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PIPARV-B au chevet des vulnérables

14/12/2021 1
PIPARV-B au chevet des vulnérables
Une plantation de maïs hybride dans le marais de Nayandaro en commune Kabarore

Les bénéficiaires du Projet d’Intensification de la Production Agricole et de Réduction de la Vulnérabilité au Burundi (PIPARV-B) financé par le Fonds International de Développement Agricole (FIDA) dans les provinces de Kayanza, Ngozi et Gitega se disent satisfaits par ses appuis. Les agriculteurs s’attendent à une bonne production agricole. De leur côté, les familles les plus vulnérables jubilent de l’acquisition de caprins et porcins.

Dans ses zones d’intervention, le PIPARV-B se focalise, entre autres sur la diffusion et l’intensification du maïs hybride dans les marais et sur les collines, la diffusion du petit bétail et la protection de l’environnement.
Sur une étendue de 29,5 hectares, le marais de Nayandaro en commune Kabarore de la province Kayanza est verdoyante de maïs hybride. La population des collines Ngoma et Yandaro qui exploite ce marais remercie le PIPARV-B. Appuyés par ce projet, ils se sont mis ensemble pour cultiver uniquement du maïs pour la saison culturale C. Ils s’attendent à une production de plus de 150 tonnes.

« Les moniteurs agricoles, avec l’appui du PIPARV-B, nous ont d’abord sensibilisé sur l’importance de la mise en commun des terres et nous ont donné des semences et fertilisants. Vous voyez que la production va être meilleure qu’avant », indique Adélaïde Ntegamaherezo, une agri-éleveur et bénéficiaire de ce projet, vivant sur la colline Ngoma en commune Kabarore. Elle explique qu’avant le projet, elle cultivait en désordre, ne pouvait pas se procurer de fertilisants, mélangeait différentes cultures dans une même parcelle, ce qui réduisait la production.

Pour cette veuve et mère de trois enfants, le projet est venu au bon moment. « Nous aurons une très bonne récolte de maïs cette année. Nous aurons à manger dans nos familles et à vendre pour subvenir à d’autres besoins ». Et de demander au PIPARV-B de continuer à appuyer les activités agricoles pour endiguer la faim et la pauvreté dans les familles.
Sur les collines de la même commune où le projet intervient, les plantations de maïs sont prometteuses. La population s’attend à une bonne récolte.

L’administrateur de la commune Kabarore; Berchmans Nsaguye remercie le PIPARV-B. Selon lui, la production agricole était mauvaise avant ce projet. « La population ne pouvait pas obtenir des semences sélectionnées. Et peu pouvaient s’acheter des fertilisants ».

Il demande à la population de ne pas gaspiller la production agricole afin que les familles se voient prospérer et au projet d’étendre ses activités sur toutes les collines de la commune Kabarore.
Même situation à Ngozi dans la commune Mwumba. Les bénéficiaires du PIPARV-B confient que la production agricole sera bonne dans les marais comme sur les collines.

Une famille de la communauté Batwa habitant en commune Mwumba qui a reçu des caprins offerts par PIPARV-B

« A travers ce projet, nous avons appris à pratiquer une agriculture moderne. Nous cultivons ensemble, semons les semences sélectionnées et récoltons ensemble », dit Pierre Mugabonutwiwe, président d’une association de 767 agriculteurs ayant des terres dans le marais de Nyamugerera en commune Mwumba. Et de révéler que le projet est venu comme une solution à la faim et la pauvreté dans les familles.

« On n’avait jamais vu une bonne plantation de maïs dans ce marais. C’est grâce au PIPARV-B qu’on espère une meilleure récolte cette année », se réjouit Pélagie Ntakirutimana, une agricultrice, exploitant le marais de Nyamugerera.
En commune Makebuko dans la province de Gitega, les agriculteurs exploitant le marais de Nyagihundo s’étalant sur 37 hectares se préparent à la récolte du maïs d’ici quelques semaines. Espérant que la récolte dépassera constamment celle de la saison précédente, ils demandent au PIPARV-B de les appuyer dans la construction des hangars de stockage.
Selon le coordonnateur des projets financés par le FIDA dans la région du nord, David Nzisabira : « La récolte sera très bonne. Ça va faire entrer 4 à 5 tonnes de maïs par hectare ».

A côté de l’intensification agricole, le coordonnateur de la région nord indique que le PIPARV-B intervient aussi dans l’élevage surtout caprine et porcine, l’encadrement des apiculteurs pour la production du miel et la protection de l’environnement à travers la multiplication des arbres fruitiers et agroforestiers.
Pour la mise en œuvre des activités, David Nzisabira indique que le PIPARV-B travaille en synergie avec l’administration représentée par les bureaux provinciaux de l’environnement, l’agriculture et de l’élevage (BPEAE) dans la planification, la sensibilisation et la synchronisation des activités.

Priorité aux populations vulnérables

Les bénéficiaires de caprins et porcins dans les trois provinces se disent satisfaits des bienfaits du PIPARV-B. Parmi eux, les populations les plus pauvres et les autochtones (Batwa).
Une famille de Batwa de la colline Mushitsi en commune Mwumba dans la province Ngozi jubile après avoir acquis des caprins.

