Vendredi 20 février 2026

Société

Région Sud/Rumonge : Plus de 600 jugements non encore exécutés

20/02/2026 0
Région Sud/Rumonge : Plus de 600 jugements non encore exécutés
L'administrateur de Rumonge a mis en garde les administratifs à la base complices

Des médiateurs collinaires qui méritent d’être remplacés, un manque de carburant et de véhicules pour l’exécution des jugements sur le terrain, des personnes qui entravent le travail des juges sur le terrain, tels sont, entre autres, les défis auxquels est confronté le tribunal de Résidence de Rumonge. L’administrateur assure que ces défis vont être levés et demande d’améliorer la collaboration.

Marie-Goreth Mizero, présidente du tribunal de Résidence de Rumonge tire la sonnette d’alarme sur les défis qui hantent ce tribunal. C’était lors d’une réunion de sécurité tenue par l’administrateur communal de Rumonge le mardi 17 février 2026.

Elle indique que plus de 600 affaires ont été jugées mais qu’elles ne sont pas encore exécutées faute de véhicule et de carburant pour se rendre sur le terrain.

Elle fait également savoir que malgré de multiples formations organisées à l’intention des médiateurs collinaires, certains parmi eux méritent d’être remplacés vu leurs piètres prestations et les fautes lourdes qu’ils commettent.
Certains sont accusés de violer sciemment la loi, d’autres de corruption et d’autres encore d’insubordination ou de non collaboration avec les autorités administratives.

Elle fait aussi remarquer que certains médiateurs ont démissionné de leurs missions sans le dire au moment où d’autres ne résident pas sur les collines où ils ont été élus.

Une dizaine de médiateurs collinaires ont été suspendu de leurs fonctions accusés de fautes lourdes, a-t-on appris des autorités administratives
Elle a aussi relevé le problème de certaines autorités administratives à la base qui se coalisent avec certaines personnes sur les collines pour entraver le travail des juges sur le terrain.

Cette responsable judiciaire a donné l’exemple de la colline Nyagasaka de la zone Buruhukiro où des gens ont refusé avec violence que les juges exécutent un jugement à deux reprises. Elle accuse certaines autorités administratives d’être de mèche avec ces personnes qui se rebellent contre les décisions de la justice.

Le juge président a demandé l’appui des autorités administratives et sécuritaires pour pouvoir décourager ces comportements et cette infraction de rébellion.

Jean Nkuriragenda, le chef de la zone Buruhukiro, a estimé que l’exécution dudit jugement pouvait engendrer d’autres problèmes car 58 familles seraient contraintes de déménager vers une destination non encore connue.
Pour lui, les autorités administratives ne peuvent pas constituer une entrave au travail des juges sur cette colline.

Mise en garde

L’administrateur de la commune Rumonge, Augustin Minani a été on ne peut plus clair sur l’affaire de la colline Nyagasaka. Pour lui, le jugement doit être exécuté puisque personne n’a le droit de s’opposer à l’exécution d’une décision judiciaire.

Il a mis en garde les autorités administratives qui seraient de mèche avec le groupe qui entrave le travail qu’elles seront punies s’il advenait que ce qu’on leur reproche est vrai.

Il a annoncé qu’il va effectuer une descente sur cette colline pour s’entretenir avec la population, en compagnie des autorités judiciaires et de la sécurité afin de mettre fin à cette situation.

Il a enfin demandé aux présidents des tribunaux de Résidence de Burambi, Buyengero et Rumonge de lui transmettre le programme de leurs descentes sur le terrain afin de leur accorder l’appui de la commune en carburants et en véhicules.

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