La boisson locale de vin de palme, la boisson dite « Kanyanga » et d’autres boissons en bouteilles et en plastique menacent la santé des personnes qui les consomment. Certaines ont déjà rendu leurs âmes. D’autres présentent une faiblesse généralisée. Ceux qui en consomment disent qu’elles se sont rabattues sur ces boissons parce qu’elles sont moins chères et plus alcoolisées que les produits Brarudi.
Des personnes rencontrées dans les zones Buruhukiro et Gatete de la commune Rumonge font savoir que le vin de palme y est très consommé. Il s’agit de la sève du palmier à huile qu’on extrait et qu’on laisse fermenter de deux à quatre jours avant sa consommation.
Normalement, le vin de palme est utilisé dans la fermentation des autres bières locales. Mais, curieusement, il est pour le moment consommé par des êtres humains. On ignore jusqu’aujourd’hui sa teneur en alcool.
Il a d’énormes conséquences sur la santé de la population. Elles citent notamment une faiblesse généralisée et un manque d’appétit. Ceux qui en consomment n’ont plus en effet de force pour travailler. Ils sont malingres car ils ne mangent pas. On les reconnait également par la jaunisse de leurs peaux et de leurs yeux. A la longue, cela conduit à la mort.
Des buvettes clandestines de ce vin se développent en commune Rumonge. Sa commercialisation persiste malgré son interdiction formelle.
Des gens des autres coins du Burundi viennent en commune Rumonge pour s’approvisionner en vin de palme pour aller fermenter les bières locales.
La liste est longue
Des sources policières en commune Rumonge font savoir que la boisson prohibée dite « Kanyanga » refait surface après plus de 6 ans sans la trouver car, elle avait été très combattue. Elle est signalée surtout dans les zones Minago et Kigwena. Elle est très appréciée par les consommateurs surtout la première qualité obtenue par distillation appelée « Kapitambele », selon les mêmes sources.
La boisson est fabriquée à base du manioc ou du maïs. Elle date de longtemps et se commercialise dans la haute clandestinité car elle figure sur la liste des boissons prohibées au Burundi.
Elle altère considérablement la santé des consommateurs surtout que certains détaillants y mettent de l’eau pour avoir beaucoup d’argent. Les consommateurs présentent de gonflements des joues et des jambes.
D’autres boissons très alcoolisées en bouteilles et en plastique inondent également la commune Rumonge jusque dans les coins les plus reculés. Elles sont très consommées malgré l’interdiction de certaines d’entre elles comme « Boss liqueur » et « Kick » avec une teneur en alcool de plus de 40%. Les consommateurs disent toujours qu’ils se rabattent sur ces boissons parce qu’elles sont moins chères et plus alcoolisées que de Brarudi.
Des amendes sont appliquées
Jean Nkuriragenda et Yvette Nimpojeje, respectivement chef de la zone Buruhukiro et de la zone Gatete soulignent que la fabrication et la commercialisation du vin de palme sont strictement interdites.
Ceux qui outrepassent la loi se voient infliger des amendes administratives conformément à la loi. Malheureusement, cette situation persiste, déplorent les deux autorités administratives à la base.
Absence de statistiques
Des sources hospitalières et administratives confirment qu’il existe des gens qui sont déjà morts à la suite de la consommation des boissons très alcoolisées sans donner des chiffres. Certains en consomment en effet sans avoir mangé au moment où d’autres souffrent déjà de maladies graves.
Des personnes rencontrées à Rumonge demandent au ministère ayant la santé publique dans ses attributions et le Bureau burundais de Normalisation, BBN, de venir examiner et déterminer l’ampleur ainsi que les conséquences exactes de ces boissons très alcoolisées sur la santé des êtres humains.








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