Mercredi 29 mai 2024

Société

Pénurie du carburant : quand les retards se multiplient à l’école

Pénurie du carburant : quand les retards se multiplient à l’école
Des élèves déjà en retard

Suite au manque de carburant, les déplacements par bus sont un véritable parcours du combattant. Les élèves sont touchés la ponctualité exigée à l’école en souffre. La plupart des élèves rencontrés implorent la compréhension des encadreurs et appellent le gouvernement à tout faire pour un retour à la normale.

Nous sommes dans la zone urbaine de Kamenge, il est 7 h 35 minutes, plusieurs élèves sont encore dans la rue, les uns marchent à pied, les autres foncent et jouent des coudes pour entrer dans les bus et avoir une place.

« Les élèves arrivent en retard et les enseignants sont obligés de les attendre ou de répéter la partie ratée du cours dès qu’ils arrivent, donc cela est perturbant quand il faut répéter deux fois voire trois fois la même leçon alors que la matière est vaste », se lamente la directrice de l’école Les Lierres.

Selon les élèves rencontrés à l’école secondaire des Techniques administratives, le déplacement leur est tellement difficile, car ils sont obligés de se réveiller très tôt le matin, que d’habitude pour, malheureusement, passer des heures sur les files d’attente à l’arrêt de bus.

Ces élèves continuent à dire que quand un bus arrive, c’est la ruée et les bousculades pour entrer et des fois, il y a des blessés : « Souvent, nos uniformes sont déchirés et les bagarres éclatent ».

Au lycée du lac Tanganyika I, la situation est la même. En effet, la directrice de cette école explique qu’ils ont dû laisser les heures d’études obligatoires dont les élèves faisaient avant et après les heures des cours.

« Pour le moment, on ne ferme plus le portail de l’école comme avant parce qu’on comprend la situation, mais je peux dire que les élèves avaient été bien sensibilisés qu’il faut avoir l’habitude de se réveiller très tôt », s’explique la directrice du lycée du lac Tanganyika I.

Et comme solution transitoire, ajoute-t-elle, nous avons demandé aux enseignants de laisser les interrogations dans les premières heures pour attendre les autres qui sont en retard.

« Nous lançons un cri d’alarme au gouvernement afin qu’il puisse résoudre ce problème de pénurie du carburant, car ce problème nous perturbe même économiquement, parce qu’il y a des fois où nous sommes obligés de prendre des taxis », déplore un élève du lycée du Lac Tanganyika.

Forum des lecteurs d'Iwacu

1 réaction
  1. Abdou Zidane

    la situation semble difficile,le manque de carburant peut avoir des graves répercussions sur la vie quotidienne des gens

A nos chers lecteurs

Nous sommes heureux que vous soyez si nombreux à nous suivre sur le web. Nous avons fait le choix de mettre en accès gratuit une grande partie de nos contenus, mais une information rigoureuse, vérifiée et de qualité n'est pas gratuite. Nous avons besoin de votre soutien pour continuer à vous proposer un journalisme ouvert, pluraliste et indépendant.

Chaque contribution, grande ou petite, permet de nous assurer notre avenir à long terme.

Soutenez Iwacu à partir de seulement 1 euro ou 1 dollar, cela ne prend qu'une minute. Vous pouvez aussi devenir membre du Club des amis d'Iwacu, ce qui vous ouvre un accès illimité à toutes nos archives ainsi qu'à notre magazine dès sa parution au Burundi.

Editorial de la semaine

La Crédibilité de la Ceni en Jeu

Le train des élections de 2025 (communales et législatives) et de 2027 (présidentielles) est déjà en marche. La Commission Électorale Nationale Indépendante (Ceni) se dit à l’œuvre. Depuis février, elle a déjà mené plusieurs activités. Le nouveau Code Électoral a (…)

Online Users

Total 3 295 users online