Jeudi 15 avril 2021

Culture

Miss Ngoma sent l’arnaque !

12/02/2021 1
Miss Ngoma sent l’arnaque !
Miss Ngoma et ses dauphines ont décidé de mettre fin à toute collaboration avec l’organisateur

L’ambassadrice de la beauté de la capitale politique et ses dauphines viennent de couper tout lien avec l’organisateur. Ce dernier n’a encore respecté aucun engagement, deux mois après le concours.

Anne Niyera, élue Miss Ngoma 2020, et ses dauphines ont décidé d’arrêter toute relation avec l’organisateur de cette compétition, Ingoma Events dirigé par Alfred Hakizimana.

Ce dernier n’a jusque-là respecté ses promesses, les miss n’ont reçu aucun prix de sa part. Il avait promis une voiture à la miss élue et d’autres prix comme « des enveloppes d’argent aux dauphines. »

De surcroît, les miss lui reprochent d’avoir menti aux médias qu’il y a des activités qui sont en cours alors qu’il n’y avait pas. « Il disait que miss s’exerce dans une auto-école. Mais je n’ai jamais fait d’auto-école », confie Anne Niyera.

« Nous ne pouvons pas continuer de travailler avec quelqu’un en qui nous n’avons pas confiance. Quelqu’un qui n’a pas été fidèle envers ses engagements, il ne peut pas l’être durant toute une année », déclarent les miss. Elles indiquent qu’elles gardent leur titre et réaliseront leurs projets avec l’aide de ceux qui le souhaitent, hormis Ingoma Events.

De l’escroquerie ?

« Ces filles sont naïves, quelqu’un est en train de les mentir parce qu’elles ne maîtrisent pas le domaine », réagit l’organisateur, Alfred Hakizimana. Il affirme avoir parlé avec elles et que ces dernières regrettent d’avoir pris la décision de ne plus travailler avec Ingoma Events.

Interrogée sur ce détail, Miss Ngoma, Anne Niyera, affirme qu’elles n’ont jamais parlé avec l’organisateur depuis leur décision. « Nous ne l’avons même jamais rencontré depuis ».

D’après Alfred Hakizimana, la décision des miss de travailler sans l’organisateur n’est pas possible. « Quand tu ne travailles plus avec l’organisation de miss, tu n’as plus le titre de miss. Elles sont dans l’incompréhension totale».

Contacté, le gouverneur de la province Gitega, Venant Manirambona, qui avait rehaussé cet événement en y assistant personnellement, affirme qu’il suit de près l’ affaire. « Nous sommes en contact avec Ingoma Events, nous leur avons exigé de bien régler la question des miss. » D’après lui, le problème sera résolu dans les brefs délais.

Forum des lecteurs d'Iwacu

1 réaction
  1. Gacece

    Les gens se lancent dans la promotion et l’organisation de concerts, de jeux et autres concours sans avoir un minimum de fonds pouvant garantir le paiement des honoraires et des prix promis aux participants, aux employés et aux artistes. D’autres se lancent dans de telles aventures avec de mauvaises intentions : se faire de l’argent facile sans dépenser et/ou détourner les gains à leur profit.

    Il est temps que le ministère en charge de la culture prenne ce créneau en charge en créant un cadre régissant ce genre d’activité. On doit exiger des dépôts de garantie d’une somme pouvant couvrir un minimum de 60% à 80% du total des prix pouvant être gagnés, pour tout organisateur de ce type de concours. Ils devraient également prouver qu’ils pourront couvrir le reste par d’autres sources de revenus : commandites, ventes de billets et/ou boissons et autres produits,… et démonter qu’ils sont assez de ressources (avoirs personnel ou autres possessions matérielles) pour combler tout manque à gagner en cas d’échec avant, pendant ou après l’événement en question.

    De plus, on ne doit pas se laisser berner par des aventuriers qui se lancent dans l’organisation de ce genre de concours sans un minimum d’expérience et de préparation… même s’ls en ont les moyens. À défaut d’avoir de l’expérience, ils doivent s’adjoindre les services d’une ou plusieurs personnes ou d’une organisation ayant cette expérience dans le domaine concerne. Les gens comme Léonce Ngabo ont de l’expertise dans l’organisation d’événements d’envergure et devraient servir de personnes-ressources ou de références en cas de besoin.

    Enfin, l’organisateur et tous leurs bailleurs de fonds doivent signer des contrats et des engagements à respecter, quitte à les poursuivre en justice s’ils ne les honorent pas.

    Je ne sais pas pour vous mais j’ai ce sentiment que tous ces événements sont organisés avec un amateurisme très décevant et lourd de conséquences.

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