Un agent communautaire pour la santé animale (ACSA) remercie le PIPARV-B pour lui avoir donné un smartphone

« C’est une grande joie et un grand honneur de disposer désormais de toutes ces chèvres. Personnellement, je ne pouvais pas me procurer de caprins par mes propres moyens », indique Jeanine Miburo, une femme de la communauté Batwa sur la colline Mushitsi à côté de ses deux chèvres.

Elle salue les activités du PIPARV-B pour endiguer la pauvreté. « Ils m’avaient donnée deux chèvres. Maintenant, j’en ai trois et une de ces chèvres aura bientôt un chevreau ».

Aussi bénéficiaire de caprins sur la même colline, Gloriose Vyubusa promet de transférer les chevreaux de ses caprins à d’autres vulnérables qui sont dans la chaîne de solidarité.

Ces Batwa remercient le PIPARV-B pour ses programmes d’encadrement et d’accompagnement agro-pastoral. « Ils nous ont enseigné l’agriculture et l’élevage moderne. On peut récolter plus de 200 kilos de haricots par saison, ce qui n’avait jamais été le cas ». Avant le projet, expliquent-ils, on pouvait semer cinq kilos de haricots et en récolter trois.

Pélagie Mutumwinka, habitant de la colline Songore en commune Kabarore est aussi bénéficiaire d’un porcin. Elle ne cache pas sa joie. « C’est la première fois dans ma famille que l’on pratique de l’élevage. Grâce à ce porcin, je reçois du fumier. Ainsi, vous verrez que mes plantations de maïs sont vraiment prometteuses. La récolte sera meilleure que la saison dernière ». Pour elle, le projet est venu comme une solution à la pauvreté.
En commune Makebuko dans la province de Gitega, les bénéficiaires de caprins et porcins se réjouissent d’un changement positif de leur mode de vie.

Pour Patricia Ngarama, 42 ans, de la colline Mwaro-Mavuvu, la truie que lui a offert le PIPARV-B est une bénédiction. « J’étais pauvre mais le projet a changé ma vie. Il y a une année que j’ai ce porcin. Elle a déjà mis bas cinq porcelets. Je me sens bénie ». Et d’ajouter que sa production agricole a doublé depuis qu’elle a ce porcin.

Des ACSA proches des bénéficiaires

Dans les trois provinces que sont Kayanza, Gitega et Ngozi, le PIPARV-B a formé des agents communautaires de la santé animale (ACSA) sur toutes les collines d’intervention. Ces derniers sont proches des bénéficiaires de caprins et porcins. Ils interviennent pour chaque cas de complication avant les vétérinaires communaux ou provinciaux.

En plus, le PIPARV-B a donné à tous ces ACSA des smartphones qui les aident à communiquer facilement entre eux et avec les vétérinaires communaux. De surcroît, ils ont bénéficié de vélos pour leurs déplacements dans les communes.
« Je suis l’état sanitaire de ce bétail fourni par le PIPARV-B et donne des rapports journaliers aux vétérinaires », dit Nicélate Niyibimpa, agent communautaire de santé animale sur la colline Mushitsi en commune Mwumba. Et de faire savoir qu’elle utilise son smartphone offert par le projet pour soumettre des rapports et s’informer sur la santé animale.

Evariste Karimumuryango, agent communautaire de la santé animale sur la colline Mwaro-Mavuvu confie que son travail n’est pas toujours facile. Formé par le PIPARV-B, il mène des opérations chirurgicales pour les porcins en cas de besoin. Passionné, il se félicite que tous les porcins et caprins offerts par ce projet sur sa colline soient en bonne santé. « Je suis toujours disponible pour leur santé. Tous les bénéficiaires ont mon numéro de téléphone. A chaque fois qu’il y a un problème, ils me contactent ».

Selon le coordonnateur des projets financés par le FIDA dans la région centre, Didace Ciza, les bénéficiaires de caprins et porcins ont reçu des kits d’accompagnement composés de médicaments qui peuvent couvrir entre six mois et une année et des kits alimentaires pour les premiers trois mois pour les bénéficiaires des porcins.

Le PIPARV-B est un projet du gouvernement appuyé par le FIDA au Burundi. Il a été lancé en décembre 2019 pour une durée de 6 ans. Le projet intervient dans cinq provinces du plateau central à savoir Karuzi, Ngozi, Gitega, Kayanza et Muyinga. Il vise l’amélioration de la production agricole et la lutte contre la malnutrition.

Ce projet mène des activités concernant la diffusion et l’intensification du maïs hybride dans les marais et collines, la diffusion des semences sélectionnées de la pomme de terre, l’acquisition de boutures de cordes de patates douces, la distribution des plants fruitiers et agroforestiers, et l’acquisition de porcins et caprins.

Forum des lecteurs d'Iwacu

1 réaction
  1. Nkanira

    … »Une famille de la communauté Batwa habitant en commune Mwumba qui a reçu des caprins offerts par PIPARV-B… ».
    La photo au-dessus de cette phrase devrait interroger tout Murundi instruit et ses dirigeants.
    Qu’avons-nous fait, que faisons-nous, que ferons-nous pour sortir notre peuple du moyen-âge ?

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