Mardi 28 mai 2024

Économie

Projet de loi des finances 2023-2024 : l’association Parcem braque ses projecteurs sur l’attente des dons

02/07/2023 Commentaires fermés sur Projet de loi des finances 2023-2024 : l’association Parcem braque ses projecteurs sur l’attente des dons
Projet de loi des finances 2023-2024 : l’association Parcem braque ses projecteurs sur l’attente des dons
Faustin Ndikumana : « Oui, l’appui budgétaire est contenu dans le budget, mais des réformes sont nécessaires »

Dans une conférence de presse tenue vendredi 30 juin 2023, le président de cet ONG locale Parcem a révélé qu’il y a une attente de dons estimée à 929 milliards de francs burundais prévus dans le budget-programme déjà adopté. Pour lui, mobiliser un tel financement extérieur exige beaucoup d’efforts et des conditions.

« On commence à donner le poids aux appuis extérieurs dans le budget, est-ce qu’on se prépare pour les mobiliser ? », s’est interrogé Faustin Ndikumana, président de l’association ’’Parole et action pour le Réveil des Consciences et l’évolution des mentalités’’.

Il a rappelé que le Budget prévoit une augmentation substantielle de dons de 333 milliards à 929 milliards BIF, dont 653 milliards BIF en capital et 276 milliards BIF en appui budgétaire.
« Il faut mobiliser », observe le président de Parcem. Néanmoins, il ne croit pas qu’il y a encore un changement de comportement pour vraiment mobiliser cet argent. Oui, c’est flagrant, constate Parcem, l’appui budgétaire est contenu dans le budget.

Nécessité du changement

Faustin Ndikumana recommande au gouvernement du Burundi de concevoir une stratégie pour mobiliser ces financements de 929 milliards BIF. Pour lui, il faut des réformes préalables, notamment l’instauration d’une lutte efficace contre la corruption, une justice capable de frapper fort les détourneurs des deniers publics, une passation des marchés publics transparente et correcte, la nomination des cadres selon des critères de compétences et de moralité, etc.

Il faut aussi, insiste le président de Parcem, un contrôle du gouvernement de façon efficace par le parlement. Au niveau des droits humains, il faudra un espace civique ouvert où n’y a pas un groupe de gens qui s’accaparent de toutes les caisses du pays dans l’impunité totale, un seul qui gère le pays dans l’opacité.

Sans toutes ces conditions, fait remarquer Faustin Ndikumana, il difficile voire impossible de mobiliser près de 1 000 milliards de francs burundais de financement extérieur.
Les appuis budgétaires avaient existé avant 2015, le Burundi était en train d’engager des réformes visibles. Parcem doute, le Burundi doit s’engager résolument à revenir à la normale.

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