisage de réduire l’âge de la retraite obligatoire de 60 ans actuellement à 55 ans pour donner aux jeunes la possibilité d’être employés dans la fonction publique, confie Nation.

Ce 3 août, la commission chargée du Travail et de l’Emploi à l’Assemblée nationale a déclaré qu’elle présenterait un amendement pour plafonner l’âge de la retraite à 55 ans. Si ces propositions sont acceptées, la majorité des fonctionnaires devront prendre leur retraite au cours des cinq prochaines années.

L’âge de la retraite obligatoire a été relevé en 2009 de 55 à 60 ans alors que le gouvernement avait du mal à faire face aux contraintes financières croissantes pour payer les retraites. Un audit de 2016 a montré que 35 % des employés du gouvernement national avaient entre 51 et 60 ans.

Selon The Star, le député Benjamin Gathiru a fait savoir que l’amendement constitue une prémisse essentielle dans la lutte contre le chômage, car il ouvre la voie à l’augmentation des opportunités d’emploi pour les moins de 60 ans.

Rwanda : Un couvre-feu pour limiter la pollution sonore

Le Rwanda a imposé un couvre-feu sur tous les « services non-essentiels » pour réduire ce que le gouvernement appelle la « pollution sonore » provenant des tapages nocturnes, une décision qui a provoqué la colère des propriétaires de boîtes de nuit qui craignent un manque à gagner énorme pour leur entreprise, écrit The East African.

« Pour une régulation efficace des animations nocturnes et des nuisances sonores, le Conseil des ministres du 1er août a fixé l’heure de fermeture des services non-essentiels à 1 heure du matin les jours ouvrables, et à 2 heures du matin le week-end (vendredi et samedi), à compter du 1er septembre 2023 », précise le gouvernement.

La police rwandaise réprime souvent la pollution sonore, ordonnant la fermeture des bars et confisquant l’équipement des lieux de divertissement.

Selon The New Times, le nouveau règlement suit les directives de contrôle de la pollution sonore publiées par le ministère de l’Environnement le 12 juillet dernier, avec des seuils de niveau sonore clairs pour différents lieux, activités et heures de la journée.

« Les établissements et les événements nécessitant des exceptions pour fonctionner au-delà des heures de fermeture fixées peuvent obtenir une permission après avoir respecté les exigences qui seront annoncées par le Conseil de développement du Rwanda (RDB) ».
Selon la directrice générale du RDB, Claire Akamanzi, la décision de fixer l’heure de fermeture pour les activités nocturnes vise à garantir aux Rwandais une « bonne qualité de vie ».

Pour elle, les entreprises devront remplir certaines conditions pour bénéficier de l’exception : « Nous travaillerons avec les entreprises pour assurer que toutes leurs préoccupations sont traitées tout en respectant la décision prise par le gouvernement ».

Tanzanie : Les prix du carburant revus à la hausse suite à la carence des devises

Les automobilistes tanzaniens devront puiser plus profondément dans leurs poches après que les prix du carburant aient grimpé de 17 % en raison de la pénurie des devises dans le pays, introduit The Citizen.

Selon l’autorité de réglementation des services publics d’énergie et d’eau (Ewura), les prix plafond des produits pétroliers ont bondi, car la hausse de la valeur du dollar a entraîné une augmentation du coût d’importation du carburant.

Le prix de l’essence à la pompe est désormais passé de 2 736 shillings à 3 199 shillings le litre. Les prix du diesel ont également augmenté de 2 544 shillings à 2 935 shillings le litre. Seul le prix du kérosène a légèrement baissé de 2 829 à 2 668 shillings le litre.

« Les variations des prix des produits pétroliers en août 2023 sont principalement dues aux difficultés de disponibilité des dollars américains et aux modifications de la taxe sur les carburants, des prix des produits pétroliers sur le marché mondial et des primes à l’importation de produits pétroliers », a fait savoir James Mwainyekule, directeur général d’Ewura.

Ouganda/Kasese : Des familles confrontées à la famine suite à l’insécurité en RDC

Des habitants de Kasese en Ouganda reçoivent le don de nourriture donné par l’évêque du diocèse du sud de Rwenzori

Plusieurs habitants de diverses localités près de la frontière entre l’Ouganda et la RDC dans le district de Kasese sont confrontés à la famine en raison de l’insécurité causée par les rebelles présumés des Forces démocratiques alliées (ADF), confie Daily Monitor.

Après l’attaque du 16 juin contre l’école secondaire de Mpondwe-Lhubiriha où plus de 40 personnes ont perdu la vie dont 38 enfants, beaucoup des habitants de Kasese ont abandonné leurs champs en République démocratique du Congo, craignant pour leur sécurité.

Le gouverneur du district de Kasese, Eliphaz Muhindi Bukombi, regrette que son bureau ne soit pas capable d’aider les familles touchées : « Ces personnes avaient leurs champs en RDC. Ainsi, elles ne sont pas considérées comme des réfugiés puisqu’elles n’ont pas été déplacées. On ne pouvait pas donc prévoir de résoudre un tel problème ».

Cependant, le comité de gestion des catastrophes dans le district de Kasese dit avoir mis en place des stratégies pour aider les familles touchées par la famine : « Nous attendons avec impatience de voir ces personnes aidées. La première stratégie consiste à contacter le bureau du premier ministre et l’Unicef. Nous attendons toujours leur réponse ».

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