Environnement

Réchauffement climatique, une grande préoccupation

24/09/2020 Clarisse Shaka Commentaires fermés sur Réchauffement climatique, une grande préoccupation
Réchauffement climatique, une grande préoccupation
Des milliers de Burundais sont devenus des sans abri à cause du réchauffement climatique.

Depuis plusieurs années, des catastrophes naturelles emportent des vies et des biens. Quelles causes? Quelles solutions? Des points au menu de la synergie du 10 septembre.

La catastrophe la plus récente est celle de Gatumba, en avril, qui laisse plus de 4.500 ménages sans abri, soit plus de 24 mille personnes, selon le rapport du bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA).

En 2019, les fortes pluies ont laissé un bilan de plus de 10 personnes mortes dans les zones Buterere et Gihosha en mairie de Bujumbura, d’après le ministère en charge de la gestion des catastrophes.

En décembre dernier, plus de 20 personnes ont succombé au glissement de terrain dans la commune Mugina de la province Cibitoke.
En février 2014, plus de 50 personnes sont mortes, des suites des inondations dues aux fortes pluies dans les zones Kamenge et Kinama en mairie de Bujumbura.

Le directeur adjoint de la Protection civile et gestion des catastrophes admet que les changements climatiques ont causé un lourd bilan humain. Il cite notamment les inondations de Gatunguru avec un bilan de 78 personnes mortes et plus de 20 mille personnes déplacées.
Des routes morcelées, des maisons détruites. Sans oublier les ravins qui menacent les habitations.

L’absence d’études des sols, un grand défi

Pour le géographe Jean-Marie Sabushimike, le plus important est d’abord d’identifier les vraies causes de ces catastrophes. Outre le réchauffement climatique, cet expert évoque l’absence d’études de sols pour la construction. D’après lui, avant de procéder à l’ouverture des parcelles, l’Etat devrait faire une étude pour identifier quels risques la zone présente, quelles conséquences après autant d’années…

Le non-respect des normes de construction, notamment 150m depuis le bord du lac, est un autre manquement qui entraîne des catastrophes, assure ce géographe. Mais aussi l’absence du cadre légal, notamment la loi sur la gestion des catastrophes réclamée depuis longtemps, la loi pour la prévention des risques, etc.

Quant à Omer Niyonkuru, directeur des projets à l’Office burundais de l’urbanisme et l’habitat (Obuha), la grande ampleur des dégâts causés par les catastrophes est due, en grande partie, aux constructions anarchiques. « C’est de la malhonnêteté, quelque part », observe-t-il. Et d’expliquer : « Avant de construire, un propriétaire voit qu’il y a un danger. Mais il construit et se dit qu’une fois que le problème surviendra, il va le confier à l’Etat. »

Ce responsable de l’Obuha estime que l’Etat n’est pas capable de contrôler toutes les constructions du pays pour empêcher les constructions anarchiques. « A moins qu’il engage sur chaque parcelle une personne pour surveiller».

Il est déplorable qu’un administratif local puisse constater une construction illégale et laisser le propriétaire terminer sa maison sans le signaler.
L’expert Jean-Marie Sabushimike recommande la cartographie des zones à risques. En cas de nécessité, déménager la population qui habite ces zones rouges. Et de conclure : « Il est grand temps de passer à l’action.»

Le représentant de World initiative for the nature (WIN), organisation engagée dans la protection de l’environnement, recommande d’intégrer une enveloppe pour la gestion des catastrophes dans les budgets des communes.

Suite à la décision du CNC, vous ne pouvez ni réagir ni commenter cet article.

Lire le communiqué

A nos chers lecteurs

Nous sommes heureux que vous soyez si nombreux à nous suivre sur le web. Nous avons fait le choix de mettre en accès gratuit une grande partie de nos contenus, mais une information rigoureuse, vérifiée et de qualité n'est pas gratuite. Nous avons besoin de votre soutien pour continuer à vous proposer un journalisme ouvert, pluraliste et indépendant.

Chaque contribution, grande ou petite, permet de nous assurer notre avenir à long terme.

Soutenez Iwacu à partir de seulement 1 euro ou 1 dollar, cela ne prend qu'une minute. Vous pouvez aussi devenir membre du Club des amis d'Iwacu, ce qui vous ouvre un accès illimité à toutes nos archives ainsi qu'à notre magazine dès sa parution au Burundi.

Editorial de la semaine

L’emprisonnement de Banciryanino, un mauvais précédent ?

Léandre Sikuyavuga Commentaires fermés sur L’emprisonnement de Banciryanino, un mauvais précédent ?

L’arrestation puis l’emprisonnement de Fabien Banciryanino, un député indépendant sous la dernière législature, a créé un certain émoi et a« fait le buzz » surtout sur les réseaux sociaux. Officiellement, c’est pour « rébellion, dénonciations calomnieuses et atteinte à la (…)

Notre Web Radio sur What'App

1 Ajoutez le numéro suivant à votre liste de contacts de votre GSM : + 257 76 002 004

2 Ouvrez l'application WhatsApp et envoyez un message à ce numéro avec votre nom + la mention "abonnement".

3 Il n'y a rien d'autre à faire : nous nous occupons de l'activation de votre compte. Vous commencerez à recevoir nos émissions quotidiennes en direct sur votre smartphone.

Online Users

Total 1 423 users online